#Foot – N3 / M.Pfertzel (Narbonne) « Les erreurs, on les paye cash dans ce championnat »

Pour son retour en National 3, le FU Narbonne a du cravacher dur pour obtenir quelques points. Pourtant, malgré une adversité forte, le coach orange Marc Pfertzel reste confiant dans les capacités de ses troupes lorsqu’elles pourront retrouver le chemin des terrains.

Que retenez-vous de cette première partie de saison coupée dans le vif par la seconde vague ?

Coupée oui. Ce que l’on retient surtout ce sont les équipes que nous avons déjà dû affrontées : Rodez, Nîmes, Montpellier, soit trois réserves pro en six matchs. Ce sont des équipes qui peuvent être renforcées lorsqu’on se mesure à eux. Je pense notamment au match de Rodez où neuf pros étaient alignés. On ne va pas dire que c’est un championnat tronqué, mais un peu faussé de ce point de vue là. Sur notre feuille de match contre Rodez, six d’entre eux étaient titulaires la semaine suivante en Ligue 2 ! Ça veut dire que c’est un très bon niveau. Je ne cherche pas des excuses. Aujourd’hui, on se rend compte que le championnat de National 3 est très compétitif.

Selon vous, le FUN a-t-il les armes pour se mesurer à une telle compétitivité ?

On n’est pas loin. Si nous prenions des 3-0 tous les week-ends, je dirais que nous ne sommes pas au niveau. Aujourd’hui, on se rend compte d’une chose : les erreurs, on les paye cash dans ce championnat. La phase d’adaptation au championnat ne nous a pas été fatale. Mais on essaye d’apprendre le plus rapidement possible. Aujourd’hui, pour nous, être à l’arrêt, ça m’embête. Bien sûr ça embête pas mal de personnes. Mais pour notre cas, quand vous perdez, vous n’avez qu’une hâte c’est de jouer pour pouvoir se refaire. Nous à l’entraînement, ça bosse très bien, c’est très sérieux. Nous n’avions qu’une envie, c’était affronter cette semaine de trois matchs qui devait se produire début novembre.

Selon vous cette semaine aurait pu vous éclairer sur la suite du championnat ?

Oui, ça nous aurait permis de savoir où nous situer notamment vis-à-vis du classement. Actuellement, selon moi, le classement est anecdotique. Entre la sixième place et la dernière place, ça se tient en trois points. En gros, tu gagnes un match, tu passes sixième alors qu’aujourd’hui tu es dans la charrette avec Muret ! Pour moi ce n’est pas dramatique. Le plus rageant c’est de ne pas pouvoir rejouer derrière une défaite pour pouvoir oublier et effacer les bêtises du match précédent. Aujourd’hui, je ne vais pas dire que nous sommes sereins, mais nous sommes confiants sur nos forces. Jouer de nouveau sur le Parc Honneur, alors que nous avons joué toute la saison dernière sur l’annexe, nous étions aussi en manque de repère…

Comment ça ?

Les deux terrains n’ont rien à voir. Le terrain annexe, c’était notre terrain d’entraînement, nous le connaissons parfaitement. Après sur l’ensemble, dire que je suis content, en prenant compte du classement : non. Ça veut dire qu’il nous manque quelque chose. Je pense cependant que nous étions sur la bonne voie et que nous allions nous décoincer. C’est davantage un blocage mental qu’autre chose.

Pour vous vos joueurs pourraient avoir eu le trac de cette montée au niveau supérieur ?

Peut-être car on fait une très bonne préparation en jouant des équipes d’un bon niveau comme Istres, Albères Argelès, Aigues Mortes qui était en N3 et n’aurait jamais dû tomber l’an dernier suite à l’arrêt du covid. Le niveau, je pense que nous l’avons. Maintenant, ça se joue sur des petits et mêmes des très petits détails. Nous n’avons plus autant d’occasions. C’est un championnat qui est un peu plus fermé que la R1, alors que je m’attendais à un championnat plus ouvert. Nous nous frottons à des équipes bien plus en place tactiquement et souvent je trouve qu’elles attendent beaucoup.

Quelles pistes de travail ont vos joueurs pour se tenir prêt pour une éventuelle reprise ?

Aujourd’hui, le plus important est d’essayer de garder plus ou moins tout le travail de fond effectué. Ils ont donc reçu un programme individuel en fonction de leur VMA. Les joueurs travaillent sur les temps d’entraînement. En gros quatre séances individuelles sont programmées par semaine. On ne joue pas avec le ballon car on ne peut pas pratiquer. Ensuite, le week-end, ils ont une grosse séance afin d’essayer de reproduire plus ou moins ce que l’on fait en match. C’est tout de même impossible de le retrouver sur une séance physique. Même si nous jouons à un niveau amateur, notre corps, c’est notre outil de travail. Les joueurs ont conscience qu’il est important de se maintenir et de garder la forme.

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