#Rugby – Fed1 / M.Buzy-Pucheu (FFR): «J’appelle tous les clubs à la raison!»

Le «  Big Boss  » du rugby amateur et de la fédérale 1, Maurice Buzy-Pucheu, nous a accordé un entretien alors que les esprits s’échauffent et l’ambiance se tend sur et en dehors des terrains. Pour le vice-président de la Fédération Française de Rugby en charge du monde amateur, l’affaire Woki/Rouch tout comme les débordements lors des matchs Tarbes/Lannemezan et Bedarrides/Nice dénotent d’une certaine hystérisation de la base ovalienne avec les réseaux sociaux comme prisme principal. Pour celui qui est le garant du microcosme de la fédérale et de l’ensemble du monde amateur, les réclamations de Narbonne ou encore Niort le chagrinent, et il espère que les débats se dépassionneront hors des terrains pour que le sport au sens noble du terme reprenne ses droits. En bon « Vieux sage » du rugby qu’il est, à l’instar d’Henry Broncan, « MBP » lance un appel au calme et à un retour à certaines valeurs séculaires du rugby. Mais le vice Pdt de Bernard Laporte, en a aussi profité pour nous parler à fleuret moucheté, des finances des clubs, de l’attribution de la finale Jean Prat ou encore de sa joie de voir rejaillir les succès du XV de France sur le rugby amateur. Focus sur un passionné qui pourrait débattre des heures sur ces bastions amateurs qui sont le ferment du rugby hexagonal, et qui dans un monde l’immédiateté et la surenchère sont l’apanage, tente de poser une réflexion et un regard bienveillant sur son sport.

 

 

Crédit photo La république des Pyrénées

Maurice, si on vous donne la parole aujourd’hui, c’est parce qu’on a vu que, depuis quelques semaines, la Fédérale 1 s’emballait un petit peu. Comme on l’a dit sur notre antenne, je ne sais pas si c’est le printemps ou les bourgeons naissants qui font revenir quelques ardeurs mais on a vu que ça partait un peu dans tous les sens. On s’est dit que, celui qui pouvait caler un peu la mêlée, c’était le patron de la Fédérale 1, Maurice Buzy-Pucheu. Qu’est-ce que vous pensez de cette situation où ça part un peu en vrille dans tous les sens ? 

 

Il y a eu ce match compliqué entre Tarbes et Lannemezan. Compliqué à double titre par ce qui s’est passé sur le terrain et ensuite par ce qui s’est passé sur les réseaux sociaux avec des accusations de racisme, de propos racistes. C’est vrai que ça complique, ça donne une mauvaise image de notre sport. Je ne pense pas que le rugby soit plus raciste, il y a des joueurs de toutes couleurs, de toutes nationalités, de toutes origines qui participent activement au développement de notre sport. Donc, je pense que là-dessus, il faut garder de la prudence sur le sujet. Ce que je voudrai, c’est appeler tous les clubs à la raison. Il y a effectivement ces aspects de matchs compliqués, il y a aussi des aspects de matchs sur des faits de règlement, des clubs qui portent réclamation alors que le score est fait donc, tout ça dérange. Je pense qu’on est quand même dans une période où le rugby de régénérer son image, même si l’équipe de France donne une bonne image. Et je pense que là-dessus, il faudrait que les clubs, certains présidents, certains acteurs du rugby régional, enfin, j’englobe tout le monde, mais en particulier le rugby régional y contribuent. Il est clair que le match Tarbes/Lannemezan a fait du mal. 

 

Certains nostalgiques du rugby d’antan ont dit que ça leur rappelait leur jeunesse. Mais, le problème, c’est que ce match devait être diffusé et vu à la télé. Et le lundi, on sentait que les gens voulaient voir le match plus pour voir des torgnoles et des mornifles que pour voir du rugby ? 

 

C’est sûr. Le fait est que, tous les échos positifs qu’on avait sur les retransmissions par l’Equipe TV allaient dans le sens d’intérêt pour la Fédérale 1. Il n’y a qu’à voir d’ailleurs l’audimat et le nombre de téléspectateurs. L’audimat était bon, on était sur des 300 000 visions à chaque match avec des effets plus importants sur les phases éliminatoires. Moi, je l’avais découvert par hasard il y a deux ans et c’est vrai que des gens m’en avaient parlé en disant  » on n’imaginait pas que la Fédérale 1, ça jouait comme ça « . Il ne faudrait pas qu’avec des matchs de ce style, on aille voir une corrida. On va voir un match de rugby, point final. 

 

La foire d’empoigne et le pugilat ne sont peut-être pas la meilleure image qu’on puisse donner de la Fédérale 1 ? 

 

Tout à fait. 

 

Il y a eu cet épisode entre Tarbes et Lannemezan avec cette bagarre générale. Mais il y a aussi eu, après conciliation puisque les deux présidents de Tarbes et de Lannemezan s’étaient rencontrés pour faire amende honorable, dès le lendemain de cette rencontre, des accusations de racisme. Ce qui a quand même été assez disproportionné, c’est que Marvin Woki, du fait qu’il soit le frère d’un international, qu’il soit professionnel, qu’il ait un peu plus d’aura médiatique, a vu ses accusations résonner de suite très, très fort tandis que la parole de Cédric Rouch, le petit amateur, était beaucoup plus inaudible ? 

 

N’importe comment, dès que vous le mettez sur les réseaux sociaux, c’est le premier instinct qu’on développe. Sachez que la Fédération a engagé une enquête là-dessus. Je ne connais pas les acteurs, ni Woki, ni Rouch, le talonneur de Lannemezan. Je pense que, sur ce sujet, il faut faire très, très attention à ses propos. Là, on a aussi été victimes des réseaux sociaux alors évitons, évitons de mettre sur la place publique des faits qui sont réels ou irréels. Parce-que, même s’ils ne sont pas avérés, ils auront fait du mal au rugby. 

 

Tout comme la semaine dernière, la Breaking news qui est sortie avec la soi-disant exfiltration du Stade Niçois du stade de Châteauneuf-du-Pape, où ils avaient rencontré Bédarrides, ce sont là aussi des éléments qui ne font pas grande publicité à la Fédérale 1 qui, pourtant a pleins de côtés qui sont magnifiques à vivre et à voir ? 

 

Oui, tout à fait, on déplore ça. Je suis allé voir le match Mauléon/Albi, où on s’était d’ailleurs rencontré à la mi-temps, qui était un match entier mais avec beaucoup de respect. Je suis aussi allé voir le match Bagnères/Tarbes, je ne sais pas ce qu’ils craignaient mais il y avait beaucoup de forces de police, c’était une ambiance bon enfant. Il faut retrouver tout ça, il faut sortir de ces sentiers battus, de cette passion malsaine, c’est clair. C’est sûr qu’on va s’en ouvrir auprès des présidents en espérant qu’ils auront une influence, déjà sur leurs dirigeants, sur leurs publics. Quand on a réuni les présidents de Fédérale 1, j’ai été enchanté par le climat qui existait entre les clubs de Fédérale 1. Ce sont des gens responsables qui font part de leur expérience et moi, j’avais trouvé une ambiance très, très constructive. C’est pour ça que je suis étonné. Certes, la fin de saison est compliquée, on veut se sauver, on veut se qualifier, on veut exister, on veut régler des comptes de matchs aller. Il faut sortir de tout ça. 

 

Peut-être qu’à un moment donné, si ça continue, la Fédé, peut-être aussi par la voix du grand boss Bernard Laporte, va devoir taper du poing sur la table et remettre les barres sur les T et les points sur les I ? 

 

Le match Tarbes/Lannemezan, ce n’est pas l’évènement du siècle. On en a bien sûr discuté à la Fédé, l’enquête est en cours sur les propos racistes. Taper du poing sur la table non mais on va effectivement leur rappeler leurs obligations et pour l’intérêt du rugby en général. On ne va pas, sur deux matchs, gâcher une saison qui s’est bien passée. 

 

Pour rentrer un peu dans le vif du sujet, l’enquête peut aller jusqu’où, qu’il y ait eu diffamation ou qu’il y ait eu propos racistes, quel que soit le cas de figure ? 

 

Déjà, la discipline va régler rapidement la partie sportive, les cartons rouges puis les autres évènements qui seront reportés par l’arbitre et le référent et ensuite, la partie propos racistes sera une enquête qui sera à part. Elle sera décalée des autres décisions et prendra du temps. Il y aura après bien sûr un débat contradictoire, qui existera déjà lors de l’enquête. 

 

Ce qui a peut-être été un peu reproché par le club de Lannemezan, c’est que leur joueur n’avait pas eu possibilité de se défendre. Il a été accusé sans avoir la possibilité de se défendre. 

 

Accusé par qui ? Par les réseaux sociaux, pas par nous. 

 

Totalement

 

Ce sont les réseaux sociaux qui ont tout fait là-dedans, c’est aussi ce que je trouve déplorable. Si j’ai un conseil à donner aux clubs, et peut-être qu’on engagera une information auprès d’eux, c’est plutôt un rappel à l’ordre auprès des clubs en leur demandant de sensibiliser leurs supporters, de les inviter à beaucoup plus de raison et de calme. C’est trop facile, on est anonyme, on se déchaîne mais on n’imagine pas le mal qu’on fait. 

 

Le mois de Mars, et c’est peut-être aussi pour ça que ça fait monter les tensions, c’est le mois où les clubs rendent leurs dossiers pour savoir s’ils peuvent être éligibles à la montée en Pro D2, avec le curseur FFR puisqu’après, il faut passer le curseur Ligue. Cette année va de nouveau être une foire d’empoigne pour obtenir le précieux sésame pour monter en Pro D2 ? Vous nous aviez dit au moins de Novembre, qu’à votre avis, il n’y aurait que 3 ou 4 clubs qui pourraient y prétendre. 

 

Il y a des clubs qui vont d’abord être éligibles sportivement. Ca, c’est la première des choses, je n’en vois pas 50. Ensuite, il y aura bien sûr la partie financière qui va être prise en compte. Les clubs ont reçu les avis du Conseil Supérieur, de la DNACG et on attend leurs retours pour savoir s’ils acceptent des plans ou non. Là, je ne peux pas vous en dire plus. 

 

On sait que la Fédérale 1 est un championnat qui se professionnalise petit à petit tout en gardant quand même une racine, une base amateur. A la Fédé, vous n’avez pas peur qu’à un moment, il y ait un peu une course à l’échalottepour être de plus en plus gros et que certains clubs se mettent dans le rouge ? 

 

Se sont mis dans le rouge ceux qui ont été habitués à l’ancien laxisme sur les comptes des clubs. C’est vrai qu’il y a des clubs qui étaient en difficulté, les clubs qui descendaient de Pro D2 avaient envie de remonter par n’importe quel moyen et donc, des clubs se sont mis en difficulté. C’est beaucoup moins le cas actuellement, je crois avoir à faire à des gens beaucoup plus raisonnables. Par exemple, lors du séminaire des clubs de Fédérale 1, le président de Bourgoin me dit  » je sais que je ne suis pas prêt, je serai prêt dans 3 ans. A ce moment-là, je pourrai construire « . Pour le moment, il sait qu’il ne peut pas le faire donc ça, c’est un langage de raison. Bourgoin a un passé et pourrait avoir la tentation de vouloir exister immédiatement mais non, ils sont raisonnables en disant  » non, je ne suis pas prêt donc j’attends. Je travaille pour pouvoir être prêt dans trois ans. « . 

 

On va maintenant basculer sur les bons côtés de la Fédérale 1. C’est un championnat qui, comme on le disait, brasse professionnels et amateurs. Tout le monde, en début de saison, dit tout le temps  » les professionnels vont écraser les amateurs et surnager dans ce championnat « . A l’usage, on voit que Mauléon est 4e du championnat en poule 3, que Saint-Sulpice-sur-Lèze a fait tomber Albi à l’aller et est 5e de la poule 3, que Saint-Jean-de-Luz, avec pas grand cas comme on dit dans le jargon du sud-ouest, arrive à être 3e voir 2nd car ils sont encore dans la course pour se qualifier en Jean-Prat. C’est un pied de nez à tous ceux qui disent que, quand on est amateur, on n’est pas invité pour le Jean-Prat en Fédérale 1 ? 

 

Si on prend Mauléon/Albi, Mauléon a montré ce jour-là un très beau visage. Ils sont à 14, ils perdent le match dans les 3 dernières minutes. Moi, je pense qu’ils devaient gagner. 

 

Moralement, ils devaient gagner. 

 

Ca veut dire que, même si sur le terrain, on voyait qu’Albi avait une valeur, une qualité supérieure, Mauléon avait un dynamisme extraordinaire, a joué, a gratté les ballons. Ils ont fait leur boulot. Quant à la Fédérale 1, on est en train de finaliser le groupe de travail pour imaginer la future Fédérale. Les clubs, quand ils se sont réunis en Novembre, ont décidé de continuer deux années comme ça mais il est clair qu’il faut qu’on imagine autre chose. Et là, on va faire un travail sérieux qui va peut-être prendre un an, un an et demi. La commission a été validée et là, je vais interroger les présidents, parce qu’ils ont souhaité que ce soit quelque chose entre présidents. On intègrera aussi deux présidents de Fédérale 2, car ils représentent aussi une force de proposition puisqu’ils sont aptes à intégrer la Fédérale 1 un jour. Après, il faudra aussi qu’on ait un avis de la LNR parce-que moi, ce que je crains dans tout ça, c’est qu’on bloque la transition entre la Fédérale 1 et la Pro D2. Mais, il faut qu’on amène des équipes compétitives. 

 

On le voit avec Bourg-en-Bresse ou cette année, Rouen et VRDR, ce sont des équipes qui ont marché sur l’eau en Fédérale 1 ou en Fédérale 1 Elite et qui, quand elles arrivent en Pro D2, mettent 5, 6 mois à avoir un rythme de Pro D2. Parce-que, ce n’est pas le même rythme de match ni la même intensité ? 

 

Bien sûr. Les grosses équipes jouent 3, 4 matchs compliqués et les phases finales dans la saison. Mais, ce n’est pas comme ça qu’on va former à la Pro D2. 

 

Par contre, quelque chose qui est magnifique dans cette Fédérale 1, c’est quand on voit que Mauléon ou Saint-Sulpice-sur-Lèze pourrait accueillir Bourgoin dans leurs fiefs, c’est quand même superbe comme histoire. Nous, la presse, on adore ces batailles entre  » les romains et le village d’Astérix « . 

 

C’est sûr. Ce qui est magnifique, c’est l’ambiance de ces petits clubs. Bagnères a aussi fait trembler Tarbes, on les accompagne, les anciens joueurs sont là, c’est un peu comme Mauléon, Si on n’a pas le respect du passé, si on n’associe pas son passé, on ne peut pas construire son avenir. Jean Gachassin était là, Roland Bertrand, et ça, c’est important. Ils font partie du club et ça, c’est hyper, hyper important. A Mauléon, on a aussi retrouvé des anciens joueurs, même s’ils sont moins célèbres. Le passé fait partie de l’évolution de l’identité d’une équipe. 

 

Et puis, quand on voit les noms qu’il y a en Fédérale 1, je pense à Rumilly qui a été en Top 16, au Stade Bagnèrais qui était un club mythique des années 70 et des années 80 tout comme Graulhet, on revisite un peu l’histoire de l’ovalie avec cette Fédérale 1. On revient dans des fiefs qui ont été des grands bastions illustres du rugby français ? 

 

Tout à fait. Et quand on voit les gens qui se rappellent l’époque, qui parlent de Graulhet, ça montre que ces clubs ont aussi un respect pour leur passé au-delà des résultats sportifs qui sont peut-être un peu moins bons. Mais la passion existe toujours et la passion existera toujours dans le rugby. Regardez l’équipe de France, à partir du moment où les têtes sont bien en place, on a des résultats. 

 

On voit aussi que des joueurs qui  jouaient en Fédérale 1 il n’y a pas longtemps se retrouvent en équipe de France. Là encore, ça montre que la Fédérale 1 est un véritable vivier pour le rugby professionnel ? 

 

Moi, je trouve que ce qui est très, très bien, c’est le courage qu’a eu Fabien Galthié d’intégrer contre l’équipe d’Angleterre Mohamed Haouas, qui était un inconnu, qui est passé par la Fédérale 1 mais qui est venu au rugby très tard. Bouthier, qui a démarré dans des petites équipes, qui n’a pas suivi les parcours classiques des sélections jeunes et des matchs internationaux jeunes. C’est tout ça qui est passionnant, cette recherche humaine, cette recherche des qualités humaines est partout. Il y a ceux qui ont développé le rugby un peu plus tard ou ceux qui ne sont pas passés par les filières mais ça, c’est passionnant. 

 

On sait aussi qu’il va y avoir un nouveau format de finale pour les play-offs de Jean-Prat. On avait entendu parler d’une finale de Fédérale 1 qui serait mixée avec la finale de championnat de France féminin. C’est toujours d’actualité ? 

 

Oui, toujours d’actualité mais pas avec le championnat féminin, les féminines vont jouer à part. Là, on est en train de relancer un appel auprès des stades parce-que bien sûr, ce sera télévisé donc, il faut que ce soit des stades qui soient aptes à recevoir la télévision. Ça, vous le saurez rapidement. 

 

Rassurez-nous, on ne va pas de nouveau aller à Gueugnon, avec tout le respect que j’ai pour eux ? 

 

Non, non (rires)

 

Parce-que l’année dernière, on ne va pas se mentir, ça avait été une petite erreur de casting. Gueugnon, c’est une terre de foot; Avec le recul, ce n’était peut-être pas la meilleure ville hôte à choisir ? 

 

Vous savez, soit on dit qu’on respecte les distances, soit on fait une sélection la dernière semaine ce qui est compliqué parce qu’on ne peut pas aller sur place voir l’événement, on ne peut pas permettre au club de l’organiser. Soit on définit deux, trois terrains au départ et moi, je pense que la solution, c’est bien sûr qu’on définisse avant la finale. Mais, vous connaissez l’effet de cette finale dans un pays de rugby. C’est clair que l’an dernier, la finale au niveau public était catastrophique. 

 

Totalement.  On va un peu se recentrer sur le Tarn et sur Albi. Dans le Tarn, on a quelque chose dont on est très, très, très fier, c’est le festival Rugb’images qui parle du rugby au sens large du terme et même qui va en profondeur dans l’analyse du rugby. Est-ce qu’on aura la chance de vous croiser dans le Tarn dans le cadre du festival Rugb’images 

 

Je n’étais pas au courant mais je suis preneur pour toutes ces expériences qui amènent de l’intelligence et de la réflexion dans le monde du rugby. 

 

Maurice Buzy-Pucheu, on va vous laisser continuer de gérer en bon père de famille comme vous le faîte cette Fédérale 1. On va juste finir en vous demandant : qu’est-ce qu’on peut souhaiter de mieux à ce championnat qui est si attachant et qui a presque une part  » pagnolesque  » ? 

 

Pagnolesque non, moi j’ai envie de dire que c’est un championnat sérieux. Thierry Murie avait entrepris un très gros travail sur l’équilibre financier des clubs et c’est vrai que c’était une grosse distorsion. Actuellement, on continue mais ça avait été bien entamé et c’est compris par les clubs. C’est un championnat de qualité, de grande qualité. Il faut continuer, essayer de l’améliorer, poursuivre cette réflexion et amener un peu une refonte du rugby amateur français. 

 

Question bonus : on sait que dans les réflexions que vous avez pour la Fédérale 1, vous allez intégrer beaucoup de parties prenantes. Il y en a un, qui n’est pas en Fédérale 1 mais en Fédérale 2, qui a beaucoup d’idées ainsi qu’une vision et une hauteur d’esprit sur le rugby qui est quand même assez prépondérante, c’est Henry Broncan. Vous allez tendre l’oreille du côté du Gers pour voir ce que le bon vieux sage Henry a à dire ? 

 

Henry, on se connaissait, on se disait bonjour. Je l’ai rencontré le soir où la Ligue Occitanie a réuni les clubs de Fédérale à Mirande. On a mangé face à face et c’est vrai que c’est un régal d’avoir un homme comme ça. Bien sûr qu’on sollicitera Henry pour des avis. C’est la personne qui connaît le mieux le rugby, il a une finesse, une intelligence et une expérience dont on ne peut clairement pas se passer. 

 

Quand il nous donne des interviews, on dit toujours que ces dernières sont des  » bonbons au miel « . 

 

Il connaît parfaitement le rugby. Moi, je le connaissais à l’époque où je m’occupais de la commission technique au comité du Béarn. Il connaissait tous les gens par cœur, toute la Bigorre. Les joueurs, il les connaît, il a un attachement aux qualités humaines des personnes qui est remarquable. 

 

On va finir sur cette note positive. On avait commencé avec le négatif en Fédérale 1, on a fini avec le positif et on espère vous ravoir très prochainement pour parler bien sûr de rugby, de Fédérale 1 et de l’amour de ce ballon ovale. 

 

Sans problème Loïc.

 

 

 

Propos recueillis par Loïc Colombié

L’ITW audio de Maurice Buzy-Pucheu lors de l’émission « Le MagSport -RadioAlbiges  » du 3 mars 2020 .

https://hearthis.at/radio.albiges/magsport03032020/

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