Quelques heures avant l’annonce choc des dirigeants niortais sur le possible forfait général du club des Deux- Sevres et le dépôt de bilan de la SAS NRC, l’arrière et feu-follet Quentin Pilet était revenu sur la partie de bravoure qui avait vu les vice champion de France de Nationale, opérer une remontada dantesque face à Massy (J21 – Nationale) et s’imposer dans es arrêts de jeu irrespirables (22-19). Mais l’ex dijonnais ou encore Albigeois était lucide sans connaître les malheurs qui attendait le NRC sur l’issue de ce groupe qui a hissé les Deux Sevriens dans le gotha de l’antichambre de la Pro D2.

On est avec Quentin Pilet après cette victoire de Niort face à Massy, Niort qui est revenu du diable vauvert après un scénario ubuesque et une remontada dantesque ?
Ça fait du bien des matchs comme ça et à la fin, on arrive à sortir la victoire avec un gros cœur. C’est donc déjà une grosse fierté collective parce-que ça nous récompense du boulot, on avait un peu » la crotte au cul » car pour nous, c’est la meilleure équipe de Nationale qui propose le meilleur rugby donc, franchement, on est très, très content.

Quel courage et quel karma d’arriver à 12 contre 15 à commencer à renverser la vapeur. Qu’est-ce qui vous a remobilisé et remis dans ce match ?
Pas forcément grand-chose, c’est juste qu’on ne s’est pas affolé même si on était à 12. C’était un peu inédit pour nous, ça ne nous est jamais arrivé cette saison mais on ne s’est pas affolé, on est resté calme dans notre jeu et puis, on savait notre force dans ce groupe donc on n’est inquiet de rien. On a aussi peur de rien, ce qui est un peu notre force.

A la fin du match, on avait l’impression que rien ne pouvait vous arriver ?
Franchement, c’était un peu ça. Raph, en tant que buteur, a assuré le coup, a tenu cette pression à la fin car il faut la mettre quand même, elle n’est pas facile donc chapeau bas à lui, chapeau bas à l’équipe et chapeau bas à ces supporters. On les a entendus à la fin, ça fait plaisir pour les Deux-Sèvres et pour le public niortais.

Lorsque tu vois Raphaël Sanchez tirer et le ballon taper le poteau à la fin, tu n’as pas le cœur qui s’est arrêté une fraction de seconde ?
Je ne vais pas te mentir, j’étais dos à lui (rires). J’ai regardé de l’autre côté, je regarde tout le temps de l’autre côté, je ne veux pas regarder, surtout dans les moments comme ça et là, j’entends le public gueuler et je me dis » c’est bon, c’est passé « .

Pour cette fin de saison, le maintien est acquis, qu’est-ce qu’il vous reste à faire maintenant ? Peut-être aller chercher quelque chose de très beau en faisant une nouvelle remontada ou, pour toi, le Top 6 est impossible ?
Moi, j’y crois toujours, je suis quelqu’un de positif et qui croit toujours aux choses mais ça reste loin. Maintenant, il nous reste 4 matchs, deux déplacements, deux réceptions donc juste à prendre du plaisir et s’amuser entre nous parce qu’il va y avoir des départs. Le groupe va se dissoudre donc il faut juste que l’on profite tous ensemble et qu’on prenne du plaisir comme on le fait actuellement, il n’y a rien à changer.

Question un peu d’actualité avec un petit mot sur Tarbes qui a baissé pavillon officiellement jeudi soir. J’imagine qu’en tant que joueur, tu as une grosse pensée pour tes collègues tarbais ?
Oui, grosse pensée pour eux et pour le staff, le fait qu’ils soient dissous doit être une situation très compliquée. J’adresse un message de soutien de la part de tous les joueurs et j’espère qu’ils vont retrouver quelque chose ou qu’ils ont déjà travaillé à leurs reconversions mais de tout cœur avec eux, surtout que c’est un club historique donc ça fait chier.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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