L’entraîneur des 3/4 du SC Albi nous exprimé en conférence de presse son ressenti sur l’intersaison du club tarnais tout en posant les bases du périlleux déplacement à Bourgoin lors de la première journée de Nationale, ce samedi. Celui qui a assuré l’intérim en fin de saison dernière, espère vivement voir les jaunes et noirs saisir à bras le corps la nouvelle dynamique insufflée par le nouveau staff en place (Boulogne/Fourcade et lui même).

Concernant la structuration des entraînements, tu nous avais dit l’année dernière suite au changement d’entraîneurs que les séances étaient réduites mais beaucoup plus intenses. Est-ce que vous avez gardé ce rythme de la fin de saison ou avez-vous complètement amené votre façon de faire ?
On est resté dans la même philosophie car on sait qu’aujourd’hui, passé un certain temps, et un temps important, sur un terrain ou dans un bureau comme nous tous, il est compliqué d’être très concentrés, très appliqués et très efficients car plus le temps passe, moins on est concentré. Nous, on est vraiment sur l’efficience, on se dit toujours que chaque minute passée au centre d’entraînement doit être utile à la performance donc on est globalement resté dans la lignée de ce qu’on faisait l’année dernière. On continue de faire évoluer notre méthodologie d’entraînement mais l’idée est qu’on puisse mettre de l’intensité aux entraînements puisque c’est ce qu’on veut faire en match. Il faut donc que les joueurs soient capables de switcher rapidement d’un exo à l’autre et d’une tâche à une autre, d’enchaîner les tâches aussi toujours un minimum de récup même si là, en sortant de la pré-saison, on va toujours travailler la dimension physique mais différemment qu’en pré-saison. On veut toujours essayer de perdre le moins de temps possible et pour la concentration et pour la partie physique et également pour la partie rugby, c’est cet équilibre que l’on veut entre le pro et le perso. On ne veut pas que les joueurs finissent à 18h ou 19h et qu’ils soient là à 8h du matin, le rugby est important mais si on veut qu’ils soient performants sur le terrain, il faut aussi qu’ils soient bien en-dehors donc il est important d’avoir cet équilibre entre vie pro et vie perso.

Est-ce que ces matchs de début de saison sont les plus difficiles à jouer car tu ne connais jamais trop l’état de forme des équipes à jouer ?
Je ne sais pas comment eux ont fait stratégiquement, est-ce qu’ils ont voulu garder quelques lancements de côté et ne pas tout montrer sur les matchs amicaux pour les sortir contre nous ? C’est possible aussi. Je crois qu’ils ont fait 3 matchs à 30 et pas un seul à 23 donc oui, il y a des choses à voir mais on se concentre déjà beaucoup sur nous. On le dit depuis le début, si on respecte nos objectifs sur le plan du contenu et de l’état d’esprit, et même si la vidéo nous aide sur des points spécifiques, trop se concentrer sur l’adversaire surtout en début de saison serait, je pense, une erreur.

L’année dernière, en fin de saison, tu nous disais » il y a 23 joueurs sur le terrain mais il y en a 45 qui sont mentalement avec « . Est-ce qu’on est toujours dans cet état d’esprit d’impliquer tout le monde dans le projet même si tu ne joues pas ?
Oui, bien sûr, c’est une philosophie, c’est un groupe. A 23, on ne fait pas une saison, c’est impossible, on ne va pas se mentir et c’est pour ça que les effectifs sont construits de façon à avoir plusieurs joueurs à certains postes, par contre, ce qui est le plus important, c’est l’état d’esprit. Chacun a un rôle à assumer, les remplaçants doivent faire bosser les titulaires parce qu’ils ont aussi un rôle à jouer en tant que finisseurs et le week-end d’après est différent ce qui veut dire que ce sont d’autres joueurs qui seront titulaires. Mutuellement, on doit toute la saison se soutenir sur le terrain et en-dehors, ce sont la priorité et l’état d’esprit du groupe, la seule chose qui pourrait faire que ça ne fonctionne pas, ça serait que les joueurs sortent du cadre et soient nocifs pour le groupe. Le groupe sera toujours prioritaire, le club et l’institution seront toujours prioritaires et à partir du moment où on respecte ces valeurs, on pourra avancer tous ensemble mais à partir du moment où on les bafoue, les joueurs seront bien reçus.

Quelle va être la marque de l’état d’esprit qui vous est si cher pour cette saison ?
Si je veux appuyer notamment par rapport à l’héritage passé, quant à l’époque de Kevin, Éric Béchu leur disait » ensemble, on ne risque rien « , j’ai vu qu’ils avaient mis à l’asso » ensemble, tout devient possible « . Cet état d’esprit-là, c’est montrer que c’est vraiment la marque d’une vraie unité de club, on est passé chez les jeunes entre autres avec Kevin pour montrer qu’il fallait tout donner, ne rien lâcher, qu’ensemble, on ne risquait rien et qu’ensemble, tout devenait possible. Il faut faire transpirer cet état d’esprit-là depuis les petits et que l’équipe fanion soit vraiment le porte-drapeau, l’étendard de ces valeurs-là. L’unité du club commence donc par l’état d’esprit.

Vous vous fierez quand même de temps en temps au tableau d’affichage ?
C’est comme pour une bonne recette de cuisine, quand tu mets les bons ingrédients, à la fin, en général … et j’en sais quelque chose (rires).

Propos recueillis par Loïc Colombié


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