#Rugby – Fed1 / B.Trey (Blagnac) : « Quand je lis que Michel Drucker se mêle de l’avenir de la Fed1, je suis pas d’accord!»

Le président des caouecs blagnacais, Benoît Trey nous a accordé un entretien ce vendredi , pour nous donner le pouls de ses troupes avant le choc face au Sporting Club Albigeois. Au delà de l’enjeu sportif de ce tournant de la saison, l’homme fort du Blagnac Rugby nous a aussi livré son opinion sur le débat du moment : la réforme de la fédérale 1. Courroucé de voir intervenir des acteurs externes au dossier, le président haut garonnais, tout en étant force de propositions , remet « l’église au centre du village » en affirmant sa volonté d’une réforme construite par « ceux qui mettent les mains dans le cambouis  » . Loin de la surenchère médiatique actuelle sur le retour de la  » fédérale 1 Élite  » ou d’une hypothétique Pro D3, Benoit Trey attend énormément du séminaire des présidents de fédérale 1 fin novembre à Marcoussis , pour qu’ émerge un championnat à l’enjeu sportif et à l’attractivité économique sublimés.

 

 

Benoit, ce samedi arrive un tournant de cette saison 2019-2020 en phases régulières de Fédérale 1, surtout dans cette poule 3, le choc entre les deux favoris, le Sporting Club Albigeois qui reçoit ton équipe du Blagnac Rugby. Mais, vous arrivez quasiment avec la pancarte de favori car vous êtes le seul club invaincu de Fédérale 1. C’est quand même un début de saison tonitruant des caouecs 

 

Oui, on est plutôt satisfait du début de saison. On reste les pieds sur terre, la marque de fabrique de la maison blagnacaise, c’est l’humilité. Donc, oui on est content du bon début de saison mais on reste, on va dire humble par rapport à ce départ. On est satisfait, on sait que samedi, ça va être un gros match avec beaucoup d’engagement, on s’y est préparé. La défaite à d’Albi à Saint-Sulpice-sur-Lèze, ne nous aide pas je pense puisque pour le coup, il y a eu une remontée de manches qui a dû être faite du côté d’Albi pour préparer notre accueil. On est prêt à jouer ce match à fond, on y envoie en tous cas notre équipe la plus performante qu’on a à ce jour parce qu’on a quand même quelques blessés, on a laissé quelques plumes contre Pamiers. 

 

Avec ton N°8, ton 10 et ton 15 qui sont blessés, si je ne me trompe pas ? 

 

Oui, on a des pètes, notamment le capitaine qui s’est fait mal. C’est la vie d’un groupe, d’une équipe que d’avoir des hauts et des bas, des blessés. C’est vrai qu’on a un bon début de saison, on est invaincu, les seuls de la Fédérale 1. On n’est pas forcément les favoris, il y a d’autres équipes comme Tarbes qui le sont aussi. Disons qu’on est dans les deux premiers, c’était dans nos objectifs annoncés. Pour l’instant, on est dans les objectifs fixés mais on garde les pieds sur terre. On sait qu’il y a des hauts et des bas, peut-être qu’aujourd’hui, certainement, ce ne sera pas comme on l’attend, on verra bien. C’est un match de rugby avec des conditions particulières, avec un terrain certainement humide. 

 

Voire détrempé

 

Voire détrempé, d’accord, tu me confirmes. On va y aller avec nos armes, on va essayer de confirmer mais on sait qu’Albi est solide. Là, pour le coup, c’est un gros match pour savoir où on en est. 

 

Après, vous arrivez sans complexe, dans une position quasiment favorable puisque les bookmakers mettront toujours une pièce sur Albi, parce-que c’est au Stadium, parce qu’Albi est dit sur le papier favori. Mais, on le voit tous les jours, on l’a vu le week-end dernier avec beaucoup de surprises, les favoris se prennent parfois les pieds dans le tapis. Pour vous Blagnac, c’est l’occasion rêvée d’envoyer un gros signal en allant faire un gros résultat au Stadium ? 

 

Oui, bien sûr mais on joue tous les matches pour les gagner ou en tous cas pour jouer notre meilleur rugby. On a une équipe performante et même s’il y a des éléments en moins, on va créer quelques surprises puisqu’on y va avec quelques bons jeunes dans nos rangs. Donc oui, on va essayer de créer la surprise et de faire un coup puisqu’encore une fois, même si on reste humble et mesuré dans notre parcours sportif et dans notre dynamique de club, nous jouons nos matches pour les gagner comme tout bon compétiteur. 

 

Vous avez déjà joué contre Tarbes, qui était un premier choc de la saison du Blagnac Rugby, là, c’est le second choc. Avant ces matches un peu caliente, ces matches tournant de la saison, il y a souvent un peu d’émulation dans la semaine d’avant, un peu d’excitation. Tu as senti ce côté sulfureux monter tout au long de la semaine du côté de Blagnac ? 

 

Et bien non. 

 

Tu me surprends

 

Non, non, je vous assure, on a un groupe qui est serein. Depuis trois ans que j’ai la présidence de ce merveilleux club de Blagnac, on est vraiment dans la sérénité. Donc, cette semaine-là est particulière parce-que les terrains sont comme tous les terrains du grand sud, un peu abîmés, avec quelques arrêtés municipaux. Donc, on compose avec les terrains que la mairie veut bien nous laisser à disposition pour nous entraîner. Il y a quelques chamboulements sur les plannings d’entraînement mais on peut dire que, pour nous, c’est une semaine classique parce-que se mettre le bourdon et se mettre la pression, il n’y a rien de pire pour passer un côté d’un match. Donc franchement, sérénité. 

 

Christophe Deylaud a mis les joueurs en éveil sur ce sujet-là ? 

 

Oui, Christophe sait gérer les gros rendez-vous sportifs, les gros matches. Il les prépare avec le staff, Romain Fuertes et Eric Escribano, à ce grand rendez-vous, à l’image de la demi-finale retour contre Valence où on nous avait promis la foudre. On est passé à deux doigts de la victoire parce qu’on sait aborder comme il faut, encore une fois dans la sérénité, avec notre confiance, les grands rendez-vous. Aujourd’hui en est un mais ce n’est pas forcément non plus le match du siècle pour Blagnac, loin de là. Ca va être un des matches importants de la saison, on l’aborde avec sérénité. 

 

On va passer sur une question un peu plus transversale sur la Fédérale 1. Il y a un nouveau sujet qui revient comme un serpent de mer, c’est la Pro D3 ou la Fédérale 1 Elite ou la Super Fédérale, tu l’appelleras comme tu veux. Bernard Laporte y réfléchit vivement, on sait que le comité Occitanie a envoyé une lettre à tous les clubs de Fédérale 1 du comité Occitanie dans ce sens-là, pour jauger les clubs. Déjà, as-tu reçu cette lettre comme tous les clubs d’Occitanie ? Et, est-ce que Blagnac s’inscrirait dans une Pro D3 ou une Fédérale 1 Elite si d’aventure, elle renaissait de ses cendres ? 

 

La réception du courrier, non, pas encore. Vous me l’apprenez donc, on y répondra, il n’y a pas de souci à partir du moment où on la recevra. 

 

A priori, ce sont les associations qui l’ont reçu, pas les SASP. 

 

De toute façon, on travaille ensemble c’est à dire que dans le projet du club, l’asso et la SA sont liées étroitement et notamment aussi sur l’aspect administratif. Quand on recevra le courrier, j’en serai informé et on y répondra; Pour la réponse plus générale sur la Fédérale 1 de demain, je ne suis pas convaincu, même s’il y a des réflexions, il est clair pour moi que la Fédérale 1 n’a pas trouvé son bon fonctionnement, n’a pas encore trouvé le bon rythme sur le fonctionnement de la Fédérale 1. Revenir à une poule élite, je ne sais clairement pas si c’est la solution. Je considère que, même s’il y a quelques matches avec de gros écarts, je trouve qu’il reste quand même des matches et des poules à mon sens suffisamment équilibrés. De là à éclater et à revenir sur le système qu’on a connu, qui n’a pas non plus montré ses preuves il y a trois ans, je ne pense pas que ce soit la solution. Je pense qu’il faut qu’on arrive à trouver une solution intermédiaire entre la Fédérale 1 actuelle, les 48 clubs avec un Du Manoir qui est un peu dilué et dont les résultats et les phases finales notamment ne sont pas forcément trop suivis. Il faut trouver un intermédiaire entre le Jean-Prat et le Du Manoir actuel. Moi, j’ai fait une proposition qui serait de garder les 48 clubs et de faire deux groupes au sein même de cette Fédérale 1. Le groupe 1 serait constitué de 24 clubs en deux poules de 12 et le groupe 2 de manière identique des 24 autres clubs. D’un côté, le groupe 1 pourrait se battre pour le Jean-Prat et du coup une montée et de l’autre, le groupe 2 qui pourrait se battre pour le Du Manoir et aller chercher un bouclier. 

 

De Champion de France amateur ? 

 

Exactement. Ca resterait, pour moi, estampillé Fédérale 1 puisqu’il n’est pas question de dévaloriser ce championnat qui reste l’élite amateur et que, à mon avis, on doit choyer. Une Pro D3, ça voudrait dire qu’on dilue les fédérales. 

 

Ça voudrait dire aussi mettre des clubs de Fédérale dans le giron de la Ligue ? Ce qui serait un grand écart administratif entre la Fédération et la Ligue ?

 

La Fédérale 1 est le plus haut niveau de la Fédération et, à mon sens, il faut que la Fédération le conserve; conserve sa pépite qui est la Fédérale 1 qui commence à intéresser du monde parce qu’on y voit du beau jeu, on y voit de belles équipes et même la télé s’y intéresse. Donc, pour moi, il faut surtout que la Fédé conserve cette élite amateur. Dans l’élite amateur, il est clair qu’il y a parfois deux divisions. Pour moi, cette idée de groupes, de 2 X 24, pourrait être l’intermédiaire. Je jette peut-être un pavé dans la mare, j’en avais déjà parlé aux instances. 

 

Mais toi, tu n’as pas peur des remous ? Même s’il y a des remous après avoir jeté un pavé dans la mare, cela ne t’effraie pas ? 

 

Non mais, encore une fois, tout le monde va donner son avis, même ceux qui ne sont pas impliqués dans le milieu du rugby fédéral. Chacun va donner la sienne, on a des rendez-vous à venir entre la Fédération et les présidents de club de Fédérale 1. Je crois que ça appartient, comme ça avait été le cas il y a 3 ans quand il s’agissait ou non d’arrêter la Poule Elite ou la poule d’accession. Je pense que ça doit se traiter et étudier entre présidents de clubs de Fédérale 1 car ce sont eux qui ont les mains dans le cambouis et ils sont à même de parler de l’avenir de la Fédérale 1. Quand je lis que Michel Drucker ou qu’un Cabrol ou je ne sais quoi commencent à se mêler de l’avenir de la Fédérale 1, je ne suis pas d’accord. Je considère qu’il faut prendre le temps de l’échange et ces échanges doivent être faits avec les gens, les décideurs, les dirigeants du rugby fédéral et en l’occurrence, qui d’autre que de mieux que les présidents de Fédérale 1 pour statuer sur leur propre avenir. Donc, il y a des rendez-vous à venir, je suis ravi qu’à la fin du mois de Novembre, on soit reçus, tous les présidents de Fédérale 1 à Marcoussis pour discuter de l’avenir de la Fédérale 1. On va échanger, on va consulter bien évidemment dans nos propres clubs les avis mais je pense que l’avenir de la Fédérale 1 appartient aux dirigeants des clubs de Fédérale 1 et pas à d’autres personnes. 

 

Toi qui côtoyes pas mal d’autres présidents, quelle tendance sens-tu chez eux ? Plus enclins à un statut quo ou plus enclins à réformer ? 

 

Moi, contrairement à ce qui est dit, j’ai beaucoup de présidents qui sont quand même assez contents du fonctionnement actuel. Ils sont contents de recevoir certains clubs comme nous, Blagnac, parce qu’on produit du beau jeu. C’est ce que j’entends depuis le début de la saison dans des clubs comme Bagnères, Lannemezan ou Oloron. On me dit que Blagnac est agréable à voir jouer, qu’on est ravi de recevoir une équipe comme Blagnac. Beaucoup de  » petits clubs  » sont contents de recevoir de grosses écuries parce-que c’est souvent le plus gros match de l’année, c’est le match où il y a souvent le plus de supporters; le plus de tables vendues au niveau des partenaires. Moi, la tendance, elle est plutôt pour l’instant à ne pas tout révolutionner. Bien sûr que, quand il y a des écarts de 70 points entre deux équipes, bien sûr que ça questionne, bien sûr qu’il faut en discuter et faire en sorte qu’on puisse y remédier. Mais, il y a quand même de belles surprises, il y a quand même des clubs qu’on n’attend pas qui font des gros coups. Je trouve que c’est le rugby amateur, celui que l’on aime. Les joueurs qui s’entraînent deux fois par semaine le soir qui arrive à taper des équipes dont c’est métier, je trouve que ça amène un cachet au rugby fédéral et je pense que ça, il faut arriver à le garder tout en réformant mais pas révolutionner. Dans la tendance moi que j’ai, par rapport à ta question, des présidents que je côtoye, elle est quand même de mesurer cette réforme, de trouver un bon format mais de garder quand même ces beaux matches qui ont de bons parfums de derbys et qui drainent quand même du public et que les gens maintenant aiment. 

 

Et puis, trouver aussi un modèle économique à cette Fédérale 1 parce qu’on le voit pour les clubs semi-pros ou pros, surtout ceux qui descendent de Pro D2, quand on passe d’ 1M7 de droits TV à quasiment 10 ou 20 000€ de droits TV, c’est un monde différent. Ca peut créer parfois chez certains clubs des problématiques pour se restructurer ? Mais peut-être pas les problématiques que tu as eu toi dans ton club ? 

 

Oui, bien sûr, au moment de la descente mais aussi au moment de la montée. C’est à dire comment se préparer sans passer par une poule intermédiaire d’accession où tout le monde se met dans le rouge, où c’est un peu la course à l’armement. Je ne suis pas convaincu que ce soit cette solution-là. Donc oui, dans les deux sens, il y a le choc de la descente mais il y a aussi toute la phase préparatoire primordiale à la montée. Dire à un club qu’il passe de un contrat à 15 contrats à temps plein, je ne suis pas convaincu que ce soit la solution. Même s’il faut passer bien évidemment par un développement de la structure mais, il y a des cas particuliers dans chaque club. Donc, dans tous les cas, dans les deux sens, c’est quelque chose qui se prépare et il faut être vigilant dans notre rugby fédéral. Il faut faire en sorte d’accompagner les clubs, je pense que la Fédé le fait bien. Il faut discuter pour trouver la bonne solution pour que les clubs ne se mettent pas dans le rouge mais puissent se développer comme il faut, à leur rythme pour pouvoir y prétendre. Parce-que beaucoup peuvent y prétendre mais n’ont pas le temps de le faire. 

 

Et puis, quelle que soit la formule qui sera adoptée, une Pro D3, une Fédérale Elite ou un retour un peu aux méthodes anciennes comme tu le prônes avec un groupe A et un groupe B, s’il y a un groupe avec un enjeu sportif qui est levé, il y aura aussi un levier de motivation qui sera autre pour les diffuseurs en disant  » vous pouvez mettre un peu plus d’argent sur la table ? « 

 

Oui mais, le diffuseur apprécie puisqu’on nous l’a dit clairement l’année dernière avec des « petites équipes » ou les joueurs dont ce n’est pas le métier qui titillent des grosses équipes. Il y a de belles histoires, les clubs racontent de belles histoires. 

 

Il y a toute une littérature autour ? 

 

Moi, je suis convaincu que le diffuseur est en recherche aussi pour son téléspectateur, pour les amoureux du rugby de Fédérale 1, d’histoires à raconter. 

 

Ce qu’on appelle dans le monde des médias du Story Telling

 

Oui donc, ça veut dire que pour moi, il y a de belles rencontres et de beaux matches à promouvoir en Fédérale 1. Je ne suis pas convaincu que la chaîne l’Equipe veuille toujours téléviser les mêmes 8 ou 10 clubs. Ils sont friands d’aller ailleurs parce-que c’est aussi le rugby qu’on aime, le rugby des champs comme on dit. 

 

C’est la base, c’est le cœur de ce sport. C’est là où bat le cœur de ce sport, dans la base amateur, dans ce rugby des champs et des campagnes qui porte haut les valeurs du rugby ? 

 

Tout à fait

 

Pour finir, tu nous parlais de choc pour aujourd’hui, il y en aura un entre Albi et Blagnac. Il sera télévisé sur L’Equipe en différé lundi. Vous pourrez l’écouter en direct sur Radio Albigès et le revoir à la télé sur l’Equipe le 11 Novembre. Quel est ton mot d’ordre à tes hommes pour ce match qui va être le premier tournant du Blagnac Rugby ? 

 

Le mot d’ordre, c’est encore une fois de l’aborder avec sérénité et proposer un jeu comme on l’a toujours fait, un jeu intéressant basé sur le mouvement. Le mot d’ordre, c’est de se régaler, de prendre du plaisir et de profiter de ces moments importants puisque, tout à l’heure, ce sera un grand moment, un moment important pour nos joueurs et notre club. Donc, le mot d’ordre est surtout de profiter, de se régaler et de faire un bon match. 

 

Rendez-vous est pris à 19h au Stadium Municipal pour ce choc de la poule 3 et de la Fédérale 1 entre Albi et Blagnac. 

 

Merci

 

 Propos recueillis par Loïc Colombié

Suivez en direct dès 18 h 45 la rencontre Albi – Blagnac sur Le #MagSport – RadioAlbiges en cliquant ici

Un commentaire sur “#Rugby – Fed1 / B.Trey (Blagnac) : « Quand je lis que Michel Drucker se mêle de l’avenir de la Fed1, je suis pas d’accord!»

  1. Oui Benoît adhésion totale à ton raisonnement sur la fédérale 1.on à vu ce qu à donné la poule élite donc la remettre en place me semble une erreur. Il y a de très bon match en fédérale 1 et de bonnes surprise aussi.
    Le débat doit avoir lieu e’ famille et non avec des éléments extérieurs à ce sport avec tout le respect que je leur dois

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