
On est avec le capitaine du SO Chambéry après une défaite bonifiée à Périgueux. Qu’est-ce qui domine comme sentiment : la satisfaction de ce point de bonus défensif ou la frustration d’une victoire qui aurait pu vous tendre les mains ?
Un peu des deux car, au final, on se contente d’un point alors qu’on sait qu’on n’est encore pas loin d’aller chercher une victoire à l’extérieur et, malheureusement, c’est un peu de notre faute si l’on perd ce match. Il y a encore des choses à travailler, des détails à régler et des choses à corriger pour aller chercher une victoire à l’extérieur chez un concurrent du Top 6.

Ce début de bloc n’est pas des plus propices avec deux défaites ?
Oui, c’est compliqué mais, comme je le disais aux gars après le match, ce qu’on fait sur le terrain est assez plaisant. On envoie du jeu, on est assez content, on a des 3/4 qui arrivent à franchir et à se faire aussi plaisir avec le ballon en main donc il faut continuer là-dessus et maintenant, il faut aller chercher ce petit truc notamment en défense pour éviter de prendre trop de points et rester devant au score.

On entendait dans les tribunes les supporters et les spectateurs dire comme toi que le match était très plaisant et que ça avait quand même une certaine gueule de phases finales ?
Ce n’était pas mal ! Comme je te le dis, nous, on est très content du jeu que l’on produit depuis maintenant deux semaines avec notamment la 2e mi-temps contre Nice et c’est ce que j’ai dit aux joueurs, qu’il fallait garder le cap et garder cette envie de jeu offensif car on voit qu’en Nationale, les équipes qui arrivent à déplacer le ballon peuvent souvent décrocher leur ticket pour les phases finales.

Devant, par contre, vous avez eu du fil à retordre. Ça a tapé fort et ça a cogné ?
Oui, ça a tapé fort, on s’est fait prendre sur les ballons portés ce qui est pourtant l’une de nos forces mais on a su riposter aussi avec de bons ballons portés en 2e mi-temps et les mettre à la faute car en 1ère période, il me semble qu’on a 0 touche. C’était un match équilibré devant même si on a pris des essais un peu trop facilement à mon goût.

Il ne reste maintenant plus que 6 journées et il va falloir monter en puissance pour ces phases finales car, on ne va pas se mentir, le Top 6 est quasiment joué mais il va falloir hausser le curseur ?
C’est ça, on a des détails à régler sur notre jeu offensif et le cap sur la défense, notamment sur l’état d’esprit. Il va encore falloir continuer de monter car on voit que c’est de plus en plus dur de week-end en week-end et ça sera encore plus dur en phases finales.

L’année dernière, c’est Dijon, ton club de cœur, qui a déposé le bilan, là, on voit que Tarbes est à un orteil de déposer le bilan et de faire forfait général. Que penses-tu de cette situation en Nationale et en Nationale 2 où il y a beaucoup de clubs qui sont rattrapés par les affres financières ?
Déjà, je pense à tous les joueurs, tout le staff et tous les dirigeants ainsi qu’à tous les supporters qui voient malheureusement ce bastion du rugby couler et qu’ils ne peuvent rien y faire, c’est donc déjà dur pour eux et j’ai une pensée pour eux. Ensuite, c’est quand même dur le rugby professionnel, on voit que c’est de plus en plus exigeant surtout en Nationale, que les clubs vont chercher des sous où ils le peuvent pour justement satisfaire le rythme effréné que la Nationale essaye de mettre en place pour accéder à la Pro D2. Franchement, force à tout le monde et force à eux.

Tu n’as pas peur que ces problématiques financières viennent un peu changer la donne dans la course au Top 6 ?
On ne le sait pas encore, on verra. On a vu des classements circuler si Tarbes dépose le bilan, si Bourg ci, si Bourg ça mais pour l’instant, on va se concentrer sur le terrain, maîtriser ce qu’on peut maîtriser et on verra bien à la fin.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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