Le RC Narbonne s’est imposé largement face à Langon (61-31) lors de l’ultime journée de Nationale, glanant au passage un bonus offensif et surtout une qualification directe pour une 1/2 finale à domicile. Mais Julien Seron a tenu aussi à louer l’adversité des girondins qui menaient 31-28 en début de seconde période, et dont le manager audois reconnaissait allègrement la valeur et le courage. Dorénavant le RCN dispose de 2 semaines pour préparer la 1/2 finale et peaufiner son jeu, avec dans le viseur la réception des voisins Carcassonnais ou des cousins occitans Albigeois.

On est avec Julien Seron après une victoire qui fait du bien, large mais qui a eu du mal à se dessiner. Elle fait du bien puisque Narbonne est en demi-finale à domicile ?
On est bien sûr satisfait d’être en demi ce soir. On a attaqué notre saison le 1er Juillet avec cet objectif et ce match vient conclure notre saison régulière, match qui, je dirai, est un peu à l’image de notre saison à savoir avec des moments très forts et d’autres avec un peu de panique. A la sortie, on est là et il y a une grosse satisfaction ce soir.

En parlant de panique, entre la 40e et la 50e, tu as dû te dire » qu’est-ce qu’il se passe ? On est en train de perdre un peu les chèvres et le fil du match » ?
Je dirai même de la 25e à la 50e. Il y a vraiment eu 25 minutes très compliquées, on a eu un gros passage à vide, on a certainement pensé que ça allait dérouler trop facilement donc on a eu une remise en question à la mi-temps et on a quand même eu 30 dernières minutes qui sont assez satisfaisantes. Oui, on est content d’avoir gagné mais on n’occulte quand même pas ce passage à vide et on doit forcément travailler là-dessus.

Sur quoi vas-tu capitaliser pour la demie ? Sur la fin de match, sur les armes offensives que vous avez montrées ?
On va forcément capitaliser sur ce qui a bien marché. On a quand même été capable de mettre de belles séquences offensives et d’avoir une défense assez bien connectée, l’énergie a été là pendant une bonne moitié du match donc on va forcément capitaliser dessus mais on ne va pas occulter ce qui aurait pu nous faire une grosse frayeur.

Un mot sur cette équipe de Langon ? Elle est admirable de courage ?
Oui, elle est valeureuse mais on le savait. Je savais que ça allait se passer comme ça si on ne maintenait pas l’exigence parce-que c’est une équipe qui s’envoie, qui a un gros cœur et qui joue bien au rugby aussi mais on voit que physiquement, ils ont accusé le coup et notamment en ayant fait tourner avec des joueurs qui avaient un peu moins de rythme. Ça ne lâche rien jusqu’à la dernière minute et c’est saluable, c’est ce que j’ai dit à leur staff » vous êtes valeureux et vous méritez de vous maintenir « .

En demi, Carcassonne ou Albi, blanc bonnet ou bonnet blanc ?
Je n’ai pas de préférence.

Maintenant, deux semaines pour préparer un match qui peut être historique, pour rentrer dans l’histoire et faire un pas de plus vers la Pro D2 ?
On va forcément travailler intelligemment pendant 15 jours, avec précision et rigueur, avec beaucoup d’exigences pour préparer cette demie comme il se doit. On a notre destin en mains, on bascule sur un autre championnat et on a deux matchs pour vivre de belles émotions donc ça, il ne faut pas le galvauder.

Et si tout se passe bien, deux matchs à Narbonne ?
Oui (sourire). On le sait depuis très longtemps et, une fois de plus, ce n’est pas quelque chose qui doit nous crisper mais nous exciter donc qu’on travaille bien, qu’on travaille précisément et qu’on soit sur du positif.

Il y a aussi des enseignements de l’année dernière ?
Bien sûr mais comme je te l’ai dit, le groupe a une année d’expérience supplémentaire. On a vécu des phases finales l’an dernier, on sait pourquoi on n’a pas réussi à monter en Pro D2 ni à être champions de France mais ça reste du sport, il n’y a rien d’écrit.

Bonne chance et bonne fin de saison
Merci beaucoup.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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