Lors de la conférence de presse du 11 juin intronisant le nouveau président du SC Albi, Jean Pierre Faure le nouveau taulier du club de la préfecture tarnaise a tenu à faire un tour d’horizon de la situation des pensionnaires de Nationale tout en motivant sa décision d’accepter de prendre la succession d’Alain Roumegoux. Après de nombreuses années à s’investir dans l’ombre, ce grand passionné de rugby vient d’être propulsé sur le devant de la scène à un moment charnière de l’histoire du SCA.

La première chose que je voudrai faire avant de parler de moi et du club, c’est remercier tout le travail qui a été fait par Alain, il nous avait annoncé en début de saison qu’il arrêterait, il a arrêté, c’est confirmé. Pendant 20 ans, il a un peu présidé au travail du conseil d’administration même si lui a été au départ de la création de la SASP. Je voudrai aussi remercier le travail qu’a fait Jean-Jacques même s’il n’a pas fini puisqu’il va encore continuer avec nous. Pour ma part, si j’ai accepté le poste de président que m’a proposé le conseil d’administration, c’est parce-que je savais qu’autour de moi, il y avait un conseil d’administration avec beaucoup de compétences, avec des gens qui se battaient corps et bien pour le Sporting Club Albigeois et que je savais que je pouvais compter sur les compétences de Julien et Pierre sur toute la partie sportive, sur les compétences de Manu sur ce qui est relations avec les différents clubs et les différents bassins, sur Jean-Jacques qui va continuer à travailler avec nous pour le suivi du commercial. Ce qui m’a aussi motivé à prendre ce poste, c’est de savoir qu’autour de moi, il y allait avoir des gens qui connaissent très bien le rugby, il y a aujourd’hui Pierre et Julien qui ont été des joueurs de haut niveau, il y a aussi Yogane Correa qui est arrivé comme président de l’Asso et qui connait également très bien le rugby, ce qui va nous permettre de travailler avec l’association. Ce sont donc pour toutes ces raisons que j’ai accepté ce poste, j’espère que je vais en être digne et que je pourrai continuer à bien travailler, dans la lignée de ce qu’a fait Alain jusqu’à ce jour.

Est-ce une présidence de transition ou bien une présidence qui s’inscrit dans la durée ?
Pour moi, et pour l’instant, c’est une présidence qui va s’inscrire dans la durée. Si le conseil d’administration estime que je ne fais pas mon travail, peut-être qu’on me sortira mais pour moi, ce n’est pas quelque chose de transitoire, tant que je pourrai faire mon travail et que ma santé ou autres me permettront de le faire, je continuerai à le faire.
Tu as fait toutes les échelles dans ce club, tu as joué, tu as porté le maillot puis dirigeant, vice-président et maintenant président, tu es donc un peu l’exemple de « monter par le bas » ?
L’exemple, je ne sais pas mais le rugby est pour moi une passion, c’est quelque chose que je vis maintenant depuis 55 ans voire même plus. J’ai été joueur, entraîneur, président à une époque à Saint-Juery et je prends aujourd’hui les rênes du SCA mais comme je l’ai dit, je ne suis pas seul. J’ai des gens avec moi qui connaissent très bien le rugby, qui ont des compétences et je le répète, j’espère qu’on arrivera à faire du bon travail avec eux.
Quel va être le programme de la nouvelle présidence ?
Le club va continuer à être ambitieux, l’ambition est de continuer à bien travailler et, pourquoi pas, l’ambition de remonter mais ça, c’est du travail. Il faut prendre les choses les unes après les autres, il faut que toutes les planètes s’alignent et à partir de là, on verra ce qu’on peut faire. La préparation de la saison n’est pas encore terminée donc on y travaille, que ce soit sur le budget ou sur le sportif.
Et quel est le projet de club ?
Continuer de travailler avec les jeunes.
Est-ce que vous pouvez nous expliquer la genèse et la construction de la mise en place de ce staff ?
Au départ de ce staff, ce sont Pierre et Julien qui l’ont construit, on a ensuite eu l’opportunité de voir Xavier intéressé puisqu’on savait qu’il ne restait pas à Nevers donc on a pris contact à partir de là. C’est quelqu’un qui est rigoureux, qui connaît bien l’entraînement depuis des années et des années donc il a de l’expérience et par rapport aux jeunes entraîneurs, ce sera bien d’avoir quelqu’un qui maîtrise bien ce métier d’entraîneur.
Parmi les choses réussies l’année dernière, il y a aussi le fait d’avoir réussi à ranimer la flamme autour du Stadium du SCA en faisant revenir du monde au stade. C’est une petite flamme mais il ne faut pas que ce soit un feu de paille donc qu’est-ce que vous allez faire pour augmenter cela et continuer à ce que ça se développe autour du peuple albigeois ?
On va continuer à avoir des résultats et on va voir ce que l’on peut faire pour continuer à faire des opérations pour continuer à faire venir les gens. Il y a des opérations qui ont très bien réussies, on a réussi à amener 6 000 personnes sur un match donc il faudra que l’on essaye la saison prochaine de le faire deux ou trois fois plutôt qu’une fois.
Un club comme Narbonne a bien bossé sur le sujet événementiel et ambiance autour du stade, est-ce qu’il y a des choses qui vous inspirent, sans évidemment essayer de les copier ?
Qui nous inspirent, bien sûr mais le Stadium n’appartient pas au Sporting Club Albigeois mais à la Mairie s’il y a des travaux ou des projets et, pour le moment, il n’y a rien de fait.
Est-ce que des loges sont envisagées ou envisageables ?
Pas pour le moment (rires).
Alain et Jean-Jacques seront tous les deux au conseil d’administration. Est-ce que tu vas t’appuyer sur eux si tu as des moments de doute ou de questionnement ?
Ça fait 20 ans qu’Alain est là et il va continuer avec nous, on a une certaine complicité depuis maintenant 8 ans car lorsque lui a pris la présidence, je suis arrivé donc on a souvent eu l’occasion de discuter et de parler et ça va continuer. C’est pareil avec Jean-Jacques, il va nous suivre sur la partie commerciale, il va continuer et lorsqu’il sera au conseil d’administration, je sais que je pourrai compter sur lui comme je compte sur les autres administrateurs.
Alain va quand même te manquer sur les déplacements car vous en avez fait une paire ensemble ?
J’en ferai quelques-uns avec Alain puis d’autres avec Jean-Jacques, Pierre, Julien ou Manu, peut-être. Ce n’est pas pareil car ils ont des activités professionnelles, moi, je suis retraité donc j’ai davantage de temps donc ça me permettra de reprendre le bus comme il y a quelques années, je partirai avec les joueurs. Mais je pense qu’il y aura encore quelques déplacements avec Alain, ça ne pose pas de souci de ce côté-là.
Est-ce que vous pouvez vous présenter un peu plus pour ceux qui ne vous connaissent pas forcément ?
J’ai 70 ans, je suis retraité de la grande distribution, j’ai joué au rugby à Saint-Juery, à Carmaux et j’ai fait un passage rapide au Sporting car, à l’époque, ma vie professionnelle ne me le permettait pas et puis, je n’avais peut-être pas le niveau pour prétendre y jouer car il y avait déjà des grands noms en 1ère ligne, j’ai donc tiré un trait sur le haut niveau et je suis parti jouer à Saint-Juery. Je suis un passionné de rugby depuis de nombreuses années, j’ai des enfants qui ont joué au rugby, je pense que beaucoup de monde me connait sur Saint-Juery où j’ai été dirigeant mais aussi à Albi du fait que j’ai été partenaire du Sporting Club Albigeois pendant une vingtaine d’années. Depuis que je suis rentré au conseil d’administration, j’ai toujours eu de bonnes relations, je m’entends très bien avec eux et comme je l’ai dit, si j’ai pris ce poste aujourd’hui, c’est parce-que je sentais qu’autour de moi, il y avait des compétences, des gens avec qui on pouvait discuter et des liens qui se sont créés. Je suis quelqu’un qui marche aussi un peu à l’affectif, j’ai eu des contacts avec Xavier et le trio qui va arriver avec Xavier sont des gens que je connais et avec qui j’ai eu l’occasion de discuter depuis plusieurs semaines voire depuis plusieurs années pour certains.
Est-ce qu’on peut parler de fierté et d’aboutissement personnel pour toi avec ce poste de président ?
Je ne sais pas si c’est une fierté mais, pour moi, c’est un honneur que le conseil d’administration m’ait proposé cette place. On peut en effet parler de fierté mais ça ne va rien changer à la façon de vivre de Jean-Pierre Faure.
On va boucler la boucle car il y a 9 ans, Xavier Péméja avait failli venir à Albi, ça n’avait pas porté chance au SCA puisqu’à la fin, ils étaient redescendus en Pro D2. Là, il vient pour de bon, on va donc espérer que ça porte chance et que ça ramène Albi en Pro D2 ?
C’est la construction d’un groupe sportif ambitieux ainsi que d’un conseil d’administration ambitieux aussi. Je crois que c’est tout ce qu’on peut dire et qu’on continue également à avoir une unité, comme le disait Julien, entre l’asso et la SASP pour qu’on construise un club, un seul club, que l’asso et la SASP ne forme qu’un seul club.
Et un manager qui puisse faire monter l’équipe ?
Voilà.
Propos recueillis par Loïc Colombié

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