À 33ans, l’arrière et 3/4 aile, Rémi Bouet a effectué l’ensemble de sa carrière dans sa Berjallie natale. Autant dire que celui qui a participé à la large victoire bonifiée face à Suresnes (58-24) en inscrivant un essai était heureux d’avoir glané cinq points précieux dans la folle course au maintien du CSBJ (10 eme ex æquo).

Quel soulagement ! On sent une atmosphère assez légère ?
Franchement, il y avait beaucoup de stress sur cette fin de semaine. Je ne sais pas si c’était pour tout le monde pareil mais en tous cas, pour moi, c’était très, très présent car je suis d’ici donc si tu fais descendre le club, et même si tu pars à la fin de l’année, ces poteaux d’éclairage, tu vas normalement les voir toute ta vie. J’habite toujours ici et je vais bosser par-là donc c’était vraiment un devoir que de gagner ce soir.
Vous n’êtes pas sauvés mais ça fait beaucoup de bien ?
On n’est pas sauvé, c’est vrai, le terme est peut-être un peu fort mais elle fait vraiment du bien dans les têtes, vraiment, vraiment.

Selon toi, sur quoi est-ce que ça s’est joué ce soir ?
Il y a eu des essais un peu » casquette » mais la stratégie qu’on avait mise en place et qu’on a réussi à garder tout le long était de ne pas vraiment jouer dans notre camp, d’être pragmatique et de sortir. Si on fait bien les choses et qu’on défend bien, ça va sourire.

Il y a ce début de match avec cet essai très rapide où on aurait pu imaginer que ça vous enfonce car, par le passé, on vous a déjà vu un peu accuser le coup mais cette fois, vous vous êtes relevés. Comment est-ce que tu l’expliques ?
C’est vrai qu’on s’est spécialisé dans perdre ces 10 premières minutes. Relever la tête … je ne sais pas, la pression, le public, l’envie de chacun qui a changé aussi. Je ne dirai pas qu’il y a un truc qui a déclenché le reste, c’est juste qu’on a réussi à se remettre dedans. Je ne sais pas vraiment le pourquoi du comment mais heureusement, on l’a fait.

Avec une grosse partie des avants qui a peut-être aussi facilité la tâche ?
Clairement, au niveau du jeu, on ne voulait pas forcément faire du » hourra rugby » car on savait qu’eux jouaient beaucoup donc on a essayé de jouer avec nos forces. On n’a pas écarté beaucoup de ballons mais on voulait vraiment les resserrer devant, peut-être jouer un peu plus devant comme tu l’as dit et ça a marché.

Il faut maintenant terminer le travail sur les 3 derniers matchs ?
C’est ça, il faut absolument prendre des points partout pour pouvoir espérer ne pas faire ce match de barrage.

C’est toi qui verrouilles le bonus à la fin du match. Est-ce que ça fait du bien symboliquement et personnellement ?
Je ne savais même pas que je le verrouillais mais ça fait plaisir de marquer. On en parlait et je ne sais même pas la dernière fois que j’ai marqué à Rajon donc ça remonte depuis longtemps et oui, ça fait vraiment du bien.

Ça fait aussi plaisir tout simplement d’envoyer du jeu, de se passer le ballon, de terminer les actions ?
Le souci quand tu joues à Rajon à 18h30, c’est qu’il y a toujours de la rosée et que le ballon est mouillé. Là, on jouait vraiment avec ballon sec, le soleil, ça faisait un peu comme les matchs quand il fait très chaud et ça faisait vraiment plaisir de toucher du ballon sec. On sentait que les joueurs étaient plus libérés pour faire des passes et pour faire circuler le ballon donc je pense que c’est aussi pour ça que ça a joué autant.

Je reviens un peu sur Sam Daly qui a fait un gros match, il conclut 2 ballons portés, il arrache un ballon pour aller marquer, il fait une passe décisive. Qu’est-ce que tu en penses ?
Ce n’est pas le premier bon match qu’il fait et c’est aussi pour ça qu’il a re-signé. Il est dans une continuité et j’espère qu’il va apporter encore plus à l’équipe l’année prochaine.

Propos recueillis par Fred Charvet

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