
On est avec Gilbert Nasarre, le président du Niort Rugby Club pour faire une interview un peu bilan de cette première saison du club phare des Deux Sèvres en Nationale 1. Quel est le bilan que vous tirez de ces premiers pas en Nationale ?
Je crois que jusqu’à aujourd’hui, on n’était pas trop mal, en début de saison, on aurait signé pour en être là. Je pense qu’en 2e partie de saison, avec les matchs retour, ça se resserre beaucoup, on voit des équipes comme Albi, comme Narbonne samedi dernier, qui ne sont plus les mêmes équipes que celles qu’on a rencontrées et il faut que nous aussi, on arrive à resserrer un peu notre dispositif et notre jeu, qu’on soit un peu plus efficace, qu’on ne se laisse pas déborder comme on s’est fait déborder en 1ère mi-temps. Il faut se dire que c’est un autre championnat qui a recommencé et on ne peut plus être au même niveau, il faut monter le curseur encore.

Est-ce qu’on peut dire que cette montée en Nationale a fait monter un cap sportif, infrastructurel et financier au Niort Rugby Club ?
Sportif, oui, financier, certainement aussi, côté infrastructures, on voit qu’on a plus de monde, qu’on est réceptif mais c’est là-dessus qu’il faut que l’on travaille et on est en train de le faire.

Cet engouement du côté du stade Espinassou, il ne désemplit pas malgré les quelques défaites que vous avez eu à domicile. On voit que le public répond présent tous les week-ends et est à fond derrière l’épopée du Niort Rugby Club ?
Avant Narbonne, on avait eu qu’une défaite contre Nice, une défaite dans laquelle on n’y était pas pour grand-chose, d’abord parce-que Nice est une belle équipe. Contre Narbonne, je pense que les gens sont quand même ressortis avec beaucoup de satisfaction car on a vu du jeu, de l’engagement, ça peut basculer à un moment donné mais Narbonne est une équipe avec des joueurs qui sont aguerris à l’étage au-dessus voire deux étages au-dessus. Ils ont donc su trouver leur rythme, calmer le jeu, gérer leurs temps forts et surtout leurs temps faibles tandis que nous, on n’a pas encore ces joueurs d’expérience ni cette expérience-là.

On voit que Niort regarde maintenant droit dans les yeux des équipes comme Narbonne ou Albi ?
Oui, tout à fait, c’est le minimum syndical pour jouer à ce niveau-là (sourire). Je crois qu’on n’a pas à rougir même si aujourd’hui, on a été assez déficient en 1ère mi-temps et de manière incompréhensible.

Malgré cela, malgré cette 1ère mi-temps loupée, il y a eu une réaction d’orgueil en 2e période qui montre la solidarité et l’état d’esprit de ce groupe ?
Un excellent état d’esprit, il y a eu une belle réaction, je pense qu’on peut même davantage inquiéter Albi sur la moitié de la seconde mi-temps. Après, il y a des décisions, des erreurs de jeu aussi, de jugement, quand on est mené pratiquement de 31 points, je pense qu’il faut trop de précision ensuite pour revenir face à une équipe de la qualité d’Albi. C’est ce qu’il nous a manqué parce qu’il aurait fallu réussir les coups à chaque fois et c’est quasiment impossible au rugby.

Le week-end prochain, il y aura un match déjà capital face à Rennes dans la lutte au maintien, Rennes qui vous avait battu en finale de Nationale 2 pour le titre de champion de France. C’est donc un match qui va être à suivre avec exigence pour le Niort Rugby Club et qui va être haletant pour tous les web-téléspectateurs de Rugbyrama ?
Tout à fait. Là, on aimerait bien prendre notre revanche sur la finale de l’année dernière, c’est absolument indispensable pour nous et j’espère que le public sera nombreux pour nous soutenir comme il le fait chaque samedi depuis le début de la saison.

Un mot sur cette équipe d’Albi ?
Très belle équipe, bien équilibrée, très joueuse, qui joue bien dans les défenses, très agressive aussi, un pack assez solide. Moi, je leur souhaite bien sûr d’aller le plus loin possible, d’abord, ils le méritent et puis, ils prennent vraiment le rugby par le bon bout donc je suis content pour le président et pour tout le club car c’est un club qui a connu de belles histoires par le passé, de très belles histoires. Je souhaite donc à ce club, aux joueurs et aux dirigeants de connaître les mêmes aventures que celles qu’ils ont déjà connues.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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