Après des expériences à Narbonne et Aubenas, Alexandre Ferrier a fait son comeback dans le Tarn. Au sein du Sporting Club Graulhetois, le néo pilier droit des tarnais découvre cette Poule du « Grand Ouest » de Nationale 2 s’étalant du pays basque aux confins du nord de la France et espère vivre de belles émotions avec les rouges et noirs. Quelques minutes après la victoire aux forceps (22-21) face à Anglet lors de la 8eme journée, celui qui revenait de blessure nous a donné son analyse et livré sa joie de retrouver un territoire qui lui tient à cœur.

Vous allez vous gagner ce match un peu miraculeusement dans les dernières secondes ?
Oui, vraiment miraculeusement, on ne pensait vraiment pas et, sur le bord du terrain, on s’était dit » là, c’est mort « . On arrive à le gagner, c’est sûr que c’est bien car ce sont les 4 points mais, à part ça, sur le contenu, ça n’est pas ça pour l’instant. Il va falloir continuer à travailler, un peu moins ouvrir sa bouche à l’entraînement, retrouver cet esprit qu’a le club de Graulhet, même si je suis nouveau cette année et, pour le moment, ça n’est pas trop, trop le cas.

On va parler de Thomas Noui qui t’a suppléé en tant que pilier droit alors qu’il est pilier gauche de formation. Il a souffert en mêlée mais, de l’autre côté, il est allé arracher la victoire et c’est tout un symbole ?
Complètement. Depuis le début de saison, Thomas n’est pas à gauche mais à droite car c’est compliqué de ce côté mais c’est vrai qu’il se défend super bien, on n’a vraiment rien à lui dire. Ce n’est pas son métier, on sait que c’est très compliqué de changer de poste en 1ère ligne et on n’a vraiment rien à dire sur Thomas. C’est super qu’il nous fasse gagner à la fin de ce match.

Il va y avoir une pause de 3 semaines. Quel est le bilan de ces 2 premiers blocs avec 3 victoires et 3 défaites ? On va parler d’un sentiment mitigé ?
Oui, un bilan mitigé. On fait 3 sur 6, on reçoit trois fois et on a trois victoires mais la saison est encore longue, on va continuer à travailler et je suis certain que ça va être beaucoup mieux et qu’on va terminer cette saison bien mieux qu’on ne l’a commencé.

Parle nous de toi qui est arrivé cet été à Graulhet en provenance d’Aubenas. Qu’est-ce qui t’a amené à Graulhet et comment trouves-tu ce club ?
Je suis très, très content d’être revenu dans le Tarn. J’avais un peu voyagé avec le rugby depuis quelques années mais je suis très, très content d’être revenu dans un club tarnais qui joue le rugby du sud-ouest et d’ici que j’adore. Je suis vraiment très, très heureux d’être revenu ici parmi ces mecs-là.

Pour revenir sur le match, on peut peut-être dire que le contenu n’était pas extraordinaire aujourd’hui mais en termes d’émotions et de suspens, vous avez placé la barre très, très haut ?
Totalement, des victoires comme ça à la fin du match, à la 80e, sont toujours de belles émotions. Mais, encore une fois, il ne faut pas tout oublier de ce qu’on a fait pendant 80 minutes et on va se remettre au travail.

Un petit mot sur cette équipe d’Anglet qui méritait peut-être la victoire ?
Ils font un super match, le match parfait à l’extérieur, ils ne marquent pas d’essai mais ils se nourrissent de toutes les fautes que l’on a faites. Ce n’est pas trop mérité mais c’est comme ça, ils en gagneront d’autres, peut-être moins mérités.


Propos recueillis par Loïc Colombié

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