#Rugby – Nationale / Lionel Terré (Tarbes) : «Notre leitmotiv c’est la stabilité!»

Le président du Stado Tarbes Pyrénées Rugby, Lionel Terré, nous a dressé le bilan de la première partie de saison des bigourdans en Nationale.


Crédit photo Le #MagSport – Studio H2G

Président Terré, on va faire un peu le bilan de cette première partie de saison du Stado Tarbes Pyrénées Rugby. On va commencer par l’intersaison. Quel a été un peu le leitmotiv de cette saison qui était entre cette première saison et cette deuxième saison en Nationale où vous redécouvriez, on va dire, les joies de la Fédérale 1 Elite.


Nous le leitmotiv c’était stabilité. Souvent à Tarbes, les intersaisons sont tumultueuses. Nous, cette année, ça a été vraiment calme. Nous sommes repartis avec le même staff qui avait bien travaillé l’année dernière et, nous sommes repartis avec 85% de l’effectif de l’année dernière. Il y a donc vraiment eu de la stabilité.


On va dire que le bilan de la saison dernière, s’il y a autant de stabilité, c’est qu’il est plutôt positif ?

Surtout il est positif et en adéquation par rapport à nos moyens et la politique sportive que l’on veut faire.

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Parlons des moyens du Stado Tarbes Pyrénées Rugby. C’est combien de contrats pros, combien de budget sur l’ASSP ? 1:09

C’est 20 contrats pros, et 1,5 millions sur les ASSP. Ce qui peut paraître pas beaucoup pour un club comme Tarbes. Mais on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a.


On a vu un début de saison des Tarbais. Quand on a arrêté le premier bloc, vous étiez vraiment dans les clous, même vous tamponniez à la porte des qualifiables !

Nous avons été troisième ou quatrième. L’un dépend de l’autre. La stabilité que nous avons eu pendant l’été a permis d’avoir un groupe prêt en début de saison par rapport à d’autres effectifs qui étaient pas mal en reconstruction. Nous, nous étions prêts. Après, nous avons eu un bon début face à de grosses équipes qui n’étaient pas encore sur leur rythme de croisière. Nous avons battu Angoulême chez nous d’un point. Maintenant, Angoulême c’est quand même une belle équipe avec une belle ossature, de beaux joueurs. Nous les avons pris quand il fallait. Parce que nous avions bien travaillé aussi. Nous avons enchaîné à Bourgoin en ensuite chez nous donc c’est vrai que ça c’était bien passé.

Ce match à Bourgoin, il y a aussi un peu d’orgueil du côté de Tarbes parce que l’année dernière, vous aviez pris une saucé comme on dit dans le jargon. Vous leur avez rendu la monnaie de leur pièce.


Non, ça c’est des conneries. L’année dernière, on avait fait rouler et tout leur avait réussis. Cette année, on avait décidé de partir avec le XV majeur et on a un peu de réussite. Il n’y a pas de revanche.

Cette équipe de Bourgoin quand on voit le budget qu’ils ont et la place où ils sont, avec l’esprit rugby comme ils ont comme à Tarbes, ça doit vous faire un peu mal au cœur. On sait qu’il y a un peu de compassion entre anciens bastions du rugby hexagonal.

Je n’ai surtout pas à m’occuper des autres. Je m’occupe de moi, après les autres font ce qu’ils peuvent. La chance que l’on a en Nationale avec tous les présidents, on a de très bonnes relations. Je sais qu’ils font le maximum avec ce qu’ils peuvent. Malheureusement, des fois ça ne réussit pas comme on veut d’entrée. Mais je m’occupe d’abord de moi avant de m’occuper des autres.

Alors pour revenir sur vous et sur Tarbes, on a l’impression que depuis le second bloc, il y a un petit grain de sable qui s’est mis dans le rouage avec en plus pas de chance ce match qui a été aussi reporté face à VRDR.


Oui mais enfin, il faut être prétentieux pour dire qu’on avait ambitionné de gagner à Valence Romans donc le grain de sable vient de nous où nous avons 20 contrats pros comme j’ai dit. C’est limité, et quand on a un peu de casse, les doublures, on fait appel à des jeunes de chez nous qui ne sont pas forcément aguerris pour des joutes de ce niveau-là. Là, on n’a pas une jolie série, c’est comme ça, c’est du sport, ce n’est pas un problème.


Il y a eu un premier derby Occitan face à Blagnac le week-end dernier à Trélut. Un petit retour sur ce match ?


On a connu les Blagnacais comme on les connaît d’habitude : forts sur les fondamentaux, chiens en défense, et en plus, ils ont eu la réussite qui nous a fui. Ce qui fait qu’ils nous ont battus.


Maintenant, ce week-end ce samedi au Stadium Municipal d’Albi, il y a un deuxième derby Occitan entre Tarbes et Albi, deux anciens bastions de la Pro D2 qui se rencontraient très souvent. Ces matchs entre Albi et Tarbes, ce sont souvent des matchs très serrés, ça a un goût particulier ?


Oui ça a un goût particulier parce qu’Albi a une très belle équipe, une très belle histoire, comme la nôtre. C’est vrai qu’aucun des joueurs ne veut lâcher ces matchs-là. Mais Albi a changé de staff, a changé une partie de son effectif donc c’est une autre histoire. Il y a un dénominateur commun de valeurs et d’engagement qu’ils auront toujours.


En parlant d’Albi, pour vous quelles sont les ressources de ce club ?


Déjà, ils ont un encadrement performant. L’encadrement qui était à Lavaur, on l’a connu. Iand on était en Fédérale 1. Nous étions dans la poule d’Albi. On les connaît. Ils ont de l’encadrement, de beaux joueurs, ils ont vraiment de quoi réussir.


Mais on peut compter sur les Tarbais pour essayer de faire un mauvais tour en terre Tarnaise.


Ben il y a un proverbe, il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir eu. C’est toujours d’actualité.


Et on peut dire que la peau de l’Ours Tarbaise est épais.


Ça dépend. Là, il n’est pas très épais pour l’instant. On dirait qu’on sort d’hibernation. On a quand même une série de trois défaites. D’après moi, il y a encore des gènes de résistance dans l’ours Tarbais.


On va finir avec le bilan de cette phase aller, même si elle n’est pas totalement terminée. Il manque ce beau derby Occitan. C’est un bilan que vous jugez plutôt positif cette saison ?


Alors oui pour nous, Malheureusement, à un moment-donné, on s’est pris soit pour Icare, soit par manque de lucidité, on s’est vu plus beau qu’on ne l’était. Les matchs divins nous ont rappelé que nous n’avions que 20 pros avec un budget d’1,5 millions. Là pour l’instant, nous sommes dixièmes et à la fin des matchs allers, on devrait être à peu près à ce niveau-là. Ça correspond peut-être à notre structure du club actuelle. Mais comme je dis, c’est aux joueurs d’aller se chercher les choses. Dans la mesure, où on a pu battre les grosses équipes. C’est aux joueurs de montrer maintenant qu’ils valent mieux que leur budget.


Allez la question bonus. Il y a la possibilité de recruter quatre nouveaux joueurs en vrai/faux jokers médicaux. Est-ce que Tarbes risque de casser la tirelire pour étoffer l’effectif ?


Tarbes, ce n’est pas l’Aveyron, mais je préfère investir sur mes jeunes qu’investir sur des jokers médicaux, quitte à serrer les dents et à bâtir pour l’avenir.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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