#Rugby – Fed1 / Y.Villanove (Nice) : «On a une carte à jouer, pour aller chercher le Jean Prat.»

Yohann Villanove, le jeune ouvreur (23 ans) du stade niçois, nous a accordé un entretien à la veille de la réception le week-end dernier du RCHCC (Hyères), et quelques jours après une belle victoire en terres narbonnaises. Malgré un pépin physique qui lui a ôté le droit de participer au choc face aux audois, l’ex chambérien ne s’en sent pas moins comme un poisson dans l’eau sur la Côte d’Azur. Nous sommes revenus avec lui sur le début de saison des « Stadistes », sur la progression d’un groupe remanié à l’intersaison mais aussi des concurrents, de la réclamation de Narbonne, de ses ex coéquipiers chambérien et de son mentor Benjamin Bagate. En clair, l’ex biterrois nous livre un tour d’horizon des ambitions du Stade Niçois, tout en restant focus sur une saison qui risque d’être haletante jusqu’à la dernière seconde.

 

Crédit photo Phillipe Gervasoni

Yohann, on va dire que tu n’as pas eu trop de chance au pied du sapin puisqu’il y avait un beau match de gala à jouer le week-end dernier face à Narbonne. Tu l’as regardé devant la télé mais j’imagine que la prestation de tes coéquipiers t’a ravi et a t’as mis des étoiles dans les yeux ? Pour le Stade Niçois, renverser Narbonne est quand même une belle prestation et un beau scalp ? 

 

Oui, c’est sûr surtout que, pour l’instant, c’était le seul match qu’on avait perdu à la maison. Ce sont eux qui étaient venus nous taper donc, ça nous tenait à cœur de gagner là-bas. Les potes ont fait le boulot donc, il est sûr que ça fait toujours plaisir surtout que ça nous relance un peu dans la course à la qualif donc, c’est vraiment top. 

 

Quels sont, pour toi, les ingrédients qui ont fait tourner ce match en faveur des Azuréens ? 

 

C’est surtout la défense. On a eu une défense vraiment intraitable avec une grosse montée défensive sur tous les ballons. On a bien réussi à museler leurs individualités, et dieu sait qu’il y a de grosses individualités à Narbonne. Nous, on a eu un très gros collectif et je pense que c’est ce qui a fait pencher la balance. 

 

Comme on le disait, tu n’as pas été là sur ce match. Par contre, depuis le début de saison, tu as participé à beaucoup de rencontres avec le Stade Niçois. Tu es arrivé à l’intersaison,  on peut faire un point de passage après presque 6 mois passés sur la Côte d’Azur ? 

 

Bien sûr. On a eu un début de saison notamment surtout dû au fait qu’il y a eu beaucoup de recrues. C’est comme dans toutes les équipes, quand il y a beaucoup de recrues, il faut que la mayonnaise prenne et c’est ce qu’il y a de plus dur à faire. Ça a pris quelques mois avec des résultats en dents de scie en début de saison mais là, la mayonnaise a bien pris et on a commencé à prendre des automatismes et à être de plus en plus dangereux tous les week-ends avec un jeu vraiment en place aujourd’hui. 

 

Quand on fait les totaux sur les 3 derniers mois, Nice est l’équipe qui a une des plus belles dynamiques. Souvent, pour engranger de la confiance et déclencher une telle dynamique, il faut un match déclic. Où situes-tu ce match déclic dans la saison de Nice ? Au mois d’Octobre j’imagine ? 

 

Le match déclic a été notre défaite à Nîmes. On a perdu à Nîmes alors qu’on était en posture de remettre un pied à l’étrier et on a perdu le match là-bas. Dans la semaine qui a suivi, on s’est réuni dans le vestiaire, on s’est dit les choses et on s’est promis que les conneries comme ça, il ne fallait plus que ça arrive. Jusqu’à aujourd’hui, ce n’est plus arrivé et c’est le dernier match qu’on ait perdu jusqu’à présent donc je pense que cette réunion nous a fait du bien et que ça a fait du bien de dire les choses. Maintenant, on peut aller de l’avant, les recrues n’ont plus à regarder ce qui s’est passé dans le passé mais aussi pour les joueurs qui sont ici depuis quelques années et qui voient aussi l’avenir avec nous en oubliant ce qui s’est passé les années précédentes. 

 

On sait que Nice est un club qui se structure, qui se professionnalise. Qui dit ce genre de structure dit grosse ambition. Pour l’instant, on va dire que vous êtes en embuscade pour la qualification en Jean-Prat. Cette qualification est un véritable objectif à l’intérieur de l’équipe ou bien, qui vivra verra ? 

 

Non, c’est un objectif qu’on s’était fixé en début de saison. Donc, pour l’instant, on n’est pas vraiment dans les clous, on est un peu en-dessous de ce qu’on pensait être au classement. Mais, je pense qu’au vu des prestation qu’on a données récemment et au vu des matchs qu’il nous reste à jouer, à savoir qu’on va recevoir Aubenas qui est juste devant nous, je pense qu’on a un calendrier plus favorable que Narbonne donc, je pense qu’on a vraiment une carte à jouer pour aller chercher l’une des deux places qualificatives au Jean-Prat. 

 

J’imagine que tu as un regard un périphérique, que tu as regardé un peu ce qui se passait dans les autres poules. Il y a des équipes qui t’ont tapé dans l’œil ou même des équipes qui t’ont surpris ? 

 

Des équipes qui m’ont surpris, pas tant que ça. Je m’attendais à voir des équipes comme Massy qui roulent sur leur poule mais ils n’ont pas encore eu de gros adversaires donc, c’est un peu surprenant. Je pensais qu’ils allaient mettre plus de gros scores que ça, ils ont eu du mal contre quelques petites équipes. Après, forcément, l’équipe qui me surprend c’est Mâcon parce qu’il reste quand même sur un titre en Du Manoir et cette année, ils ont un peu de mal donc, c’est clair que c’est toujours surprenant de voir une équipe qui tournait si bien l’an dernier un peu à mal cette année. 

 

Et puis toi Mâcon, en tant qu’ex-chambérien, tu l’as un peu en travers de la gorge. Ils vous ont arrêté dans votre élan ? 

 

Oui, ils nous ont battus l’an dernier en demi-finale. Je ne l’ai pas en travers de la gorge parce-que je ne suis pas rancunier et que c’est le sport. Il faut un gagnant et un perdant et ce jour-là, c’était nous les perdants et ils ont mérité leur victoire donc, je ne peux pas être rancunier. Mais, c’est vrai que c’est une équipe que je pensais être meilleure cette année, que je voyais dans le top 3 de la poule de Chambéry. 

 

Crédit photo Phillipe Gervasoni

Comme on l’a dit, à Nice, vous avez de grosses ambitions. Quelle est l’équipe que vous redoutez de rencontrer si vous vous qualifiez en quart de finale du Jean-Prat ? Qui est pour vous l’épouvantail ou l’ogre de cette Fédérale 1 ? Bourg-en-Bresse ? 

 

Oui, pour moi, c’est la plus grosse équipe actuellement, la plus complète de ce que j’ai vu par rapport aux autres poules via la télé. La plus complète et la plus dangereuse pour moi, oui, ça me paraît Bourg-en-Bresse. Après, on les a battus chez nous, peut-être que si on arrive à faire un exploit en les battant chez eux et qu’on les prend en phases finales, on arrivera avec un ascendant psychologique, ça peut être bon pour nous. 

 

Parlons aussi un peu de toi. Tu as quand même fait pas mal de feuilles de matchs. Pour toi, ce rebond en terre niçoise est plutôt positif depuis que tu es arrivé ? 

 

Oui, bien sûr, j’ai beaucoup de temps de jeu. Après, c’est aussi dû au fait que je ne suis pas souvent blessé. L’année dernière, j’avais eu une pubalgie qui m’avait bloqué 3 mois donc, c’était pénalisant. Là, cette année, je suis bien physiquement, je n’ai pas de gros pépins. J’ai eu deux petites contractures qui m’ont handicapé mais c’est le sport, tu es obligé d’avoir de petites blessures à un moment ou à un autre de la saison. Mais c’est vrai que ça me fait du bien parce-que je me retrouve dans une équipe et des coachs qui me font confiance donc, c’est cool. 

 

Quand tu nous avais décrit ce club en arrivant, tu nous avais dit que c’étaient surtout la discipline et la rigueur qui régnaient dans ce club qui t’avaient beaucoup plu. Maintenant que tu y as fait quelques pas en plus, quel est un peu l’ADN et le côté vivant de ce club ? On imagine qu’il y a un côté un peu caliente sur les bords de la Méditerranée ? On aime bien ça, faire embraser les tribunes ? 

 

Le stade n’est pas souvent plein mais c’est vrai que le point N°1 de cette équipe, c’est l’état d’esprit. On s’est dit qu’on allait rien lâcher, peu importe qui on aurait en face, que ce soit de grosses ou de petites équipes, qu’on allait tout jouer à fond. Depuis peu, ça nous sourit, on va essayer de continuer comme ça et en espérant que ça va ramener du monde au stade et qu’on réussira à remplir les tribunes. 

 

On a vu qu’à l’issue du match gagné face à Narbonne, une petite polémique est sortie dans la presse le lendemain. A priori, Narbonne aurait porté réclamation contre le Stade Niçois. Tu as eu des échos de tes coachs et de tes présidents ? Tu en sais un peu plus sur cette histoire ? 

 

Les coachs et les présidents ne nous en ont pas parlé. C’est vrai qu’on le voit sur les réseaux sociaux, avec Rugbyrama et tout ça qui partagent des articles. C’est quand même un peu bizarre qu’ils portent réclamation sur une action un peu litigieuse, parce-que notre carton jaune est rentré avant que l’autre ne sorte. Mais bon, le temps que le carton jaune arrive, Narbonne avait déjà perdu le ballon et le mec était à 30 mètres de l’action. Donc, je ne pense pas que ça ait pu influer sur leur perte de balle, surtout que c’est sur une touche où il y a de suite un contact sur un ballon porté. Je pense qu’ils essaient un peu de se raccrocher à ce qu’ils peuvent parce-que je crois qu’ils savent que les points de ce match peuvent leur causer du tort en fin de saison et peuvent leur manquer. Donc, je pense qu’ils essaient un peu de se raccrocher à ce qu’ils peuvent et j’espère que la Fédé tranchera en notre faveur et qu’on n’aura pas à rejouer là-bas. Après, si on doit y retourner, on essaiera de remettre les mêmes ingrédients et de ramener le même résultat.

 

Et puis, comme juge de paix, il y a avait les caméras de la chaîne l’Equipe donc, la Fédé pourra se faire juge et partie. 

 

Oui, la Fédé pourra avoir les images par elle-même. 

 

Et avoir un côté assez impartial là-dessus parce-que, quand parfois il n’y a pas d’images, c’est un peu difficile de démêler le vrai du faux. Là, ils ont quand même de la matière pour savoir de quoi il en retourne ? 

 

Oui, c’est exactement ça, là, ils peuvent voir les images. En plus, souvent, les matchs sont filmés par les clubs par des professionnels comme il faut donc on voit tout très bien, c’est en plein milieu de l’écran. Comme je te l’ai dit, nous, on ne peut pas savoir ce qu’ils vont décider mais j’espère pour nous qu’ils vont pencher en notre faveur et que ça ne va pas nous porter préjudice parce-que c’est un match qu’on a mérité de gagner au vue de la prestation qu’on a rendue. Après, si pour eux, on ne méritait pas notre match et qu’on l’a gagné sur cette erreur, alors que cette erreur n’a pas été commise par les coachs ou par qui que ce soit du club mais c’est le délégué qui a dit au joueur de rentrer. Donc après, nous, on n’y est pour rien, on suit les consignes des dirigeants de terrain. Si le mec n’a pas bien fait son boulot, ce serait bête que ce soit nous qui nous retrouvions pénalisés. 

 

Bien sûr. En plus, vous n’avez pas le temps de gamberger parce-que dès ce soir arrive de nouveau un gros match avec Hyères-Carqueiranne. Ca va être un derby au sens large du terme mais j’imagine que ça va frotter aux entournures ? Parce-que Hyères-Carqueiranne, c’est une équipe qui monte en puissance, Nice aussi. Il risque d’y avoir gros match ce samedi ? 

 

C’est vrai qu’il y a encore un gros match ce soir mais tu sais, dans cette poule, il n’y a pas souvent de petits matchs. C’est compliqué, il y a Castanet et Mazamet qui sont un peu en-dessous mais sinon, même quand tu prends des Château, des Béda, ça ne lâche rien, ça se bat jusqu’à la mort. Donc, il n’y a jamais de matchs faciles, il faut prendre toutes les équipes avec beaucoup de sérieux. Et c’est vrai que Hyères-Carqueiranne encore un petit peu plus que les autres parce qu’on sait que c’est vraiment une équipe compétitive. On les a joués en amical cette année, on les a déjà joués au match aller et on a perdu chez eux. Donc, c’est vrai qu’on l’a un peu en travers parce qu’on avait pris une belle branlée quand on avait été jouer les amicaux donc, ça ne nous avait pas mis en confiance forcément. Mais depuis peu, on enchaîne bien et on commence à trouver une bonne confiance dans notre groupe et dans tout ce qui se passe autour. C’est vrai qu’on attend ce match pour se prouver des choses à nous-mêmes. 

 

Une autre question qui concerne plus le joueur au sens large et pas uniquement le joueur de Nice. On a vu qu’il y avait eu pas mal de blessures le week-end dernier, en autres Lucas Daminiani à Bédarrides qui s’est fait le tibia/péroné, Fabien Moncade à Oloron face à Albi qui s’est fracturé la malléole. Ce mois de Janvier est plus dur que les autres à appréhender pour vous les joueurs ? Parce qu’on sait que vous faîtes souvent du foncier pendant la trêve, il y a aussi la coupure qui fait que les corps ont du mal à repartir après. C’est un mois difficile à appréhender ou bien, c’est le fruit du hasard qu’il y ait eu autant de blessures lors de cette journée de reprise ? 

 

Non, c’est vrai que c’est toujours un petit peu compliqué parce qu’on a cette trêve de deux semaines après six mois en comptant la préparation physique. Donc, c’est vrai qu’on a souvent tendance à vouloir se relâcher et à se prélasser un peu trop. Je pense qu’il faut arriver à trouver l’équilibre pendant les Fêtes, à savoir rester un petit peu en forme sans vouloir faire trop d’excès. C’est vrai que c’est peut-être aussi ce qui peut jouer sur le fait qu’il y ait autant de blessures, peut-être que l’hygiène de vie des mecs pendant les vacances n’a pas été forcément bonne. Ou alors, c’est peut-être juste un manque de chance, franchement, je ne saurai pas te l’expliquer. Moi, personnellement, je n’ai pas forcément eu de grave blessure à cette période-là dans toute ma jeune carrière donc je ne saurai pas te donner d’explication. Nous, au club, on n’a pas eu de grosse blessure au retour des vacances donc après, je ne sais pas si c’est parce qu’on a bien bossé pendant les fêtes qu’on a plus de chance que les autres. Mais c’est vrai que c’est souvent le cas qu’il y ait beaucoup de blessures en Janvier. C’est peut-être l’arrivée des grands froids qui fragilisent l’organisme, franchement, je ne sais pas. Il y a beaucoup d’explications possibles mais je ne suis pas assez expert pour te répondre. 

 

Il n’y a pas de vérité absolue comme on dit ? 

 

Oui, c’est ce que je pense. 

 

On va aussi parler de Chambéry, ton ancien club. J’imagine que tu as toujours un petit regard sur ce que font les Eléphants. 

 

Oui, j’ai toujours des potes là-bas donc forcément, je jette toujours un œil pour voir comment ça se passe pour les copains. 

 

On va parler clairement, samedi dernier, ils ont eu chaud aux fesses contre Drancy. Ils gagnaient 15 à 40 à la mi-temps, ça finit à 36-40 avec une possibilité à la fin pour les Drancéens d’aller à dame. Je ne sais pas si tu eu d’anciens coéquipiers mais ils ont dû avoir quelques sueurs froides qui ont coulé le long de la gorge ? 

 

Non, je n’ai pas eu de coéquipier mais j’ai lu un peu la presse chambérienne, j’ai lu le Dauphiné. Et oui, effectivement, la fin du match a été un peu compliquée pour eux. Je ne sais pas à quoi c’est du, comme je n’ai encore personne de là-bas au téléphone cette semaine. Le principal pour eux est qu’ils aient réussi à gagner et qu’ils arrivent à s’accrocher à cette 3e place. En plus, ils doivent recevoir Dijon bientôt donc, je pense qu’eux-aussi ont une carte à jouer dans cette seconde partie de championnat. 

 

En parlant de chambérien et d’ex-chambérien, est-ce que tu as eu notre ami en commun «  Benben » alias Benjamin Bagate et es-tu au courant de ces nouvelles aventures puisqu’il est en train de développer quelque chose pour les minots pour leur apprendre à appréhender les chocs via des skills 

 

Oui, j’ai souvent Benben au téléphone, en moyenne une fois toutes les deux semaines. On prend beaucoup de nouvelles l’un, l’autre. On a toujours eu un bon rapport donc, ce n’est pas le fait d’être éloignés qui change ça. Et oui, il m’a parlé un petit peu de son projet. C’est bien je pense parce-que, dans le nouveau rugby, dans le rugby d’aujourd’hui, on n’apprend pas forcément les bonnes choses aux jeunes dès le début. Retourner avec les idées qu’à Benben, je pense que ça peut faire avancer le rugby en général donc oui, je pense que c’est une bonne chose. En plus, je sais qu’il aime bien rechercher, être toujours dans la nouveauté donc, ça ne m’étonne pas trop de lui qu’il se soit lancé là-dedans. 

 

Et malgré cela, ça ne l’empêche pas d’avoir de bons résultats avec Périgueux qui caracole en tête en Fédérale 2 ? 

 

Oui, je crois qu’ils ont perdu un match ou peut-être même pas encore, ça doit être un match nul. Ca marche bien pour eux donc, c’est cool. Je sais qu’ils ont un beau projet, notamment l’envie de monter en Fédérale 1 rapidement donc, si ça peut se concrétiser pour lui et son équipe, ça serait top. 

 

Pour conclure cette interview et te souhaiter le meilleur pour 2020, on sait que tu as souvent été privé de cerise sur le gâteau pour l’instant cette année, avec les matchs de Bourg et de Narbonne que tu n’as pas pu jouer pour cause de blessures. Le mieux qu’on puisse te souhaiter, c’est de vous qualifier en Jean-Prat comme ça, tu en auras de gros matchs à jouer ? 

 

Oui, c’est clair (rires). On va essayer de tout faire pour et si jamais on arrive à y être, j’espère que je ferai partie de l’équipe qui fera ces matchs et que je pourrai aider l’équipe à aller le plus loin possible. 

 

Propos recueillis par Loïc Colombié

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