Henri-Guillaume Gueydan, le président du CSBJ, à quelques heures de voir les ciel et grenat venir défier les jaune et noir du Sporting Club Albigeois lors de la 23 eme journée de Nationale, nous a accordé un entretien pour faire un point sur la situation en Berjallie.

On est quasiment à l’heure de tirer les bilans et on peut dire que la saison de Bourgoin est en-deçà des espérances que tu avais mises en début de saison ?
Oui, très loin, très, très loin et puis, cette saison est loin d’être finie, il va falloir qu’on s’accroche jusqu’au bout.

Dans les signes et signaux positifs, il y a quand même ce dernier match à Rajon que vous avez largement gagné 58 à 24 face à Suresnes. On voit que ça doit quand même laisser des regrets car cette équipe en a dans le ventre ? Si elle en a envie, quand elle s’y met et que les choses tournent bien, elle a du potentiel ?
Le potentiel, on n’en doute pas depuis le début mais il faut juste qu’il soit mis en application et utilisé (rires). Ça, malheureusement, on l’a fait trop rarement et surtout, de façon trop intermittente, on n’a jamais enchaîné deux victoires. J’espère qu’on va le faire à Albi, ça ne fera pas plaisir à nos amis albigeois mais ça nous arrangerait bien.
Le menu pour acquérir le maintien est quand même costaud : déplacement à Albi, réception de Rouen, un candidat affirmé à la montée, et un dernier déplacement à Tarbes qui lutte avec vous pour le maintien. C’est loin d’être aisé ?
C’est ça et comme en plus, on ne joue pas la dernière journée, ça risque d’être assez stressant.

Ce match contre Albi est un match qui, en cas de victoire, ne vous assurera pas le maintien mais pourra tout de même vous faire faire un grand pas ?
Si on avait le bonheur de gagner ce match, oui, ça ferait beaucoup, beaucoup de bien. Ça ne serait toujours pas acquis mais ça ferait du bien.

Du côté de Bourgoin, on est aussi en train de préparer la prochaine saison autour de Stéphane Glas. Quel sera le staff qui entourera ce dernier et est-ce qu’il y a des membres du staff actuel qui seront à ses côtés ?
Ce n’est pas encore défini, c’est en train de se discuter actuellement. Stéphane fait ses choix donc je ne peux pas en dire plus pour l’instant.

J’imagine d’ailleurs que Stéphane Glas a un œil attentif sur la saison. Quels vont être les enseignements qu’il va en tirer car, sans repartir d’une feuille blanche, elle sera tout de même grandement modifiée ?
Oui et c’est quelque chose qu’on a annoncé depuis quelques semaines, on a été clair avec tout le monde là-dessus et avec les joueurs également. Il a envie de profiter des fins de contrats pour repartir d’une feuille effectivement presque blanche.

Du côté du CSBJ, est-ce qu’il y a des projets structurants qui sont en cours ou est-ce que maintenant, on va se mettre focus sur le sportif ? Pendant de nombreuses années, vous avez structuré tout ce qui est autour du club, les tribunes, les loges, la brasserie, l’avenue de la Berjallie, l’avenue des containers et tout ce qui a été mis en place donc, est-ce que dorénavant, on va mettre tout sur le sportif ?
Non, on continue à développer le club. On a toujours le projet du centre de formation qui est dans les tuyaux, on est en attente d’officialisation d’une subvention du département pour pouvoir aller chercher des financements pour continuer sur ce projet. C’est un projet de long terme, cela fait déjà 3 ans qu’on a enclenché les choses et l’idée serait de ne plus être locataire d’un immeuble pour le centre de formation mais d’en devenir propriétaire.

On va parler de l’avenir de la Nationale car tu nous as donné une réponse sur ton point de vue concernant la possible et probable réforme qui se prépare avec deux poules de 12 ou deux poules de 14. Est-ce que tu peux nous développer un peu ce point de vue ?
Comme je l’ai dit, je trouverai dommage qu’on reparte en arrière au bout de 5 ans mais après, ça ne me surprendrait qu’à moitié dans le monde du rugby. Depuis que je suis tout petit, je vois des changements de règles et de modèles de compétitions très réguliers mais si on pouvait éviter cette fois-ci, ça ne serait pas mal car le modèle sportif de la Nationale est plutôt bon. C’est un club qui est avant avant-dernier aujourd’hui qui le dit (rires), c’est un championnat vraiment intéressant avec peut-être des choses à améliorer.

Est-ce que le changement de format pourrait impacter le projet CSBJ voire même l’équilibre financier du CSBJ ?
Non, on s’adapte, surtout qu’on ne parle pas de faire un changement du jour au lendemain. Ça serait pour la saison un peu plus loin mais, encore une fois, moi, je trouverai ça dommage, ça serait un retour en arrière.

Quel est le mot d’ordre du président Gueydan envers ses hommes pour ces 3 matchs cruciaux pour sauver les ciel et grenat et que vous fassiez une 6e année consécutive en Nationale ?
Tout donner, tout donner. On a trois finales à jouer, il faut sauver le soldat CSBJ comme on l’a dit aux joueurs et comme ils se le sont redit entre eux par la suite. Ils ne veulent pas être les joueurs qui auront fait descendre le club donc on va tout donner en espérant qu’on n’ait pas un match de barrage à jouer le 10 Mai.

Merci et on te souhaite une belle fin de saison du côté du stade Pierre Rajon
Merci.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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