Ce samedi sonnera la dernière de Christophe Hamacek dans son fief de Comberlin après 3 ans d’épopées, de titres de champion de France (Fédérale 1 et Nationale 2) et surtout d’aventure humaine au sein d’un effectif qu’il a façonné pour la gagne. Alors que les Langonnais vont recevoir le leader chambérien avec en trame de fond un maintien lors de cette saison historique pour les girondins, le sorcier béarnais a livré ses sentiments sur son passage à Langon et surtout d’aventure humaine l’épilogue de cette parenthèse sud girondine riche en émotion.

C’est une fin de saison capitale pour le club car il y a à la fois la venue du leader Chambéry ce samedi mais également des bruits de couloir pour préparer la saison prochaine. On va par contre peut-être commencer par le terrain et Chambéry ?
De toute façon, je n’ai envie de n’aborder qu’une chose que sont la fin de saison et le maintien. Cela fait 3 ans que je vis des aventures extraordinaires ici, avec les mecs, et cette année, même si ce fut dur, l’aventure a été belle et j’ai très, très envie que l’on termine par un maintien, je n’ai pas envie d’aller en barrages. Je fais donc confiance aux gars et je les sens tout à fait capables de renverser des montagnes, ils l’ont fait par le passé et je trouve qu’on se retrouve, qu’on retrouve aussi des joueurs donc on va aborder ce match avec une bonne pression.
Si on se réfère effectivement au dernier match face à Carcassonne, c’est une équipe un peu transfigurée ? Vous vous êtes battus pour un point qui n’était pas facile et on a vu un autre visage
Les joueurs s’engagent tout le temps, il y a juste le » problème » de mecs qui s’entraînent 3 fois par jour contre d’autres qui s’entraînent 3 fois par semaine donc automatiquement, physiquement, et même si les gars font beaucoup d’efforts de leur côté, heureusement qu’il y a une différence pour les pros. Par contre, sur l’engagement, sur le jeu, sur les phases de conquête, on a rivalisé avec tout le monde cette saison.

Vous avez donc pris un point à Carcassonne, une performance tout de même notable mais les autres résultats vous ont été défavorables et, pour la première fois de la saison, vous passez en dernière position. Est-ce que ça a mis un petit coup sur la tête ?
Avant-dernière position (sourire). Ça met un coup sur la tête à ceux qui ne sont pas solides mais l’équipe est solide, on est solide. Oui, aujourd’hui, on est avant-dernier, oui, il y a la pression mais on va l’aborder avec détermination.

Samedi, dernier match à la maison, dernier match pour toi à Comberlin et sans doute pour pas mal de joueurs aussi. Il y a en plus un adversaire de taille donc tout est réuni pour que ce soit un bel événement et une belle fête ?
J’espère.

Depuis le début de la saison, tu disais » j’attends le dernier jour car ça se jouera à un point » sauf qu’on n’y prêtait pas forcément plus attention que ça mais finalement, les faits te donnent raison, encore une fois ?
J’aurai aimé le contraire mais c’est un championnat qui est difficile et sur la longueur, on ne se trompe pas trop, les meilleurs sont en haut et les moins bonnes équipes sont en bas. Même si je vous dis toujours qu’on a de bons joueurs et qu’ils jouent bien au rugby, on a quand même des conditions différentes des autres équipes, ce n’est pas une excuse mais il ne faut pas l’occulter et c’est pour ça que je dis souvent que je suis fier ce qu’ils font.

Concernant le groupe de samedi, est-ce qu’il y aura des retours à prévoir comme, par exemple, Thomas Geffré qui était absent sur les 2 derniers matchs ?
Oui, Thomas sera là tout comme Kemu qui revient en forme, on dit à Langon qu’on fait toujours de belles phases finales donc il s’est préparé pour les phases finales mais il n’y en aura pas cette année. J’espère qu’il sera prêt pour les deux derniers matchs, en tout cas, il sera là samedi et on aura besoin de lui car c’est un sacré combattant. Quand tu accueilles le 1er de la poule, si tu n’es pas plus fort que lui dans le combat, si on n’est pas plus fort qu’eux en défense, sur les collisions et dans les rucks, on ne gagnera pas ce match donc le défi est là.

Vincent Debladis était sorti sur civière à Carcassonne mais il a quand même repris ?
Ça va. En fait, il a été très, très bien pris en charge très, très vite et très, très bien soigné, on peut d’ailleurs remercier les pompiers de Carcassonne qui ont fait un merveilleux travail. Il a aussi su les remercier donc c’est cool.

Dans mon esprit, le staff était Anthony Audignon, Sébastien Dimitri et bien sûr Christophe Hamacek. Christophe part mais quid des deux autres adjoints ?
Il y a un chapitre qui se termine et on termine un chapitre. Moi, je retiens qu’on a écrit quelque chose d’extraordinaire et on n’enlèvera jamais ce qu’il s’est passé mais je suis persuadé que le prochain entraîneur va venir pour amener aussi son enthousiasme et avoir envie de continuer à garder ce club au plus haut niveau. Ça sera certainement différent mais je suis sûr que ça ne sera pas moins bien, ce sont des chapitres.

Donc, on ne sait pas pour Sébastien et Anthony ?
On ne sait pas dans la mesure où on ne sait pas qui va venir derrière ni si c’est quelqu’un qui va venir avec son staff. Il faut faire confiance aux présidents mais nous, en fait, on pense à Chambéry et Narbonne.

Vous nous avez fait rêver depuis 3 ans et vous continuez à nous faire rêver, ce n’est pas toujours facile mais on continue à rêver. Je sens qu’il y a quand même pas mal d’émotions, il y a des conférences de presse où tu as été plus ludique et plus détendu mais là, on sent qu’il y a de l’émotion aujourd’hui ?
ici ?

Oui
Il y en aura peut-être plus samedi (rires). C’est possible.

Propos recueillis par Sylvain Feltrin en collaboration avec le Stade Langonnais

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