
On imagine qu’il y a encore beaucoup de déception ?
Déception, fatalisme, sentiment d’impuissance, clairement, rien ne va mis à part l’envie et l’engagement par rapport à la semaine dernière où on était complètement passé à côté. Là, il y avait au moins ça soit le minimum du rugby, l’engagement, l’état d’esprit, se battre les uns pour les autres, on a retrouvé un semblant d’âme mais c’est le minimum et il n’y avait que ça. Je pense qu’il y a eu mépris sur la stratégie en 2e mi-temps et sur notre rugby, c’est surtout là que ça s’est joué par rapport à Bourg. C’est une grosse déception une fois de plus.

Vous arrivez à faire une bonne entame, les 25 premières minutes sont plutôt bonnes, vous menez 13 à 0 mais ensuite, ça a perdu un peu le fil. C’est sur la stratégie comme tu le disais ?
A 13-0, on fait les choses bien, des choses simples, on joue chez l’adversaire, on est récompensé et devant, on est fort jusqu’à la 39e minute où Bourg vient, je pense, pour la première fois dans nos 22 et marque juste avant la mi-temps. C’est dommage de se retrouver à 13-7 mais je pense qu’il n’y a rien à dire sur la 1ère mi-temps alors qu’on passe à côté sur la 2e où c’est Bourg qui domine et qui joue chez nous. On se met à la faute, on est indiscipliné, on est pris sur les ballons hauts, sur les seconds ballons, sur plein de petites choses qui font qu’on n’a pas eu de ballon et que c’est eux qui ont imposé les choses tandis que nous, on n’a fait que subir et quand tu subis, il se passe ce qu’il se passe à la fin.

Les têtes sont lourdes comme elles l’ont été après Suresnes. J’imagine que c’est dur de tenir tout un match comme ça dans l’engagement ainsi que dans la lucidité ?
On avait un banc de touche aussi, je pense qu’on était au moins en capacité de tenir cette équipe de Bourg. Sur la dernière action à la fin, elle est un peu anecdotique car je ne sais pas s’il y a faute mais au final, sur ce qu’on a montré et produit sur cette 2e mi-temps, c’est difficile de dire » c’est l’arbitre » ou » c’est l’adversaire « . Je pense que c’est nous et voilà, comme je l’ai dit, c’est un sentiment d’impuissance et de fatalisme.

Il y a par deux fois ce choix d’aller en touche à la fin parce qu’il y a ce sursaut d’orgueil et que vous voulez vraiment aller arracher cette victoire. Le match nul n’aurait pas été satisfaisant ?
Non, évidemment que non. On n’a plus rien à jouer, c’est notre avant-dernier match à Rajon, heureusement qu’on va en touche, heureusement qu’on veut aller chercher cette victoire de deux points qui nous aurait amplement suffi. Je ne vois pas l’intérêt d’aller chercher un match nul, ça ne rime à rien.

J’imagine qu’à titre personnel, tu es aussi un peu déçu de cette fin de saison. C’était peut-être l’un de tes derniers matchs à Rajon et je pense tu imaginais une sortie autrement ?
Oui, je suis déçu, abattu, j’ai passé 8 ans au club donc ça laisse forcément des traces. Là, je suis surtout épuisé physiquement et même mentalement, quand on voit la saison qu’on passe ou même la saison dernière, je pense qu’il est temps d’arrêter et ça sera mieux comme ça. En tout cas, oui, j’espère avoir une dernière chance contre Narbonne devant ma famille et tous mes proches pour faire un beau dernier match à Rajon.

Propos recueillis par Fred Charvet

Article en partenariat avec









































