L’édition 2024 de l’épreuve gardoise restera dans les mémoires à bien des égards. Une première étape annulée à cause des conditions sociales inhérentes au monde agricole. Le vainqueur final, le danois Mads Pedersen qui confirme être parmi les tous meilleurs coureurs de la planète. Des français virevoltants avec des victoires d’étapes pour Axel Laurance, le CLM pour Kevin Vauquelin et le rafraîchissant succès de Samuel Leroux.

C’est bien la victoire de Samuel Leroux (Van Rysel-Roubaix) qui restera comme la sensation forte de cette 54 éme édition de l’Etoile de Bessèges-Tour du Gard.

Le coureur nordiste a donné raison aux attaquants. Échappé à plus de 100 km de l’arrivée, et malgré un coup de mou, il a triomphé, après un effort colossal dans les derniers mètres de cette quatrième étape de l’Étoile de Bessèges-Tour du Gard (2.1), disputée sur 158,4 kilomètres autour de Méjannes-le-Clap (Gard). Le Français a devancé au sprint Stefan Bissegger (EF Education-EasyPost) et Dries De Bondt (Decathlon AG2R La Mondiale). A l’arrivée, ses larmes ont ému, et il a reçu les félicitations de nombreux coureurs.

Ironie de l’histoire, il y un an au sortir de cette même épreuve, le landerneau cycliste bruissait des difficultés financières de Go Sports, sponsor principal de l’équipe roubaisienne.

C’est alors que le fabricant de cycles Van Rysel est venu en cours de saison remettre à flots une équipe en plein doute.

Cette victoire permet aux coureurs, dirigeants de l’équipe de tourner la page, et de se projeter sur l’avenir. Mais c’est aussi un message passé pour les équipes continentales (3éme division) que tout est possible.

Autre sensation, mais le garçon est déjà bien installé, le français Kevin Vauquelin (Arkéa-B&B Hôtels) qui devance dans l’effort solitaire du dernier jour, le vainqueur final Mads Pedersen (Lidl-Trek) et Alberto Bettiol (EF Education-EasyPost) .

Il aura manqué deux secondes au Calvadosien pour inscrire une nouvelle course par étapes à son palmarès après le Tour du Jura et le Tour des Alpes Maritimes et du Var en 2023. Deux petites secondes pour coiffer le champion du Monde 2019 Mads Pedersen.

Le danois est souvent « oublié » lorsqu’il s’agit de citer les coureurs talentueux. Il passe souvent après les Mathieu Van der Poel, Wout Van Aert, Tadej Pogacar, Remco Evenepoel ou encore Jonas Vingegaard. Et pourtant le garçon sait tout faire. Champion du Monde à 23 ans, il a remporté au moins une étape sur chacun des grands tours. Vainqueur final du classement de meilleur sprinter de la Vuelta en 2022, il sait aussi tenir son rang dans les classiques comme le prouve ses succès à Gand Wevelgem en 2020, Kuurne-Bruxelles- Kuurne en 2021 ou à la classique de Hambourg en 2023.

Quelque chose nous dit que l’homme du Danevang pourrait très bien décrocher à 28 ans, un des cinq monuments. Son expérience, sa science de la course et son équipe Lidl-Trek entièrement dévouée seront des atouts précieux, entre la Riviera et l’Enfer du Nord.

Coté occitan, les nouvelles sont rassurantes. Le néo-pro Clément Braz-Afonso (CIC U Nantes Atlantique) apprend vite, avec une 23 ème place au général final. Chez les « nordistes » de Cofiids Anthony Perez prend la 16éme place du général et Benjamin Thomas de retour sur la route termine 13 éme du CLM individuel, dans lequel le limouxin Simon Carr (EF Education-EasyPost) , à l’attaque dans la 2éme étape prend une probante 6éme place prouvant ainsi ses progrès et sa forme du moment après son succès sur le Trophée de Majorque.
Le Borgne.


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