L’ex joueur du CA Brive Corrèze et du Stade Rochelais, Valentin Tirefort nous a livré ses impressions après la victoire au bout du suspense du Sporting Club Graulhetois à limoges (21-26) lors de la première journée de Nationale 2. À 24 heures de la première réception de la saison, l’arrière de rouges et noirs espère vivement que ses coéquipiers et lui vont confirmer face à Saint Jean de Luz, le bel état d’esprit entrevu dans la haute Vienne la semaine dernière.

Premier match sous les couleurs graulhetoises en match officiel et j’imagine qu’une victoire va aider à souder ce groupe ?
C’était important car après deux mois et demi de préparation pour certains, des matchs amicaux en demi-teinte et pas beaucoup de satisfactions, là, au moins, même si c’est une certitude qu’il y a plein de choses à revoir dans le contenu et les coaches nous le rediront, on gagne. On montre à cette poule qu’on va être présents toute l’année et qu’on ne va rien lâcher jusqu’au bout surtout avec le contexte du match où ça a été très compliqué en 1ère mi-temps. On est revenu se le chercher en 2e période comme des grands et ça fait vraiment du bien au moral car, pour souder ce groupe, c’est toujours plus facile dans la victoire.

Que ce soit à nous, commentateurs, ou aux spectateurs, vous nous avez fait vivre un véritable ascenseur émotionnel. On s’est dit à un moment donné que c’était quasiment fichu mais vous êtes revenus du diable vauvert ?
Même sur le terrain, ça a vraiment été un ascenseur émotionnel car ils se sont vraiment nourris de nos erreurs en 1ère mi-temps. Ils ont marqué des essais qui n’étaient pas vraiment construits en se nourrissant de nos fautes et on est revenu avec un autre état d’esprit à la mi-temps, beaucoup plus de maîtrise et beaucoup mieux que ce qu’on avait fait en 1ère période et ça a payé donc tant mieux.

On a l’impression que tu as joué toute ta vie à ce nouveau poste de 15 ?
J’ai quand même été formé en 15 à Albi donc les automatismes reviennent. C’est vrai que cela faisait un moment que je n’avais pas joué à ce poste-là et ça fait plaisir, j’espère que l’on va progresser tous ensemble, individuellement et collectivement, pour le reste de l’année.

Quand on te voit dans la vie de tous les jours, on a l’impression que tu es depuis toujours dans ce club de Graulhet. Tu y es comme un poisson dans l’eau ?
Ce n’est pas à toi que je vais apprendre ça, tout le monde se connaît dans le Tarn, encore plus dans le milieu du rugby. Que ce soit en amateur jusqu’en Nationale 2 ou même en Nationale avec Albi, tout le monde se connaît, il y a Castres en Top 14 et on a tous eu l’occasion de se jouer contre ou de se connaître par d’autres amis donc l’intégration est quand même relativement plus facile et tu prends forcément du plaisir.

Maintenant, il faut capitaliser avec un beau résultat à la maison contre Saint-Jean de Luz car s’il n’y a pas ça, ça n’aura quasiment servi à rien d’avoir fait un effort à l’extérieur ?
Exactement. Là, on a fait une bonne première partie du boulot, il reste deux matchs et on s’est fixé un objectif en interne sur ce bloc. On va jouer tous les matchs pour les gagner, on ne va pas se poser de question comme on l’a fait aujourd’hui, on ne va pas commencer à se dire » à l’extérieur ou à domicile « , non, on rentre sur le terrain pour le gagner. On va continuer dans cet état d’esprit-là, on va quand même gérer les 2 / 3 choses que les coaches vont nous dire quand on va revenir sur des choses un peu plus techniques ou tactiques. Qu’on garde ça et qu’on reste soudés dans la victoire.

Est-ce que tu vas couper le téléphone avec Paul Armengaud jusqu’à dimanche ?
Oui, là, on a décidé de ne plus se parler jusqu’à dimanche car ce sera la guerre. Ce ne sera malheureusement plus mon ami (rires).

Propos recueillis par Loïc Colombié

Article en partenariat avec

































