#Rugby – Nationale 2 / Serge Millas (Saint Jean de Luz) : «Quand tu prends une belle claque, tu te réveilles un petit peu, il faut que l’on continue car on peut faire encore beaucoup mieux!»

Serge Millas, l’entraîneur principal du Saint-Jean de Luz Olympique est revenu avec nous sur la folle remontada de ses joueurs lors de la seconde journée de Nationale 2. Menés 24-13 à la 52eme, les basques qui n’ont cessé d’envoyer du jeu tout au long de la rencontre, ont réussi à faire exploser graulhet dans le Monney Time, pour largement s’imposer en terre tarnaise (24-38). Après une défaite à domicile lors de la première journée inaugurale et une semaine d’entraînement sous haute tension, les corsaires Luziens ont fait honneur à leur ADN et ont définitivement lancé leur saison.

Crédit photo Bruno Cabantous

Après une désillusion à Kechiloa, vous êtes venus à l’orgueil renverser la vapeur à Graulhet ?

 

A l’orgueil, je ne sais pas car on ne la ramenait pas beaucoup dimanche soir. La semaine a été difficile mais on a retrouvé quelques valeurs, au moins sur le plaisir du jeu, sur l’idée d’entreprendre et de tenir un peu la balle, ce qui était notre force et qu’on avait oublié depuis le début de la saison. Forcément, quand tu prends une belle claque, tu te réveilles un petit peu et donc, il faut que l’on continue sur ça car je pense qu’on peut faire encore beaucoup mieux.

 

A la 55e minute et à -11, est-ce que vous ne vous êtes pas dit  » aïe, aïe, aïe, mauvaise limonade  » ? 

 

A la mi-temps, on savait que si on continuait à mettre du rythme, on allait les mettre en difficulté. On a vu qu’ils étaient plus lourds que nous donc on a souffert un peu sur la conquête en 1ère mi-temps mais on savait qu’avec cette chaleur, on allait les mettre en difficulté. On ne doutait pas trop, un petit peu après l’essai mais en étant cohérents, on a donné après, on a su tenir la balle et marquer un bel essai ou deux. A la fin, quand tu joues ton va-tout, on a su les contrer aussi donc c’est bien surtout dans l’état d’esprit. 

 

Vous n’avez pas perdu votre ADN : du jeu, du jeu et de partout ? 

 

Ça, c’est nous mais quand on décide de ça, il faut aussi mettre les ingrédients. Si on oublie les ingrédients, ça ne sert à rien de vouloir être ambitieux et de vouloir faire un jeu dont on n’est pas capable et depuis un mois et demi, on avait oublié que le rugby, c’est à la fois de l’effort et du combat. C’est du jeu mais avec du combat qui doit être adapté à ce qu’on fait. 

 

Quand on regarde les résultats de cette poule, elle est à l’image de Saint-Jean de Luz : débridée ? 

 

Ce n’est que le début donc je pense que ça va se réguler mais c’est vrai qu’elle est sûrement très homogène. Je pense qu’il n’y a pas d’équipe faible, je ne suis pas sûr qu’il y ait un Périgueux comme l’an dernier mais je pense qu’il n’y a pas d’équipe faible donc ça va être très, très dur mais aussi très intéressant. 

 

On voit qu’il n’y a pas de prime aux équipes qui reçoivent, tout le monde est capable d’aller gagner chez tout le monde ? 

 

Voilà et nous, on a déjà perdu une fois donc il faut que l’on garde notre terre inviolable à partir de maintenant. 

 

Un mot sur cette équipe de Graulhet : comment est-ce que tu l’as analysée ? 

 

Je ne la connais pas assez, je m’occupe beaucoup de mon équipe et peu des autres. Avec cette chaleur, je pense qu’on est venu au bon moment car si on vient au mois de Novembre ou Décembre, quand ce sera un peu moins beau et chaud, je pense que ça sera plus dur de gagner ici car c’est vraiment robuste et costaud. C’est très organisé mais on a mis du jeu pour les bouger et à l’heure de jeu, comme nous quand on coache, ton niveau baisse un petit peu donc on a pensé que c’était ça. On a profité aussi de la situation météo.

Propos recueillis par Loïc Colombié

Article en partenariat avec

Laisser un commentaire