#Rugby – Nationale / Simon Veyrac (Blagnac) : «À moi maintenant de prouver sur le terrain que j’ai bien grandi et bien mûri depuis que je suis parti d’Albi!»

Simon Veyrac va affronter pour la première fois de sa vie de rugbyman, son écurie formatrice : Le SCA. Celui qui a certes fait ses premiers pas au Levezou, entre brebis et roquefort, fut un des poulains jaunes et noirs qui a réussi à percer en équipe première à l’aube de cette décennie. À l’instar de ses condisciples générationels (Paul Farret, Théo Aussibal, Arthur Castant, Paul Clergues, ou encore Martin Doan), l’originaire de Réquista, s’est lancé en professionnel dans le haras tarnais. Mais après 4 saisons et demi sur les bords du Tarn, en bon cavalier de son destin, ce troisième ligne réputé pour son sens de la touche, est sortie de son jardin du Stadium pour aller tâter de la prairie bourguignonne. Après une année à Dijon en Nationale 2 (ponctuée d’une relégation sportive), Simon Veyrac a voulu donner un coup de cravache à sa progression en revenant dans l’antichambre de la Pro D2, tout en mettant les naseaux dans la pluri activité. L’avoine n’est certes pas la même que dans la capitale des ducs, mais c’est bel et bien au trot voire au galop que le néo-Blagnacais a débuté sa saison le sabot léger. Actuellement dans le tiercé de tête des joueurs les plus utilisés depuis le début de la saison par Fred Medves, «Cheval » comme l’appellent certains de ses proches, est en train de vivre son début d’année le plus accompli de sa jeune carrière. Alors que le Blagnac rugby (7eme) entame un carrefour dans son parcours, ce derby face à Albi (4eme) va résonner d’une tonalité particulière pour Simon Veyrac. Car à bientôt 26 ans, cette rencontre au caractère spécial, est une occasion en or pour l’ex albigeois de montrer à tous, que le petit Simon est devenu Monsieur Veyrac.

 

Crédit photo Blagnac Rugby

 

On ne va pas se le cacher, ce match a quand même pour toi une forte symbolique puisque ton ancien club débarque dans tes nouvelles terres ? 

 

C’est ça. C’est un match que j’attends avec impatience et que j’avais coché dans le calendrier donc oui, il me tarde d’être à ce soir.

 

Sans parler de revanche, c’est quand même un match qui va compter pour toi pour montrer aux supporters albigeois que tu as progressé et que le petit Simon a bien grandi ? 

 

Effectivement, on va faire  » fermer des bouches  » comme on dit. A moi maintenant de prouver sur le terrain que j’ai bien grandi et que j’ai bien mûri depuis que je suis parti d’Albi.

 

On a l’impression que tu es en train de faire l’une de tes saisons les plus réussies du côté de Blagnac où tu enchaînes les titularisations. On a le sentiment que tu as atteint la plénitude de tes moyens ? 

 

J’ai la chance d’avoir la confiance de Fred Medves tout comme j’ai eu la chance d’être très bien intégré dans le groupe où il y a une très bonne ambiance. Je prends toutes les minutes qu’il y a, je profite et je prends du plaisir tous les week-ends. 

 

Est-ce que tu t’es fait à ce mode de vie pluriactif ? Il y a quelques semaines de cela, tu nous disais que tu avais encore un peu de mal à digérer la transition entre le professionnalisme et la pluriactivité mais est-ce qu’aujourd’hui, tu te sens pleinement pluriactif ? 

 

On a tous des contrats de 35h et là, on l’a bien digéré. J’ai eu la chance de commencer assez tôt, pendant l’été et j’ai donc pu le digérer pendant cette période, j’ai maintenant pris le rythme et je m’y suis adapté. 

 

Concernant Blagnac, vous êtes quand même à un moment charnière de votre saison ? 

 

On est clairement à un moment charnière mais on ne se prend pas la tête. On prend les matchs les uns après les autres et comme le dirait un certain philosophe  » c’est à la fin du bal que l’on paye les musiciens « . 

 

Face à Bourgoin, vous avez eu affaire à une équipe redoutable en mêlée, qui a enchaîné les mauls et qui a été très performante en touche. Ça ressemble beaucoup à Albi ? 

 

Albi joue mieux derrière, ça envoie du jeu par rapport aux saisons précédentes. On a été pris en conquête à Bourgoin, ça a été un fait et à nous maintenant de rectifier le tir afin que ça ne puisse plus se reproduire. 

 

Parle-nous un peu d’Albi et du regard que tu portes sur leur début de saison ? 

 

Ils font un bon début de saison, en milieu de première partie de championnat, ils avaient enchaîné et fait 6 ou 7 victoires d’affilée donc ils étaient forcément leaders. Ils ont un peu de difficulté à se déplacer mais Blagnac est un peu à côté de chez eux donc ça va être un gros match. 

 

Est-ce que ce derby a une vraie signification pour vous, les joueurs Caouecs ? Est-ce que tu sens un peu la pression monter et une énergie se fédérer autour du club ? 

 

Le premier derby était contre Tarbes et on l’a perdu. Il est sûr que contre Albi, c’est un match assez spécial car ça reste vraiment le derby de l’Occitanie, tu es à une heure de route donc oui, il est certain que ça reste un match avec une saveur particulière. 

 

Et dans lequel tu vas être attendu dans ton secteur clé à savoir la touche ? 

 

Oui mais que, on va être attendu partout. A nous de faire un gros match en conquête, notamment sur les mêlées et les touches car il est sûr que si tu as la mêlée et la touche, c’est plus facile pour gagner le match.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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