#Rugby – Fed1 / J.Wanin (Albi) : «Rester au maximum à haute intensité.»

Retrouvez la conférence de presse d’avant match SC Albi et le SC Pamiers avec le coach Albigeois des lignes arrières Jeremy Wanin .

Jérémy, on va d’abord revenir sur le derby face à Lavaur. Il y a eu un sentiment un peu mi-figue, mi-raisin ? 

 

JW : Oui, comme tu le dis et comme les spectateurs ont pu le voir sur le terrain dimanche, ce n’était pas un match abouti et on n’était pas satisfait du résultat. Le staff avec Arnaud n’étaient pas satisfait du résultat et de la prestation globale des joueurs. Les joueurs étaient au courant, on les a laissés un petit peu y réfléchir et dès mardi matin, on a fait un retour un peu corsé sur notre prestation, pas tant au niveau de ce qu’on a produit et au niveau du jeu mais plus sur l’état d’esprit. Après, la complexité, on peut se trouver des excuses mais il faut quand même rester au maximum à haute intensité. Ce que j’avais soulevé après le match, c’est qu’on avait subi les collisions et raté des plaquages. Les statistiques ont confirmé tout cela donc voilà. On a mené au score rapidement, il y a certainement eu inconsciemment un petit relâchement et ce sont des choses qui ne doivent pas arriver. Encore une fois, comptablement, cela ne nous handicape pas dans notre parcours et sur la saison mais, il faut qu’on soit capable de se dire les choses et quand ça gagne et quand ça va moyen pour résoudre ces problèmes et être plus performant sur les prochains matchs. 

 

Arrive une équipe de Pamiers qui nous avait enquiquinés jusqu’au bout. On se rappelle qu’il y avait eu quelques frayeurs dans les dernières minutes à Pamiers, ils avaient essayé de faire un come-back du tonnerre. C’est une équipe qui joue aussi le maintien comme Lavaur. En clair, le Sporting est, pour l’instant, un peu l’arbitre dans la course au maintien ? 

 

JW : Oui mais nous, au-delà de la lutte au maintien, on s’occupe vraiment de nous et de l’importance capitale d’engranger des points à la maison en particulier à la maison, à l’extérieur aussi, mais à la maison en particulier. On se doit de retrouver un peu notre état d’esprit conquérant qu’on a eu jusqu’à présent. On se doit aussi de faire une bonne prestation à domicile parce qu’on doit monter en puissance avec les phases finales qui vont arriver rapidement. Ce bloc se termine par cette réception de Pamiers et on doit les recevoir de la meilleure des manières. 

 

Une des catastrophes qu’il y a eu à Lavaur, ce sont les blessures de Gaëtan Bertrand et Alfi Mafi. On peut avoir quelques nouvelles de ces deux joueurs ? 

 

JW : Oui, d’un coup, on n’est pas épargné par les blessures derrière. On avait tout l’effectif et d’un seul coup, l’effectif est un peu décimé parce qu’il faut rajouter Tucs Vasuinubu qui a aussi une douleur au genou. Alfi Mafi, c’est une petite commotion qui a été décelée par le docteur. Il aurait pu rester sur le terrain mais, par mesure de sécurité, on a préféré le sortir. Donc, on va le laisser un peu au repos pour qu’il récupère. Gaëtan Bertrand passait son IRM ce soir donc, à l’heure actuelle, je ne peux pas vous en dire plus. Les nouvelles étaient plutôt rassurantes mais, tant qu’on n’a pas l’examen, on ne peut pas trop se prononcer. Nos deux centres qui ont dû sortir rapidement ne pourront pas être alignés pour ce week-end. 

 

Un mot sur Pamiers. Comment voyez-vous cette équipe aujourd’hui ? 

 

JW : Comme une équipe qui lutte pour le maintien. Comme on le disait tout à l’heure, on reste sur le même profil que ce qu’on avait analysé pour le match aller c’est à dire une grosse densité devant, des joueurs très costauds qui sont capables de faire la différence sur les collisions, qui sont encore plus costauds que Lavaur alors qu’on avait quand même reculé sur les collisions de Lavaur. Donc, on peut se dire que, face à une équipe plus costaud, si on ne s’y met pas en face, on va avoir des difficultés. C’est une équipe qui a une charnière d’expérience et qui est capable de gérer le jeu, notamment sur les matchs à l’extérieur, avec peut-être des jeux au pied qui seront mis en place sur les bons moments. Donc voilà, une équipe costaud avec une charnière expérimentée qui fait que c’est une équipe qui va se déplacer avec un potentiel certain à Albi. 

 

On parle de rythme, on est déjà à la fin du bloc de Janvier, un bloc de trois matchs. Est-ce que ce n’est pas compliqué d’avoir des blocs aussi hachés, c’est à dire qu’en à peine trois matchs, on n’a peut-être pas le temps de trouver la vitesse de croisière ou l’intensité qu’on voudrait avoir ? 

 

JW : Oui et ça va l’être encore plus puisqu’après, on va passer sur deux week-end de récup puis trois matchs et ensuite, deux matchs, un week-end de récup, un match, un week-end de récup. Donc, le calendrier était à peu près cohérent, même si on manquait un peu de rythme parce-que ça s’arrêtait au bout de 3 matchs, avec trois matchs, un off, trois matchs, un off. Là, ça va être beaucoup plus morcelé puisqu’on va arriver sur les phases finales. Donc ça, c’est quelque chose qu’on a pris en compte avec les préparateurs physiques, avec les joueurs pour pouvoir adapter nos semaines d’entraînement à ce manque de rythme qui va être évident. Même si ce n’était pas encore le cas jusqu’à présent puisqu’on était sur un rythme régulier, on va rentrer dans cette 2e partie de championnat qui est un peu plus morcelée et il faudra qu’on prenne évidemment ça en compte. Les joueurs veulent enchaîner pour être performants, nous, on a besoin d’une équipe performante et de plusieurs joueurs au même poste qui soient en capacité d’assumer le niveau. Donc, il va falloir qu’on prenne ça largement en compte sur la partie qui nous arrive. 

 

Et comment justement ?

 

JW : C’est le travail de la préparation physique, l’intensité aux entraînements qui peut être élevée et monter jusqu’à 100% sur des intensités d’entraînement qui peuvent être en opposition réelle et qui permettent d’avoir le rythme. Et tout ça mélangé avec le staff de la préparation physique qui doit adapter l’état de fatigue des joueurs et qui doit les mettre dans un état de fatigue avancé sur des semaines qui vont être plutôt light pour qu’on puisse garder le rythme. Parce qu’on le sait, les phases finales, ce sont 4 matchs d’affilée, 1/4 de finale aller/ retour, 1/2 finale aller/retour, qui s’enchaînent. 

 

Il y a des poules qui ont, semble-t-il, une intensité plus élevée que celle d’Albi. Vous serez prêt à répondre présent ? Parce-que la difficulté de ces phases finales, c’est d’arriver à préparer avec les équipes qu’on a en face. Et la poule d’Albi semble un peu plus légère que la poule de Bourgoin par exemple. 

 

JW : Oui, c’est ce qu’on dit. Vous savez, pour moi, dimanche, Lavaur font leur gros match de la saison avec un temps de jeu qui est élevé sur le match, des joueurs qui se déplacent de partout et plus que de raisonnable puisqu’ils vont couvrir des zones. Normalement, ce sont des joueurs qui ne feraient peut-être pas les efforts mais on a des matchs à haute intensité. Les joueurs le disent en sortant des matchs, ce sont des matchs qui sont quand même à bonne intensité. Peut-être pas sur les collisions mais au moins sur les déplacements des joueurs donc ça, c’est important. Après, on a eu le même cas de figure l’an dernier et on était quand même prêt ç subir ces intensités-là sur les phases finales. On l’avait préparé physiquement, on s’était préparé à ça, on a quand même la chance d’avoir les joueurs à 100% du temps avec nous pour pouvoir se préparer à ça. Et, avec tout ce qui nous est arrivé, je pense que physiquement et mentalement, les joueurs seront prêts à relever le défi de l’intensité. 

 

Pamiers, en plus d’avoir subi une défaite à Bagnères dans la course au maintien, a perdu deux armes maîtresses en route avec les cartons rouges de Valcu, le 2e ligne et Laforgue, le 3 ligne. Est-ce que vous allez appuyer un peu là où ça fait mal, sur le jeu d’avants ? 

 

JW : On va surtout se retrouver nous, ce que je disais tout à l’heure, au niveau de l’état d’esprit. S’il faut qu’on leur mette des ballons portés, on leur mettra des ballons portés, on est prêt à ça. S’il faut qu’on écarte les ballons sur les extérieurs parce qu’ils auraient tendance à être plutôt serrés et qu’il faut qu’on écarte les ballons sur les extérieurs, ce qu’on n’avait pas trop été capable de faire, on le fera. On est capable d’aller chercher le milieu de terrain comme d’aller chercher les extérieurs. Encore une fois, on est vraiment très concentré et focus sur notre jeu et notre état d’esprit pour ce week-end. 

 

 

Jérémy, les mots d’ordre pour ce match face à Pamiers ? Ça va être de faire la guerre aux quatre coins du terrain ? 

 

JW : Oui mais, au-delà de ça, suite à la prestation de Lavaur, c’est de se retrouver collectivement sur notre état d’esprit conquérant. Pour ce week-end, ce sera un peu ça les mots d’ordre. 

 

 

Question bonus : dans la poule 2, qui est un ruck géant, on voit que les deux prétendants au Jean-Prat changent tous les week-ends. A la fin de la phase régulière, qui vois-tu qualifié dans cette poule ? 

 

JW : C’est la question qui est difficile en ce moment, surtout avec les résultats, la victoire de Nice qui vient d’être confirmée. Tout ça pour dire qu’il est difficile de se prononcer sur la fin, à part Bourg-en-Bresse que je vois quand même terminer premiers par rapport à ce qu’ils proposent, la 2e place reste ouverte

 

Tu préférerais qui ? 

 

JW : Pas de préférence pour moi, ça m’est égal. 

 

Des nouvelles des blessés qui sont en cours de reprise ? 

 

JW : Tunu Tavalea a rattaqué les entraînements avec nous donc, il va être apte. Il faut savoir qu’on a 15 jours derrière donc, ça va vraiment permettre de régénérer ces organismes-là. Gymael Jean-Jacques, le pilier gauche, est toujours out avec une vilaine blessure à la cuisse. Benji Caminati devrait rattaquer pour le prochain bloc, il a encore 15 jours de convalescence, il commence à recourir maintenant. Paul Farretjoue avec les espoirs ce week-end, les espoirs qui se déplacent à Brive samedi après-midi pour un match face aux premiers de la poule. Nicolas Chocou, après les cervicales, il lui reste encore une quinzaine de jours pour rattaquer le contact avec nous. On avait peur de l’opération mais finalement, non. Après, notre effectif des joueurs de devant est quasiment au complet. Là, c’est juste une petite hécatombe qu’on a eu derrière en une semaine, on a enchaîné. Lucas Guillaume lui, va partir avec la sélection d’Espagne mais pas avant Février. Il est avec nous pour les 15 jours d’hier et après, il décolle. 

 

On a vu contre Lavaur que Russel n’a pas tapé un coup de pied. Il a eu un problème ? 

 

JW : Il a eu une fin de match avec un mal de dos. C’était un petit souci qu’il a réussi à régler en se faisant manipuler donc il est à 100% pour ce week-end. Et pour les tirs au but, ça avait été décidé que ce soit Kevin Boulogne qui commençait. 

 

Propos recueillis par Loïc Colombié

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