#Football – D2F / ASPTT FA : Nicolas Castanier « Albi est un club fort, qui doit retrouver les sommets. »

A l’ASPTT FA, club qui est en train de se structurer pas à pas, les petits ruisseaux font les grands fleuves comme on dit. On est donc allé à la rencontre de Nicolas Castanier qui est le nouveau coordinateur sportif plutôt et technique du club fanion du foot féminin en albigeois et dans le département . Entretien.

Nicolas, à partir du 1er Juillet 2019, tu vas prendre de nouvelles prérogatives et tu nous arrives du TFC féminines. Tu vas prendre ces prérogatives à l’ASPTT FA. Coordinateur sportif et technique, quelle est ta mission au sein du club ? 
Comme tu l’as très bien dit, Albi est en train de se structurer petit à petit et ils sont au courant de leurs petites carences qu’il peut y avoir. Moi, j’aurai un petit peu différentes actions dans ce club. Je vais donc tenter de structurer un petit peu la section féminine en co-décision avec le président, Bernard Espie , entre autres. Ensuite, quelles missions on m’a confiées ? Proposer éventuellement et mettre en œuvre des actions avec des clubs qui ont des sections féminines au niveau du département. Passer un petit peu un contrat moral entre les différents clubs où il y a une section féminine, dans le but aussi d »améliorer un petit peu l’image de l’ASPTT Albi, montrer que ce n’est pas le grand méchant loup du côté féminin au niveau du département mais qu’on est plutôt là pour aider tout le monde. 
C’est la locomotive l’ASPTT en foot féminin même si certains ont du mal à l’accepter mais c’est quand même la locomotive. Le seul club département qui a joué en D1, qui joue en D2 et ce serait bien qu’il y ait un pack, pour reprendre un terme rugbystique, qui se forme derrière l’ASPTT ? 
C’est tout à fait ça. Il faut que les clubs aussi aient conscience qu’on peut leur apporter aussi beaucoup de choses, beaucoup d’idées. Mais évidemment, il faudra que ça marche dans les deux sens. Il faut que nous, on puisse leur apporter quelque chose mais qu’en échange, évidemment, on ait cette belle petite image aussi qui rayonne au niveau du département parce que c’est important pour le club pour attirer les meilleurs joueuses du département, de la région et de France. 

Alors, ce poste, c’est une mission assez transversale. Ca va de l’équipe fanion, qui joue en D2 jusqu’aux U19 en passant par la R1, R2, parce qu’on verra bien la semaine prochaine dans quel championnat la fédération va reverser l’équipe 2 de l’ASPTT après qu’il y ait toutes les voies de recours qui aient été usées et passées. Ce poste transversal, ça va quand même être une grosse charge de travail, il y a du taf,, il y a de la matière ? 
Il y a pas mal de boulot. Moi, je connais plutôt bien le club pour y être passé, pour y avoir débuté. C’est vrai que je n’aurais pas cette adaptation, je connais un petit peu les petits points faibles de ce club. Ils ne sont pas nombreux, ils ne sont pas très nombreux mais il y en a et, évidemment, le président, je trouve, a été très intelligent sur le fait de comprendre où étaient ces carences, où étaient les carences du club et il veut à tout prix améliorer ce côté là. Donc, je suis là pour ça. Je vais être là pour être un lien avec les clubs, je vais être là pour évidemment coordonner toutes nos équipes à 11, de la D2 jusqu’aux U15. On va restructurer tout ça, on va discuter un petit peu politique sportive, un petit peu tout ça pour qu’il y ait vraiment une ligne claire et que chacun joue bien son rôle dans chaque groupe. 
Comme tu le dis, tu n’arrives pas en terre inconnue à l’ASPTT. Il y a quelques personnes dans le staff que tu connais, entre autres Hervé Vitas, le coach des gardiennes de l’ASPTT. Tu as commencé à prendre langue avec le staff en place ? Je pense à Patrice Garrigues, Clément Galien, Samuel Fau, et toute la troupe de l’ASPTT qui essaie de mener ce club ? 
Alors, Hervé oui, je le connais depuis très, très longtemps puisqu’on jouait ensemble déjà plus jeunes. C’est vrai qu’on se connaît depuis très longtemps. D’ailleurs, il a participé activement à mon retour à Albi. C’était un souhait du président évidemment aussi, mais c’est un petit peu lui qui a joué les intermédiaires. Après, le staff de la D2, on a eu l’occasion d’échanger puisque j’étais entraîneur adjoint au TFC en D2 l’année dernière. Donc, on a eu le plaisir d’échanger dans les aéroports bizarrement, où on se croisait 
Pour aller à Vendenheim ou à Strasbourg (rires) .
Exactement, c’est ça. Et on se croisait là et c’est vrai qu’on a pas mal discuté. J’ai bien aimé leurs discours, j’ai trouvé que c’était des personnes avec de vraies valeurs humaines, ce qui est plutôt rare maintenant. Et c »est vrai que cela faisait un petit moment que cela me trottait et que j’avais envie de travailler avec ces gens là. 
Tu nous parlais de ton expérience au TFC et avant à Montauban. Le fait d’avoir roulé un peu ta bosse dans nombre de clubs en Occitanie, qui sont aussi des clubs très forts et très prégnants dans le foot féminin, ça a dû t’amener un certain acquis de compétences. Cette expérience, tu vas pouvoir la redistribuer à l’ASPTT maintenant ? 
Exactement, c’est tout à fait ça. Albi m’a donné ma chance en tant qu’entraîneur il y a dix ans maintenant. Pour moi, c’est un juste retour des choses de rendre à Albi ce qu’il m’a donné. Toute l’expérience que j’ai acquis en l’espace de dix ans, que ce soit au TFC, il y a eu Montauban aussi mais pas que, il y a eu Toulouse-Fontaines aussi en U17 nationaux chez les garçons, et toute cette expérience fait que, maintenant, je me sens plus capable d’avoir les responsabilités sur ce poste là, sur ce genre de poste. Toute l’expérience que j’ai pu engranger avec tous ces clubs différents et ces différents groupes de filles me permettent, je pense, aujourd’hui de dire qu’Albi est un club fort et un club qui doit retrouver les sommets. 
Une dernière petite question, ta vision du foot féminin actuel et plus particulièrement du foot féminin occitan et tarnais. Quel est le cap qu’il faut se fixer pour ce foot féminin, pour qu’il continue à se développer ? Qui plus est avec le vecteur qu’est la coupe du monde de foot féminin en France. Et puis, pour toi, quels sont les défauts de ce foot féminin, occitan et tarnais ? 
Pour moi, il est en plein essor. Evidemment, on parle au niveau mondial, au niveau français. Mais moi, je suis déjà assez surpris au niveau régional de voir sur les tournois de filles, le nombre d’équipes, le nombre de joueuses qu’il peut y avoir. C’était complètement impensable il y a une dizaine d’années. Le football féminin est en train d’exploser réellement. Evidemment, cette coupe du monde va donner un élan supplémentaire à tout ça, à tous les clubs. J’espère que les clubs sauront en profiter justement, sauront surfer sur la vague coupe du monde pour faire grandir ce foot. Je le disais il y a dix ans et je le dis toujours : l’avenir du foot, c’est les filles. Pour moi, c’est les filles. Donc, j’espère que les clubs entendront ces jeunes filles qui veulent se mettre au foot, qui veulent jouer, qui veulent progresser, et mettront tout en œuvre pour justement que surtout la région et le département et le club d’Albi puissent trouver les sommets dans ces championnats. 
Et ce qui se fait un peu aux Etats-Unis, où le foot féminin est plus primordial que le foot masculin, et a une primauté . Ca te parle ou, en France, il faut trouver notre propre modèle ? 
Moi, je pense qu’il faut trouver notre propre modèle parce que, très souvent, aux Etats-Unis, c’est beaucoup universitaire. Le sport est universitaire, le foot est universitaire. Evidemment que c’est développé, qu’il y a du foot universitaire en France mais ce n’est pas autant développé qu’aux Etats-Unis. C’est malheureux mais c’est comme ça. Je pense qu’on a notre propre modèle à créer. Alors, quels seront les tenants et les aboutissants, ça, il y a des grandes têtes pensantes qui sont bien mieux placées que moi pour en parler. Mais, je pense qu’il faut trouver notre propre modèle, notre propre ligne de conduite pour réussir à faire progresser ce foot féminin et surtout pas se laisser dépasser par l’engouement qui va naître après cette coupe du monde. 
On finit avec notre question un brin décalée. Au Mag-Sport Radio Albigès, on aime bien les #. On peut faire un petit #Nicoisback vu que c’est la boucle qui est bouclée, c’est un retour au bercail à l’ASPTT ? 
C’est ça, c’est exactement ça. Nico is back, il est de retour. 

Propos recueillis par Loïc Colombié

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s