
Aujourd’hui, ça a été un match qui s’est joué à quelques détails mais toi, avec ton pied en or, tu n’as pas tremblé ?
C’est tout simplement grâce à la mêlée car quand je pense aux pénalités qu’on a eues dans leur camp, c’est grâce à notre mêlée. On a eu quelques soucis en touche du coup, on n’a pas pu lancer notre jeu et produire le jeu que l’on voulait, je ne sais même pas si on est allé dans les 22 de Narbonne mais par contre, avec notre mêlée, on a eu les occasions de mettre les points au pied. C’est extraordinaire et moi, je tiens surtout à souligner notre défense car on a défendu quasiment toute la partie et ça n’a pas tremblé, on les faisait reculer à chaque fois donc tant mieux. C’était un match de phases finales, serré, couperet, c’est ce qu’on aura dans un peu plus d’un mois donc il faut s’y préparer et c’est bien d’être passé par la victoire ce soir.

Tout le monde disait » Albi, c’est du hourra rugby, ça envoie du jeu aux 4 coins du terrain » mais aujourd’hui, vous avez montré que vous saviez gagner autrement ?
Bien sûr. C’était un peu compliqué, comme je te l’ai dit, on n’a pas pu lancer notre jeu, on ne voulait pas non plus s’exposer parce qu’on sait que leur donner des ballons faciles dans notre camp, c’est quasiment des points pris à chaque fois pour eux. On avait donc décidé de ne pas s’exposer, on voulait jouer les bons ballons mais on n’a pas réussi, c’est un petit clac là-dessus parce-que j’aurais aimé qu’on joue un peu plus nos ballons et de mettre notre main sur la partie. On n’a pas réussi mais on a réussi à être bon dans la stratégie et au final, on gagne le match grâce à ça.

Quand Nicola Bozzo prend le carton rouge et que vous vous retrouvez à 14 contre 15 pour quasiment 25 minutes, qu’est-ce que vous vous dites ? Quel est le levier qui vous a permis de tenir ?
On n’a rien eu besoin de se dire, on s’est juste regardé (sourire). On avait tous les yeux qui pétillaient, on était tous fous, on savait où on voulait aller tous ensemble, en plus, on prend un essai juste derrière, beaucoup d’équipes auraient baissé la tête mais nous, avec le groupe que l’on a, on a réussi à tenir. La fin de match n’a pas été parfaite, loin de là, on aurait pu se mettre à l’abri un peu plus rapidement et moins s’exposer chez nous mais, encore une fois, c’est notre défense et, je pense, notre discipline qui a été bonne ce soir, qui nous ont fait gagner le match.

Après le carton rouge, il y a eu un petit moment de flottement et vous n’étiez pas loin de boire la tasse quand même ?
Bien sûr mais, au final, on s’est regardé et il n’y a pas eu besoin de mot, on s’est regardé dans les yeux et ça a suffi.

Le public là-aussi vous a aidé car aujourd’hui, vous étiez dans le dur et sur les dernières actions, il vous a poussé ?
Quand ça pousse comme ça, il est sûr que ce que tu n’as plus dans le corps, tu le donnes quand même (rires). Forcément, tu entends qu’on te pousse, tu sais qu’il y a la victoire pas loin, c’est serré et je pense que c’est aussi grâce à ça qu’on a réussi à tenir la fin de match donc merci à eux, merci également au monde qu’il y a eu et on attend encore le public nombreux contre Nice dans 3 semaines.

On ne se ment pas, le Top 2, vous commencez vraiment à l’envisager clairement ?
L’envisager bien sûr parce qu’on est premier et même sans les points de Niort que l’on a eus en plus, on serait quand même premier donc il ne faut pas l’oublier. Malgré tout ce que j’ai entendu dans la presse, il ne faut quand même pas oublier qu’on est premier et que même si on a eu cet avantage-là, on était premier avant donc il faut continuer sur notre dynamique, ne pas se croire arriver parce-que ça va être encore long, il reste encore 3 ou 4 matchs dont Nice et Périgueux, des concurrents directs.

Et un déplacement à Rennes avec beaucoup de bus ?
Exactement. Il va donc falloir anticiper tout ça, bien se préparer et la victoire bien sûr.

On vous souhaite de bien fêter ça
Oui, merci (rires).

Propos recueillis par Loïc Colombié

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