
Le match aller contre Niort avait un peu été un électrochoc. Est-ce qu’il y avait un esprit un peu revanchard face à cette équipe de Niort ?
Oui, forcément, on avait aussi à cœur de réagir contre cette équipe. Je pense qu’on était effectivement passé à côté chez eux et ça nous tenait à cœur de faire un bon match et, en plus de ça, on sortait quand même d’une défaite à Massy où on n’avait pas non plus été à notre niveau donc c’était important de rectifier ça.

Il y a eu un quart d’heure albigeois particulièrement efficace avec pratiquement 4 essais en 20 minutes. A quoi est-ce que vous l’attribuez, à une hausse de la concentration ? Ça a été plus difficile après
Je pense que c’est un tout. C’est vrai que Niort nous a mis en difficulté sur ces 10 premières minutes, c’est la première équipe qui a tapé le coup d’envoi chez nous au milieu de terrain donc il a fallu un temps de latence chez nous pour s’y adapter et ça nous a fait défaut. Je pense qu’on avait bien travaillé la semaine et bien analysé les choses, ça a mis du temps à se mettre en place mais dès qu’on a réussi, on a vite trouvé les solutions. Je crois qu’il a fallu un temps d’adaptation et une fois qu’on a réussi à lancer, je pense que cette 1ère mi-temps est quand même très aboutie mais ce qui est frustrant, c’est de ne plus être capable ensuite ou d’avoir la difficulté à enchaîner et à se remettre sur la 2e période. Je pense que la volonté était là mais il y a eu des facteurs à la fois du côté de Niort et du nôtre ainsi que, potentiellement, d’autres facteurs qui ont fait que ça a impacté un petit peu le cours du match mais c’est comme ça. Il me semble que ça reste quand même une belle victoire et qu’il faut retenir le positif de tout ça.

Vendredi, Florent comparait le déroulé du match à celui de Marcq-en-Barœul et c’est tout à fait ça car il y avait eu une 1ère mi-temps aboutie avec un bonus et qu’en 2e période, ça avait aussi été compliqué ?
C’est vrai mais si je m’imagine à la place de l’adversaire, j’aurais aussi un peu de rancœur et de volonté de faire mieux que ce qu’ils ont fait sur la 1ère mi-temps. Ils ont haussé le niveau de jeu et d’agressivité, il y a eu un tas de choses qui font que nous, on ne peut pas maîtriser ces facteurs-là. Je pense qu’on a essayé de maîtriser notre jeu au mieux, il y a effectivement encore beaucoup de choses à améliorer, il n’y a rien qui est parfait mais c’est également là qu’on se dit qu’il y a une marge de progression et que si on est capable de passer ce cap-là, ça peut être intéressant, vraiment intéressant jusqu’à la fin de la saison.

Du coup, l’arbitrage suit aussi un peu ?
Peut-être (rires).

On vous voit quand même prendre beaucoup d’initiatives sur le terrain ?
Oui, parce qu’on se sent libre d’entreprendre et d’essayer des choses. Forcément, c’est mieux quand ça fonctionne et je pense que c’est gratifiant pour tout le monde mais sur ça, on n’a jamais été bridé et que ça continue parce qu’on prend du plaisir.

Chambéry, ça te cause car tu es certainement le joueur du SCA qui connaît le mieux cette équipe et son terrain synthétique assez particulier qui est très rapide ?
J’y ai effectivement joué avec un joli stade qu’ils ont bien finalisé. Je crois que c’est une équipe qui est très dominatrice chez elle, si je prends tous leurs matchs, je crois qu’ils ont quasiment pris le bonus offensif à chaque fois à part peut-être Marcq-en-Barœul. Ça veut dire que même les » gros » ou les hauts de tableau qui sont allés chez eux y sont passés donc on est prévenu et je sais que si on n’y met pas l’intensité qu’il faut et qu’on n’est pas bon sur la stratégie, je pense qu’on n’existera pas.

Même si tu ne l’as pas connu longtemps, est-ce que tu peux nous parler de ce terrain synthétique qui est quand même assez particulier ?
Oui, un peu mais c’est un terrain comme un autre. Il est un peu particulier parce-que c’est un synthé qui va vite, eux sont habitués parce qu’ils s’entraînent dessus donc peut-être que ça facilite mais, honnêtement, c’est un terrain comme un autre dans un très beau stade.

Lorsque tu es arrivé, on a vu que tu étais un peu le trésorier du club, tu récupères les amendes lorsque le staff arrive en retard. Pour être plus sérieux, tu as quand même pris une place assez prépondérante dans le groupe dont tu es l’une des figures en très peu de temps ?
Je ne sais pas, ça s’est fait naturellement, peut-être que le groupe a voulu ça. Je ne sais pas, j’en sais rien, j’ai juste essayé d’être moi-même et d’apporter au collectif et si ça fonctionne comme ça, tant mieux. Je suis content de prendre cette place-là s’ils l’acceptent mais, honnêtement, ce n’était pas volontaire et je ne l’ai pas voulu plus que ça

Propos recueillis par Loïc Colombié

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