DFCO – GF38 : Bouillot (DFCO) vs Boilard (GF38) : Présentation croisée pour un quart d’ambition

Dijon veut rêver en grand

Actuellement 8ème de D1 Féminine, les dijonnaises sont à la relance. Menées 2-0 à la mi-temps de leur 8ème de finale face à l’En Avant Guingamp, les dijonnaises ont su renverser la vapeur pour finalement s’imposer 5-2 et glaner leur billet pour les quarts de finale. Avant ça, les filles de Yannick Chandioux étaient sur une faible dynamique : une seule victoire en championnat, face à Metz, et des contre-performances depuis leur victoire contre Soyaux, le 13 Octobre. Le bilan depuis le mois d’Octobre pourrait se résumer à des scores nuls face à Rodez et Guingamp mais surtout des défaites à Soyaux, Bordeaux, Fleury et une déroute face au Paris FC. Il était temps de réagir pour le DFCO.

La troupe à la capitaine Trévisan a pu compter sur la Coupe de France pour se relancer. Suite à ce résultat positif à Guingamp, elles ont enchaîné le week-end dernier avec une victoire face à un LOSC en perdition sans réellement forcer leur talent. Malgré la blessure de Dali, indisponible pour la réception des Grenobloises, elles devront utiliser la Coupe de France pour égayer leur fin de saison. Confortablement replacée dans le ventre mou du championnat, la Coupe de France peut être un véritable objectif pour cette équipe à fort potentiel. Avec une arrière garde solide et expérimentée, un milieu de terrain alliant force de travail et talent intrinsèque avec l’apport indéniable de Bussaglia et une force offensive complémentaire (la force de percussion de Thomas, l’intelligence de Bouillot et l’activité de Declercq), le DFCO peut rêver en grand dans cette compétition.

Un bémol ? La force collective de cette équipe car on le sait, il ne suffit pas d’additionner les individualités pour être performant, le DFCO en est l’illustration même. Il est certain que si cette équipe a la réelle volonté d’écrire son histoire, que ce collectif désire sincèrement aller très haut et qu’il s’en donne les moyens, Dijon peut raisonnablement ambitionner d’atteindre la finale de cette édition 2019 si elles parviennent à éviter l’ogre lyonnais d’ici là.

A quelques jours de ce ¼ de finale, nous avons pu rencontrer Laura Bouillot, l’attaquante du DFCO, qui, à l’image de son équipe, trouve son second souffle en 2019.

Thomas, buteuse lors de la facile qualification face à Portet – © Le Bien Public

L. Bouillot : « Une Coupe de France réussie, c’est une coupe gagnée »

Le DFCO a connu une période plus difficile avant la trêve mais s’est relancé à Guingamp alors que le match était mal embarqué. Que s’est-il passé lors de cette mi-temps, y’a-t-il eu un déclic ?

L.B : Je pense qu’à la mi-temps de Guingamp, on s’est dit que le score n’était pas logique du tout aux vues du jeu produit en première période. Ce match de Coupe de France était vraiment important pour la suite de notre saison, la dynamique du calendrier aurait sévèrement joué en notre défaveur pour notre rythme sur la fin de saison. C’était une belle réaction qui a eu le mérite de nous servir pour le match de Lille le week-end dernier. 

Suite à la saison 15-16, Dijon atteint ce stade de la compétition pour la 2nde fois, vu votre tirage, l’affrontement OL/PSG dès les 1/4, quelle est l’ambition du club dans cette compétition ? 

L.B : Notre objectif est comme celui de toute les équipes je pense c’est de faire le plus long parcours possible ! Une Coupe de France réussie, c’est une coupe gagnée ! Après, à notre échelle, on aura fait un beau parcours en sortant vaincue par une équipe vraiment au-dessus de nous mais il faut déjà se concentrer sur notre adversaire de ce week-end ! 

L’an passé, vous aviez le même objectif que le GF38, la montée en D1. Aujourd’hui la situation des deux équipes est bien différente, à quel scénario tu t’attends pour cette opposition ? 

L.B : Grenoble va certainement chercher à nous poser des problèmes… Nous nous aurons à cœur de montrer notre supériorité et elles de leur côté, auront surement envie de prendre une sorte de  » revanche ». A nous de faire en sorte que le scénario soit en notre faveur. 

Après un début de saison que tu as pu qualifier de « mitigé », tu commences à retrouver du temps de jeu. On se souvient que tu avais été décisive l’an passé face à cet adversaire. Comment tu abordes ce match personnellement et est-ce que marquer est une obsession pour toi ?

L.B : Je suis assez sereine quant au match qui nous attend. Je ne commence pas les matchs en pensant à ce qui a été fait auparavant mais j’espère faire une belle partie et bien sur, pourquoi pas marquer. Ce n’est pas une obsession mais j’avoue être un peu frustrée après Lille où j’ai eu l’occasion de marquer sans y parvenir. J’espère être efficace ce week-end.

Laura Bouillot, l’avant-centre du DFCO – © Le Bien Public

Grenoble croit en l’exploit

Les filles de Nicolas Bach se rendent en Bourgogne avec la ferme intention d’écrire l’histoire de leur club. Les ¼ de finale, c’est une première pour ce club qui peut ambitionner une place dans le dernier carré. Néanmoins, le GF38 devra faire plus que ce qu’il a montré dans son quotidien qu’est la D2. Actuellement au 7ème rang du Groupe B de la D2F, les Grenobloises vivent une saison en demie-teinte. Ambitionnant la montée en D1, leur début de saison difficile a fait revoir les objectifs à la baisse, dans l’incapacité de prendre à revers leur adversaire entre 5ème et la 13ème journée, soit 3 mois de disette.

Viens alors l’éclairci de la Coupe de France, une aubaine pour se relancer. Avec un tirage favorable, les Perrault, Schlepp ou Bretigny ne se font pas prier pour passer les tours aisément et surtout, retrouver de la confiance. Après un premier tour arraché face à Yzeure, leader du groupe B de la D2F à l’époque, le GF38 ne fait qu’une bouchée d’Ales puis de Chilly avant de s’en sortir aux TAB face à l’AC Avignon. Maintenant, cet effectif rompu aux joutes de la D2 voir de la D1 pour une grande majorité va devoir faire face à une des belles équipes de la D1 : le DFCO. Pour se préparer à cette rude bataille, Grenoble comptera sur l’expérience de Sandrine Brétigny, l’avant-centre expérimentée (plus de 150 buts en D1) et la virevoltante Khoury pour prendre à revers l’arrière-garde dijonnaise mais avant tout, il faudra que les Grenobloises fassent le dos devant les assauts dijonnais.

Les Grenobloises pourront-elles créer la sensation aux Poussots ? © Julien Diaferia

A quelques jours de ce ¼ de finale, nous avons pu avoir les impressions de Gladys Boilard, pierre angulaire du milieu de terrain et prête à réaliser un gros coup aux Poussots.

G. Boilard : « Il va falloir être irréprochable pour rivaliser »

Quel regard portes-tu sur la saison du GF38 ?

G.B : C’est un début de saison en demie teinte avec de bons résultats puis une longue série sans victoire. Avec beaucoup de travail, on a su petit à petit reprendre confiance en nous sans perdre de match depuis novembre. On a bien démarré cette deuxième partie de championnat et on espère faire beaucoup mieux en gagnant le maximum de matchs.

A titre personnel, peux-tu nous raconter ta saison avec Grenoble ? Es-tu satisfaite de tes performances ?

G.B : Je suis pas satisfaite de ma saison, avec une longue absence en début de championnat à cause de plusieurs blessures. Avec du temps et de la patience, j’ai su reprendre en cours de route la saison avec le groupe, depuis novembre. Je compte bien tout faire pour participer au plus de matchs possible. 

Vous êtes décrochées en D2F. Quels sont les objectifs pour cette fin de saison en championnat ?

G.B : Oui on a lâché très rapidement le bon wagon duquel on espérait faire partie cette saison. Maintenant, on ne va pas se le cacher, c’est trop tard. On va tout faire pour remonter au classement et faire partie des 5 premières. Le chemin est long mais pas impossible.

En Coupe, c’est la première fois que vous allez aussi loin. Quelle ambition vous avez dans cette compétition ? Jusqu’où pouvez-vous aller ?

G.B : La coupe nous a permis de nous relancer en gagnant des matchs. Le premier tour contre Yzeure nous a fait beaucoup de bien. On avait pas forcément d’objectif, mise à part se faire plaisir, profiter de ces moments pour aller le plus loin possible. On a eu des tirages très favorable après il fallait les gagner pour pouvoir jouer ce 1/4 de finale contre Dijon. On peut demain atteindre une autre marche, en jouant ce match avec beaucoup de détermination et d’envie. Nous connaissons très bien cette équipe, Ça sera un très beau match.

A propos du DFCO, tu les as rencontrées l’an passé. Leur effectif a beaucoup changé, tu t’attends à quoi pour cette opposition ?

G.B : Dijon a une belle équipe, avec de très bonnes joueuses. Elles ont su atteindre la D1 après de belles saisons en D2. On a eu l’occasion de jouer assez souvent contre cette équipe, ça a toujours été de gros matchs avec beaucoup de buts. On s’attend à avoir un match difficile, avec beaucoup d’intensité. Elles vont vouloir avoir la possession, aller très vite vers l’avant avec de très bonnes joueuses offensives. Défensivement, il va falloir être irréprochable pour rivaliser, à nous d’être efficace, on sait qu’on aura des opportunités pour l’être.

Gladys Boilard, la guerrière du GF38 – © Julien Diaferia

Une rencontre qui promet d’être engagée et palpitante du côté des Poussots, ce samedi à 16 heures entre le DFCO et le GF38 pour ce 1/4 de finale de Coupe de France Féminine.

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