Damien Nevers, l’ancien pilier droit du CS Beaune, de Saint Sulpice sur Leze, du Sporting Club Albigeois et de l’AS Mâcon va voguer vers de nouveaux horizons la saison prochaine en découvrant le Rugby vauclusien. L’originaire de Digoin, qui a vécu une saison compliquée avec une équipe mâconnaise qui a lutté pour le maintien jusqu’à la dernière journée, sort de sa zone de confort en s’engageant avec l’AS Bedarides Chateauneuf du Pape, tout en ne signant pas totalement en terre inconnue. Car le Saone et Loirien a déjà affronté à plusieurs reprise cette équipe émanation de 2 villages juchés au cœur de la Provence et apprécie grandement l’ADN guerrier qui se dégage de club ayant participé cette saison aux playoffs de Nationale 2 (défaite en 1/4 de finale face aux futur champions de France Perigueux). À 28 ans, Damien Nevers relève ce nouveau défi avec entrain et joie, tout en sachant que seule la vérité du terrain lui permettra de remplir les espérances placées en lui par ses dirigeants.

Après une saison sur tes terres en Saône-et-Loire à Mâcon, tu as décidé de relever un nouveau défi en t’engageant avec l’AS Bédarrides-Châteauneuf du Pape ?
Tout à fait, c’est un nouveau défi qui se présente dorénavant à moi auquel je prends beaucoup de plaisir et d’entrain à y aller et à sortir de ma zone de confort.

Un petit coup d’œil dans le rétro de ta saison à Mâcon, sur ce que tu en retiendras ?
On va dire compliquée.

Avec quand même ce maintien qui a été acquis au fin fond de la saison et qui a permis d’avoir un peu un moment de communion ?
De communion, pas trop, ça a été l’histoire d’un discours mais on a réussi à éviter la casse.

On va maintenant parler de l’AS Bédarrides-Châteauneuf du Pape. Qu’est-ce qui t’a amené à signer là-bas et qu’est-ce qui t’a plu dans ce club ?
Déjà, le côté humain qui est très, très présent ainsi que les joueurs que j’ai déjà pu rencontrer quelques fois. J’ai déjà croisé la route de ce club plusieurs fois puisqu’on était monté ensemble lorsque j’étais à Beaune, il y avait eu une demi-finale à Andrézieux-Bouthéon (2018) où on avait justement perdu contre Bédarrides-Châteauneuf du Pape qui termine champion de France cette année-là. Je me suis dit que vu qu’il y avait encore pas mal de joueurs qui étaient de la partie ce jour-là et qui sont encore en Nationale 2, c’est qu’il y fait bon vivre et que le groupe vit bien. Il y a un côté humain qui est très, très important là-bas et ça m’a donc permis de retrouver ce côté familial qu’on n’a pas eu cette année à Mâcon où on était des » professionnels « .

On va évoquer le jeu de Bédarrides-Châteauneuf du Pape, qui est un jeu assez rugueux. C’est un jeu qui va te plaire et te convenir ?
Seule la saison prochaine nous le dira.

Quelles vont être tes ambitions personnelles avec ce nouveau club ?
J’ai quand même eu un petit passage à vide à Mâcon donc ça sera pour ma part de retrouver un bon niveau, de pouvoir m’intégrer au groupe correctement, de pouvoir performer et que l’équipe performe aussi.

Bédarrides-Châteauneuf du Pape a fait une magnifique saison avec un 1/4 de finale de Nationale 2. J’imagine que tu as suivi ça avec entrain ?
Tout à fait. Tu m’as aussi permis d’aller commenter un 1/4 de finale à Bédarrides contre Périgueux, un match très engagé qui avait été remporté par l’ASBC et dorénavant, je serai sur le pré ou du moins autour des talanquères.

Avec l’objectif collectif d’essayer de faire aussi bien que cette saison ?
Exactement. Je pense que tous les joueurs se sont régalés, surtout pour une première de Nationale 2, et que tout le monde a envie de vivre ces phases finales. A nous maintenant de réitérer ça l’année prochaine, on passera sûrement déjà par le maintien mais pourquoi pas rallonger les semaines après.

On termine avec la question décalée car tu suis les chemins viticoles avec d’abord Beaune, Mâcon et maintenant Châteauneuf du Pape. Ça sent bon le vin ?
Oui, tout à fait, ça sent bon le vin. On va dire que je suis assez épicurien de ce côté-là, j’ai d’autres collègues à moi qui suivent plutôt les courses de chevaux et les centres équestres donc chacun son domaine.

Merci et on te souhaite une bonne saison avec Bédarrides-Châteauneuf du Pape
Merci.

Propos recueillis par Loïc Colombié

Article en partenariat avec





















