Le président du club phare de la Dordogne nous a accordé une interview pour faire un point sur le début de saison et les premiers pas du CAP en Nationale. Francis Roux, le président capiste nous aussi fixé la feuille de route et les axes d’évolution point Perigueux, tout en nous avouant allègrement sa fierté de voir ses hommes porter hauts les couleurs ciels et blanches .

La première fois qu’on t’avait entendu au #MagSport, Périgueux était en Fédérale 1. Voilà que 4 à 5 ans après, Périgueux a franchi les échelons, est devenu champion de France de Nationale 2 et se trouve maintenant en tête de la Nationale au bout de deux journées. J’imagine que Francis Roux est un président fier de ses hommes ?
On est très heureux de ce groupe qui s’est constitué depuis deux ou trois années et qui élève son niveau en fonction des catégories où il joue. On est ravi et je suis bien sûr un président heureux pour le moment.

Du côté de Périgueux, on a vu que vous étiez un promu qui, quand même, a fait les choses bien et dans l’ordre. Vous avez augmenté le budget à 3,5M, vous avez fait un recrutement agile et malin, vous venez dans cette Nationale pour vous y installer ?
Le but de la saison, c’est le maintien car on s’aperçoit quand même qu’il y a un niveau entre la Nationale et la Nationale 2. Ça va plus vite, ça tape fort donc il va falloir que l’on s’adapte à tout ça et on va essayer de s’y maintenir, chaque chose en son temps.

Qu’est-ce que vous avez mis en place pour permettre au staff, aux joueurs et même au club d’avoir les moyens de s’installer en Nationale ? Quelles sont les évolutions qu’il y a eu entre l’année dernière et cette année ?
Il n’y a pas eu beaucoup d’évolutions. Comme je l’ai dit, on avait un bon groupe qui avait été constitué par Casadeï il y a trois ans et c’est pour ça que j’ai fait le choix de le reprendre. Il connaît ce groupe, il a cherché des joueurs qui pouvaient s’y adapter et, à priori, il a fait les bons choix. Je suis ravi, ce groupe vit bien, tout le monde vit bien et c’est le principal. Pour le moment, tout s’est bien passé jusqu’à aujourd’hui, je pense que la grosse difficulté va arriver ce soir puisqu’Albi nous a joué en amical donc ils savent à quoi s’en tenir. Ils voient les résultats que l’on a fait donc il est certain qu’aujourd’hui, ça va être compliqué donc on va voir réellement notre niveau ce soir.

Après deux victoires probantes à domicile face à Nice et Bourgoin, c’est la première sortie de Périgueux hors de ses terres dordognotes. Est-ce qu’on peut parler d’un premier révélateur à l’extérieur ?
Oui, c’est le premier test révélateur. Je suppose que les Albigeois nous ont vu jouer comme ils ont vu les prestations que l’on a faites et qu’ils vont faire ce qu’il faut donc à nous de faire aussi ce qu’il faut.

On voit que vous n’êtes plus que 3 clubs en Nationale à ne pas avoir de SASP sinon, tous les autres ont une structure professionnelle. Est-ce que votre prochaine étape en tant que dirigeant pour Périgueux est de faire passer le CAP en SASP ?
Ce sera la prochaine étape, on le fera quand on sera mûrs pour le faire. Depuis 4 ou 5 ans, le club a évolué et il évolue encore, là, on campe un peu puisque le stade de Périgueux, le stade Rongiéras, est en train de se refaire. Il faut donc que l’on digère toutes ces petites problématiques mais ça sera vraisemblablement cette année ou l’année prochaine, ça sera quand on pourra le faire.

Grâce au bel article de Philippe Salon sur le site du CAP, on a pu voir que le dernier Albi / Périgueux était lors de la saison 2011 / 2012 en Pro D2. Ça rappelle de belles épopées ?
Je pense qu’il y a eu beaucoup, beaucoup, beaucoup d’Albi / Périgueux car quand on était en Pro D2 il y a une dizaine d’années, on était évidemment avec Albi. Albi et Périgueux, ce sont à peu près les mêmes villes, les mêmes clubs et, je suppose, la même conception du rugby. On se rencontre ce soir et j’espère qu’on se rencontrera encore souvent.

Est-ce qu’on peut parler d’Albi comme d’une source d’inspiration pour Périgueux, comme quelque chose que vous regardez et dont vous vous inspirez ? On sait que les clubs regardent souvent un petit peu ailleurs donc est-ce qu’Albi est l’un des clubs qui vous inspirent ?
Je pense qu’Albi est une ville un peu similaire à Périgueux, quand j’étais président il y a un peu plus de 20 ans, Périgueux était en Pro D2 et Albi était déjà là. Albi s’accroche et joue les premiers rôles.

Quels sont l’état d’esprit à Périgueux, le mot d’ordre présidentiel ainsi que la feuille de route pour cette saison 2023 / 2024 ?
La feuille de route, je l’ai dite, c’est de chercher à faire le maintien et faire progresser le club dans toutes ses structures. Il faut renforcer le plus de services possibles aux joueurs et que ce soit le plus sympathique possible pour nos supporters. On est coincé pendant à peu près deux ans sur la modification de notre stade, on évolue petit à petit.

On te remercie et on te souhaite une belle première saison en Nationale
Merci.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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