Simon Lobjoit qui évoluera, ce samedi, à Narbonne aux côtés de son frère Nathan, a répondu aux questions de la presse, quelques jours avant de clôturer la phase régulière de Nationale. Les Langonnais qui peuvent encore espérer un maintien direct en cas d’alignement des planètes lors de cette dernière journée face à un des prétendants à la Pro D2, comptent pas aller faire du tourisme et vendre chèrement leur peau pour éviter le barrage d’access match Nationale/Nationale 2. En clair dans l’Aude, ce week-end, les girondins vont tenter de contredire les bookmakers et d’écrire une nouvelle page de leur épopée sous la férule du sorcier béarnais de Comberlin, Christophe Hamacek.

Narbonne a perdu ses deux derniers matchs à domicile. Est-ce que vous avez ça dans un coin de la tête, est-ce que vous vous dites que c’est possible ou, au contraire, vu qu’ils sont dans l’obligation de gagner, vous vous dites qu’ils auront le couteau entre les dents ? Comment est-ce que vous abordez ce déplacement ?
Justement, on sait très bien qu’ils ont perdu leurs deux derniers matchs et, du coup, ça va être un match qui va être très rugueux. En fait, ils sont obligés d’assurer la victoire pour gagner la 2e place et se qualifier directement en demi donc ça va être très compliqué mais justement, comme on n’est pas du tout attendu et qu’on nous attend avec une équipe un peu redirigée, je pense qu’on a toutes nos cartes à jouer. Le fait que personne ne nous attende peut être notre force pour ce match à Narbonne.

En tant que frères, vous avez rarement été alignés ensemble avec Langon. Si c’est le cas ce week-end, ça serait un chouette moment à vivre et en plus à Narbonne, un monument du rugby ?
C’est toujours chouette. On a joué un peu lorsqu’on était à Bègles chez les jeunes et c’était chouette de se retrouver à Langon, on a quand même fait quelques feuilles de matchs mais entre lui qui est parti en Irlande la moitié de l’année dernière et moi qui me suis blessé cette année (fracture du pied), c’est vrai qu’on n’a pas eu trop, trop d’occasions. A chaque fois qu’on joue ensemble, on est toujours content de le faire, c’est toujours un régal.

Tu parles de ta blessure au pied et cette année, il y a quand même eu beaucoup de casse en Nationale avec des épaules, des genoux et autres. D’où viennent ces blessures et est-ce que la densité physique a vraiment changé ?
Oui, je pense. Il y a quand même un petit peu les mecs qui s’entraînent tous les jours comparés à nous et qui sont un peu plus prêts mais les blessures, ça arrive. Parfois, c’est juste du pas de chance, il y a des mecs comme Max Ribaudeau ou Meryll Ech Chalka qui sont blessés à l’épaule et qui font partie de ceux qui bossent vachement de leur côté en muscu, qui se préparent physiquement et qui font quand même un minimum attention à leur hygiène de vie. Parfois, c’est donc simplement pas de chance et ça arrive comme ça, comme pour Charli Espagnet.

Comment envisagez-vous le barrage si barrage il y a ?
C’est déjà une chance qu’il y ait ce barrage car pour nous, c’était un peu le joker cette année vu que Hyères-Carqueiranne La Crau a fait un dépôt de bilan. On savait qu’il n’y avait pas la dernière place à jouer et que, malgré tout, même si la saison ne se passait pas comme on le voulait, il y avait toujours ce petit joker à jouer en fin de saison, je pense que tout le monde l’avait quand même dans un coin de la tête en venant se frotter à des équipes professionnelles cette année. On y est malheureusement, c’est dommage et on aurait préféré être un petit peu plus haut dans le classement mais on y est donc on va le jouer à fond comme on a toujours pensé qu’on pourrait le faire.

C’est peut-être le fait qu’il n’y ait pas de descente automatique qui a fait que le groupe était aussi ouvert car il y a eu une surprise tous les week-ends ? Vous êtes notamment aller gagner à Périgueux, vous avez fait un très beau match à Carcassonne et toutes les équipes se sont données à fond ?
Même plus que sur cette fin de saison. Depuis le début de la saison, il y a des matchs que l’on perd à pas grand-chose et qui sont vraiment ric-rac, quand on revoit les vidéos des matchs, on va dire que ça se joue vraiment à pas grand-chose. Il y a peut-être eu aussi un petit manque de réussite mais ça prouve qu’on a quand même un niveau qui est très proche voire quasiment égal à celui de ces équipes, au moins à ce niveau-là.

Le maintien serait une belle reconnaissance de tout le travail mené depuis 3 ans dans toutes les strates du club ?
Cette victoire serait aussi une récompense pour les gens qui nous suivent car on a de plus de plus de supporters, de gens qui viennent nous voir et de gens qui viennent manger avant le match qui sont derrière nous donc ce serait aussi une récompense pour toutes ces personnes-là.
Propos recueillis par Sylvain Feltrin en collaboration avec le Stade Langonnais

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