Malgré la défaite (29-24) à Albi, le pilier périgourdin, Thomas Vidal était heureux de refouler les pelouses de son Tarn natal lors de cette avant dernière journée de Nationale. Mais celui qui aussi évolué sous les couleurs du SC Graulhet, était déjà focus sur la réception de Rouen pour le retour du CAP au Rongieras, après quasi deux ans exilé au Stade Roger Dantou voisin, synonyme de billet vers un 1/4 de finale à domicile en cas de victoire.

On savait que c’était un match qui était quasiment un 8e de finale ce qui s’est vu sur le terrain car ça a été très serré et très tactique ?
Ça a été très dur, on est tombé sur une très belle équipe d’Albi qui nous a mis à mal pendant tout le match. On a subi, on a subi les impacts et aujourd’hui, il faut le dire, on a été secoué et on nous a rappelé que les matchs de phases finales ne seront pas simples et qu’il faudra s’y remettre dès la semaine prochaine avec du travail. On voit que dès qu’on manque d’ingrédients, de combat, tu te fais secouer et si on rate comme ça pour les phases finales, ça sera compliqué, surtout sur les entames de matchs. Il faut que l’on grandisse et que l’on se serve de ces matchs car ce sont des 8es de finale mais derrière, ça va compter.
Lorsque vous êtes à -12 à la 79e, qu’est-ce que vous vous dites pour aller récupérer ce bonus défensif qui était loin d’être acquis ?
De toute façon, on ne lâche pas, depuis le début, il faut qu’on se batte. Au rugby, tu sais que jusqu’à la 80e voire la 85e, ce n’est pas fini, tant que l’arbitre ne siffle pas la fin, il faut se battre et aujourd’hui, on va chercher ce point à la fin et ça aussi, ça montre l’état d’esprit du groupe. On ne peut pas lâcher, même sur des matchs compliqués, il faut s’envoyer jusqu’à la fin.

Ces matchs contre Albi sont pour toi le retour dans le Tarn. Ça a quand même des saveurs spéciales ?
Oui, ce sont des saveurs spéciales, tu retournes à la maison, il y a les copains pas loin et il y a une atmosphère. En plus, il y a quand même un beau stade ici, c’est un stade historique où il y a eu de grands noms et de grands moments donc oui, forcément, ça fait toujours plaisir lorsque tu reviens à Albi.

Il va maintenant falloir gommer les fantômes de ce match pour se remobiliser pour Rouen qui va être un match capital pour la qualif ?
Les fantômes, je ne pense pas. Aujourd’hui, il faut retravailler et être sûrs de nos fondamentaux, on a pris un coup derrière la tête mais on a confiance en nous. Il y avait du monde la semaine dernière, on leur donne rendez-vous à tous dans 15 jours, dans le nouveau stade en plus, et il faut que tous les supporters et tous les Périgourdins viennent nous rejoindre au stade et pousser derrière nous pendant les 80 minutes qui restent et on verra ensuite où ça nous amène.

Merci et on te souhaite de belles phases finales
On va essayer et on espère.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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