#Rugby – Nationale / M.Bonello (Albi) : «C’est l’une des plus grosses équipes de la poule.»

Retrouvez la conférence de Presse de Mathieu Bonello (accompagné de Jérémy Russell et Dimitri Tchapnga) en amont de la réception du RC Massy pour le compte de 2nde journée de Nationale.

Une rencontre à suivre en direct web radio via Le #MagSport en collaboration avec LFM Radio

Mathieu on en est où de l’infirmerie?

MB : Benoit s’est fait opérer mardi, lui est out. Il y a des retours, Alibert revient, d’autres seront là et l’effectif sera fait à partir de ça. Comme je le dis toujours, les absents, c’est la vie du rugby tous les week-end donc, on n’aura pas l’effectif à 100% mais il faut s’en rapprocher. On est content de l’effectif que l’on a là même si tout le monde n’est pas là, que l’on a des blessés ou des mecs en attente de visas. Mais c’est un groupe qui doit bien vivre et quand il y a des absents, ce sont les autres qui doivent montrer et si ceux qui montrent sont bons, ils restent (rires). C’est comme ça que l’on fonctionne avec Alex.


Parmi les blessés, il y a Vincent Calas qui est sorti contre Dijon, touché aux cervicales. Il y a plus de peur que de mal ?


MB : Oui, il est incertain. La semaine s’est bien déroulée, on va faire le bilan et on prendra une décision.

Quels sont les enseignements que l’on peut tirer du match de Dijon ? Il y a plus de positif que de négatif mais quels sont les axes d’amélioration ?


MB : C’est déjà notre rugby car on n’est pas encore très en place mais c’est normal. Il fallait que les joueurs absorbent tout ce qu’on leur met car, même si je pense qu’on y va modérément, on en rajoute à chaque entraînement. Mais rajouter, rajouter, rajouter, ça fait beaucoup, ils changent complètement de canevas donc il faut aussi accepter qu’ils passent du temps à se trouver, à se chercher. On essaye nous également de les mettre dans ce confort-là, on n’est pas là pour les persécuter, on y va avec douceur, ça va rentrer petit à petit. Il faut accepter en début de saison de ne pas être en place sur ça donc on a quand même un gros domaine sur l’attaque à améliorer, c’est la vérité. Il faut aussi que l’on ait des bases, des principes, où il y a du boulot, même si on est déjà bien en place. On l’a vu à Dijon, on n’a pas pu peser en attaque comme on l’aurait aimé mais ça va rentrer dans l’ordre, je suis confiant. C’est le début de saison, toutes les équipes ont du mal à être prêtes de suite mais c’est vrai que l’axe de progression est l’attaque.


On a l’impression que, le week-end dernier, ce sont les équipes qui ont fait des choses simples qui ont réussi à avoir le gain du match. C’est un peu la recette de ce début de saison ?

MB : Oui, avec Alex, on est aussi comme ça dans notre fonctionnement. Bien sûr que, comme tous les entraîneurs, on a plein d’idées mais je crois qu’il faut déjà mettre les choses dans l’ordre, qu’il faut faire simple pour, petit à petit, partir dans le compliqué au lieu de faire du compliqué dès le début, de s’apercevoir qu’on fait trop et d’être obligé de réduire la voilure. Au niveau de la psychologie, c’est aussi ça le plus terrible pour un joueur, de se dire  » le coach me demande ça pour me demander ci au bout d’un mois. Ça veut dire que je ne suis pas capable de le faire ? « . Du coup, tu leur mets de la confiance en moins donc nous, on fait l’inverse, on est monté crescendo, on augmente petit à petit. On n’a forcément pas tout vu mais plus ils seront à l’aise plus on pourra rajouter, on essaye de faire des choses simples et bien. Mais il y a encore du boulot, on n’est pas arrivé donc, on fera le bilan au bout de ces trois matchs, voire de ces 4 / 5.

Rassure-nous, le chantier n’est pas en retard ?

MB : Non, il ne l’est pas, on est à l’heure. Quand tu es coach, tu voudrais être prêt encore plus tôt, tu le regardes mais on n’est ni en avance, ni en retard, on est à l’heure. Il faut juste que l’on arrive à assimiler un peu mieux tout ce qu’on leur a donné car finalement, même si on leur rajoute un petit truc à chaque entraînement, quand tu additionnes encore et encore, ça fait beaucoup. Donc, il faut arriver à digérer ça et j’espère que d’ici la fin du bloc, quand on aura passé les trois matchs, on sera content de ce qu’on a fait et qu’on ne sera pas loin de ce qu’on veut faire.

A Massy te connaissent aussi bien que tu les connais ce match va être une bataille navale géante ?

MB : C’est la première fois de ma carrière que ça se passe comme ça et en plus, hyper rapproché car il y a encore deux mois et demi, j’étais encore dans les bureaux là-bas. Ils me connaissent par coeur mais je les connais par coeur aussi. On se respecte, on s’apprécie beaucoup, j’aurai plaisir à les retrouver mais pendant 80 minutes, c’est un match de rugby, ils font partie d’une équipe, je fais partie d’une autre aujourd’hui, on va essayer de mettre nos ingrédients. Mais il est sûr qu’ils vont essayer de me jouer quelques tours pour mettre la pression dimanche mais c’est normal, c’est de bonne guerre. En plus, je sais que mon ancien collègue des 3/4 est un grand joueur de poker.

Massy arrive avec une obligations victoire après sa défaite à domicile ?

MB : Je ne regarde pas les autres clubs, je regarde le mien. Ils pouvaient gagner le week-end dernier, et franchement, ils méritaient de gagner de ce que j’ai vu et de ce qu’eux ont forcément vu à la vidéo. Ils ont une très belle et très grosse équipe, ils ont fait un gros, gros recrutement, il y a un bon staff mais moi, je ne regarde qu’Albi. On ne dit pas  » on va faire ci, on va faire ça  » parce-que l’autre, non, non et non. On a un match de rugby à 15h chez nous à Albi et il faut que l’on mettre les arguments pour avoir un résultat positif à la fin mais, en tous cas, ça va être très dur.

En parlant de dimanche 15h, est-ce que Backhouse et les autres recrues sont arrivés ?

MB : Oui, Backhouse est arrivé et les licences sont validées. Il ne manque plus que Venter qui doit arriver incessamment sous peu plus sûrement une recrue qui devrait arriver rapidement. C’est pour ça que je dis qu’en début de saison, on n’est pas totalement prêt sur tout, j’espère que d’ici deux à trois semaines, tout sera rangé, réglé et que tout le groupe sera présent. Mais, encore une fois, je suis très content des joueurs qui sont là aujourd’hui, je ne me plains pas parce qu’on a deux ou trois noms d’absents, les joueurs qui sont là sont bons, il suffit qu’ils s’envoient, qu’ils fassent plaisir au public et à tout le monde. On construit avec ces hommes-là, ils prennent de l’avance sur les autres, c’est comme ça.

Question à Jérémy Russell : Pendant deux ans, tu étais un peu dans un fauteuil avec très peu de concurrence ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Comment appréhendes-tu cette concurrence ? C’est une nouvelle façon de voir les choses ?

JR : Non, c’est normal d’avoir de la concurrence, les coachs ont voulu apporter ça, ce que je trouve totalement logique. Il est aussi important que nous, joueurs, on ne se sente pas forcément installé et c’est vrai que je l’ai certainement été pendant deux ans. Je ne dis pas que je n’étais pas concentré mais ça m’oblige à faire encore plus et mieux pour avoir ma place car ce sont les coachs qui font le choix de qui mettre le week-end. Quand il y a deux joueurs en plus qui sont là au poste, ça demande forcément d’être encore plus présent et de montrer au coach que tu as ta place le week-end, ce sont eux qui décident. Il est normal qu’il y ait de la concurrence à mon poste ou à d’autres car, comme le disait Mathieu, une saison, c’est à 40 et non à 15.

La nouvelle règle du 50/22 est faite sur mesure pour toi ?


JR : Oui (rires). Il est sûr que ça peut être un atout mais on ne s’est pas encore concentré à jouer vraiment sur ce principe-là sur le terrain. Ce sera plus à nous de profiter des espaces qu’il y aura sur le terrain avec des défenseurs en moins sur le rideau. Mais c’est vrai que c’est quelque chose qui peut faciliter un peu quand la balle est dans notre camp sur un ballon de récup dans les 22 adverses. Ça peut être un atout pour nous surtout avec le paquet d’avants qu’on a mais aussi avec les compétences que l’on a en touche.

Mathieu pour compléter le propos de Jérémy, on a vu Montpellier en Top 14 gagner un match quasiment avec cette règle. Ça va être aussi le cas en Nztionale d’après toi ?

MB : Oui, c’est certain, je crois que plus la saison va passer, plus elle va être utilisée par les joueurs. Aujourd’hui, on en voit quand même peu , je crois même 0 mais il est sûr que pour Jérémy, par exemple, qui a de grosses qualités de jeu au pied, ce sont des règles plus faites pour certains joueurs que pour d’autres. Je pense qu’il faut savoir les utiliser à bon escient et de ne pas surjouer mais quand c’est bien fait, c’est quand même une arme terrible. Tu es dans ton camp et tu prends une touche dans les 22 adverses, en juste un coup de pied qui est difficile à valider mais si c’est bien fait et bien réalisé, ça peut te changer un nombre de matchs.

C’est vrai qu’on a l’impression qu’il n’y a que le Top 14 qui l’a vraiment assimilé. On ne le voit pas en Pro D2, encore moins en Nationale donc, c’est quelque chose qui évolue par catégorie ?

MB : Oui et pour moi, il faut une chose à cette règle à savoir la qualité du joueur, c’est à dire la qualité de son jeu au pied. Aujourd’hui, plus tu baisses de niveau, et c’est comme ça, c’est la vie, est-ce que tous les joueurs ont la qualité du jeu au pied pour faire ça ? En haut, la qualité est plus présente mais c’est le niveau qui veut ça, ce n’est pas discriminatoire vis à vis des divisions inférieures. Donc, aujourd’hui, est-ce qu’il y a beaucoup de joueurs en Nationale qui ont cette capacité à réaliser cette règle ? Sur un coup de chance, oui mais vraiment ? Je pense que c’est aussi pour ça qu’on le voit moins et quand le joueur sera plus à l’aise, on le verra plein de fois, c’est certain. Mais quel joueur va se l’approprier le plus ? Je pense que c’est celui qui aura la qualité technique et, à mon avis, c’est pour ça qu’on le voit moins dans les catégories au-dessous.

Tu avais parlé d’une possible arrivée d’un pilier droit et d’un seconde ligne mais on voit qu’il y a pas mal de casse sur la ligne des 3/4. Tu vas nous sortir quelqu’un du chapeau ?

MB : Je ne cache rien, j’aimerai, je cherche mais je ne prendrai pas pour prendre. Je prendrai parce-que ça amènera une plus-value à l’équipe et que le groupe a besoin aujourd’hui de cet apport-là mais je le redis encore une fois, les absents font partie de la vie d’un club. C’est vrai que si je pouvais trouver un petit joueur sorti du chapeau, je le prendrai avec plaisir donc, je regarde. On va essayer de signer rapidement un joueur devant, que l’on va j’espère annoncer très vite et si jamais je trouve une bonne piste derrière, pourquoi pas ?


Faut trouver le bon intervalle …


MB : Voilà (rires). Ce n’est pas facile en cette période, on est à la fin, fin, fin du bal mais à la fin du bal, il y a toujours une belle qui se cache, il faut juste la trouver donc, on va essayer (rires).

Pour toi, quel est le facteur X de Massy ?

MB : C’est déjà le mouvement. Ils aiment le désordre, ils ont des joueurs d’instinct, que je ne vais pas tous nommer sinon je vais faire des jaloux en face. J’ai pris beaucoup de plaisir pendant deux ans, j’aurai plaisir à les retrouver mais comme je le disais, c’est un match de rugby et dimanche, comme dans les semaines qui arrivent, peu importe le club que l’on aura. Mais il est sûr qu’ils ont de gros joueurs, une colonne vertébrale qui est assez solide et il faudra se méfier parce qu’individuellement, ils sont très forts. Je les connais, je les ai côtoyés et sur une action anodine, ils peuvent transformer le match. Dimanche dernier, ils ont eu un ballon du fond du terrain et 80 mètres plus loin, entre les perches. Ca, c’est leur jeu, c’est eux donc, je ne pense pas qu’il faille se focaliser sur un mec mais il va falloir avant tout se focaliser sur nous et sur leur système. Je sais qu’ils vont changer quelques trucs, c’est normal mais on verra.

Les résultats du week-end dernier sont surprenants, cela montre une homogénéité de cette Nationale ?


JR : Comme le disait Mathieu la semaine dernière, lors du premier match à domicile, on a souvent plus de pression que l’équipe que l’on reçoit. Quand on a le résultat des grosses équipes qui ont pu recevoir, il n’a pas forcément été en leur faveur. Je pense que cette année, le championnat va être encore plus relevé et je crois qu’il y aura encore des surprises sur de possibles victoires à l’extérieur que l’on n’attend pas forcément, ou l’inverse. Je pense que, quel que soit le niveau de la poule, il ne faut pas perdre à domicile. A la maison, il faut gagner, c’est très important de la garder inviolée.


Mathieu que penses-tu des résultats de la première journée ?

MB : Au niveau des résultats, je pense qu’il est toujours dur de recevoir la première journée et on était content de partir à l’extérieur. Dans cette poule, il est certain qu’il y aura une surprise ou deux lors de toutes les journées, il y a trop de matos partout et parfois, il y a des équipes qui iront un peu la fleur au fusil, ils se rétameront. Donc moi, je pense que ça ne sera pas que la première journée et qu’il y aura des surprises à chaque journée donc, c’est important d’être concentré sur le match à l’instant T, de ne pas voir ce que l’on a fait avant, que ce soit positif ou négatif, et qu’on ne voit pas plus loin que le match suivant. Ce sera important et c’est ce que j’essaie de leur passer comme message depuis que j’ai pris le club. Je leur dis de regarder l’instant présent, si ce qu’on a fait est bien ou mal, on se le dit mais on bascule de suite sur le reste et sur l’instant présent et on fera les comptes à la fin.

Le sélectionneur de l’équipe de France Fabien Galthié a dit qu’il guettait ses futures pépites. Elles sont peut-être en Nationale ?


MB : Je sais qu’il regarde les divisions mais la Nationale, c’est quand même un peu loin (rires). Mais il peut parfois y avoir une pépite qui s’est perdue et que personne n’a vue ou un tout jeune que personne ne connaît et qui éclate. En Nationale, la marche est quand même énorme mais je suis sûr qu’il piste en Pro D2 et que, comme d’habitude, il trouvera une perle. En tous cas, on pousse à fond derrière l’équipe de France.

Ça fait longtemps que l’on n’a pas vu de public au stade, depuis Dax en Octobre 2020. Est-ce que cela change quelque chose ?


MB : Oui, bien sûr ! Quand tu es joueur ou même staff, que tu fais ce sport, même si tu es professionnel, tu le fais parce qu’il y a du monde au stade et que le public te transcende. Qu’est-ce que ça change aujourd’hui ? Ça change la pression sur l’arbitre, que quand tu es chez toi, tu es quand même poussé par ton public ainsi que la communication entre le staff et les joueurs. C’est vrai que c’est quelque chose qui, finalement, a fait du bien, pour eux qui font ce sport devant du public et pour moi, qui suis très content qu’il y ait le retour du public dans les stades.


JR : Ce sont des choses qui sont importantes, dans le rugby comme dans les autres sports. Qu’il y ait des personnes dans le public, dans n’importe quel stade, c’est important : quand on marque un essai, quand on prend trois points, quand, à la mi-temps, on est devant et qu’on rentre sur le terrain avec le public derrière mais aussi dans les moments durs. Quand ça fait 4 / 5 minutes que c’est dur et que le public pousse derrière, je trouve que c’est important et là, pour le match à la maison, je pense qu’on va avoir besoin de nos supporters car ça fait un bout de temps qu’on ne les a pas vus et pas eus, surtout à Mazicou où ils vont être proches du terrain. Ça va être important et ça va être cool parce-que dès l’échauffement, on va sentir qu’il y a du monde, enfin, j’espère qu’il y aura du monde, mais en tous cas, c’est très important.


Dimitri Tchapnga : Je pense qu’avec le public, on oublie la fatigue, surtout quand il y a la famille et les amis qui sont là parce qu’on veut tout donner. C’est ça l’importance d’avoir le public qui pousse derrière.

Mazicou, c’est un peu un mal pour un bien, avec ses talanquères, il y a un peu un côté rugby terre / terre. C’est quelque chose qui te plait ça ?

MB : Moi, je le sens bien ce rugby-là parce-que j’ai été élevé dans cette marmite (rires). J’aime la proximité avec le public, j’aime quand les gens sont proches de l’équipe, des joueurs, de nous, ça me plaît. C’est l’ancien rugby et moi, ça ne me dérange pas, au contraire, je trouve que c’est bien. J’espère que le public sera au rendez-vous mais en tous cas, on a besoin d’eux, on a besoin d’unité, on a besoin que le club, la ville, les supporters, tout le monde pousse pour le club et pour l’équipe. On a besoin que l’on redémarre une nouvelle histoire et on a besoin d’eux donc , je fais vraiment un appel aux supporters et aux gens qui doutaient ou qui en avaient un peu marre pour X ou Y raisons dans le passé. J’aimerai qu’aujourd’hui, ils fassent table rase et qu’ils aident le club et l’équipe en venant aux matchs et en supportant l’équipe car ici, j’ai toujours souvenir que quand je venais avec Castres, certes, c’était à un autre niveau, le stade était plein et personne n’a aimé jouer à Albi, personne. Pourtant, en Top 14, il y avait de grandes équipes mais quand elles venaient à Albi, elles savaient qu’elles avaient entre 8 000 et 10 000 personnes contre elles. Même sans parler de telles proportions, j’aimerai vraiment que le peuple repousse derrière l’équipe et reviennent au stade, pour certains qui sont un peu réticents. Je leur demande qu’ils viennent voir pendant 3, 4, 5, 6 mois mais en tous cas, on va pousser à essayer de les faire revenir au stade. Je demande qu’ils viennent au stade mais c’est à nous, joueurs et staff, de tout donner pour leur donner envie de venir au stade.


C’est ce que tu avais dit en début de saison avec cette phrase  » je veux que l’on soit de nouveau craint  » et quand les équipes vont venir, elles se disent  » pfff, il va falloir se les peler ce week-end, c’est Albi  » ?


MB : Oui, c’est ça, c’est important d’avoir ça parce-que tu ne prépares pas les matchs de la même façon. Les joueurs savent ce que j’en pense, on en parle entre nous, mais quand tu es craint, et on l’a tous vécu quand tu es dans l’équipe d’en face et que tu vas dans des stades en te disant  » il me tarde d’être à 17h  » et ça, il faut qu’on l’ait. On est aujourd’hui dans un rugby qui est respectueux et attention, il faut être dans la règle mais par contre, quand tu as la ferveur des supporters et des mecs qui s’envoient sur le terrain, tu le répètes de dimanche en dimanche et au bout de trois mois, ils se disent  » pff, on va à Albi « . Mais ça, ça ne viendra pas tout seul, il faut certes que les gens reviennent au stade mais il faut aussi que ce soit nous qui donnions aux gens. Il faut que l’on donne et quand on aura donné, on pourra leur demander de revenir mais d’abord, il faut que l’on montre cet investissement, cette générosité et cette envie de ne rien lâcher. On a le droit de ne pas être bon au rugby de temps en temps, ça arrive, mais par contre, de mouiller un maillot est le minimum syndical et avec Alex, on y attache une importance colossale. C’est important aux yeux des coachs que nous sommes, il faut vraiment trouver cette unité et pouvoir être craint, ici, à Albi mais ça se construit, ça n’arrive pas du jour au lendemain.


Au niveau du capitanat, tu as choisi ton capitaine ?


MB : Oui, pour l’instant, le capitaine, c’est Mathieu, il fait bien son job et on apprend à se connaître. En tous cas, c’est un réel plaisir de travailler avec lui mais, comme je l’ai dit la semaine dernière, il ne sera pas tout seul. Il faudra qu’il soit épaulé et aidé dans ses tâches, il ne peut pas tout faire comme il le faisait peut-être mais en tous cas, pour l’instant, je suis très content que ce soit Mathieu et il fait très bien son rôle.


Quelques mots pour nous donner le mot d’ordre de ce match ?


MB : Les mots d’ordre sont sérieux, plaisir et d’être investis dans la volonté de faire un bon match de rugby parce-que, je le redis, c’est une très grosse équipe. Avec l’effectif qu’ils ont, c’est l’une des plus grosses équipes de la poule et je le sais, je les connais et je sais comment ils sont. Je sais leur ADN donc on peut s’attendre à un très gros et très difficile match.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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