
Quelle serait la solution pour arriver à avoir un match plein de bout en bout ?
Comme on l’a dit aux joueurs, on a les bases et les fondations, l’état d’esprit est là comme on l’a vu à Narbonne et le week-end dernier. Contre Narbonne, l’enjeu a peut-être tué le jeu mais c’était des deux côtés et là, contre Tarbes, on fait un peu d’erreurs, et comme j’aime bien faire des comparatifs avec la cuisine, on a les bases avec le sel et le poivre que l’on met toujours et maintenant, c’est ce petit persil en plus à savoir ces petits détails et ces petites finitions pour pouvoir toujours aller chercher un peu mieux. On sait que tout ne se fait pas en un jour et on avance pas à pas, il faut déjà garder des fondations solides tout au long de la saison et être capable de trier ensuite. Nous, on devient de plus en plus gourmand et de plus en plus exigeant et notre rôle, au-delà de faire gagner l’équipe et d’aider les joueurs à gagner, c’est aussi de toujours les faire progresser. C’est donc sur ces petits détails qu’il faut que l’on continue à progresser mais on a la chance d’avoir un groupe qui est exigeant et qui se remet en question et c’est donc une volonté commune, staff et joueurs compris. On parlait de déséquilibres mais il ne faut pas oublier qu’il y a des équipes en face. On dit toujours que ce championnat est de plus en plus relevé et de plus en plus homogène et on n’a quand même pas des peintres en face ! Le match s’est déroulé comme ça parce qu’on savait qu’avec Tarbes, ça allait être la guerre pendant les 20 premières minutes, quand on fait une grosse 1ère mi-temps contre Marcq-en-Barœul, à un moment donné, entre la qualité de leurs joueurs et le fait qu’ils mettent aussi la marche en avant donc il faut aussi reconnaître et rendre à César ce qui est à César à savoir qu’en face, le championnat est de plus en plus serré et de plus en plus homogène et que par conséquent, les équipes sont de plus en plus costaudes. Si on arrive à dominer les deux mi-temps de la tête et des épaules, c’est peut-être qu’à un moment donné, il y aura un souci en face ou qu’on aura été très bons mais il faut aussi être réaliste et tirer un coup de chapeau aux équipes en face parce qu’il y a quand même du jeu, du niveau, des hommes qui ont envie de se battre pour leurs clubs et pour leurs maillots.

On remarque de plus en plus que la polyvalence est de mise ?
Notre projet de jeu est quand même de mettre du volume, on doit être capable de trier les ballons en fonction de la zone et de rester dans notre match donc on demande forcément plus de boulot, notamment au 5 de devant que peut-être les années précédentes où le projet de jeu était un peu différent, je parle sur l’attaque. On a donc besoin de joueurs qui soient capables de faire différentes choses et aujourd’hui, si un joueur est cantonné dans un seul rôle à savoir soit de pousser en mêlée soit sur des ballons portés, nous, on n’a pas 80 minutes de ballons portés dans notre jeu. C’est important, c’est une arme, on a aussi des joueurs hyper complémentaires et c’est intéressant en fonction de comment on compose l’équipe et le banc, on est aussi capables d’adapter par rapport à l’équipe en face. Je pense que de façon générale, il y a de plus en plus de temps de jeu effectif dans le rugby moderne et il faut que les joueurs soient capables de faire de plus en plus de choses et c’est pour ça qu’aujourd’hui, le 5 de devant n’est plus cantonné à mêlées et touches tout comme un 3/4 centre doit être capable de dépanner à l’aile ou en 10 ou en 15. Je pense que les joueurs doivent être capables d’être un peu plus polyvalents qu’avant notamment sur les façons de jouer.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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