Arrivé des Espoirs de Blagnac à l’été 2022, à tout juste 23 ans, Thibault Santoro voit cette saison 2024/2025 être celle de l’éclosion sous les couleurs oranges et noires du RCN. Quelques minutes après la victoire à Marcq En Baroeul en pays ch’timi (14-21), l’arrière du club narbonnais a livré ses impressions au micro d Arnaud Verdale, tout en soulignant la difficulté de s’imposer dans cette division Nationale à l’extérieur que ce soit chez le dernier ou le premier. A 6 journées de la fin des phases régulières, les audois sont toujours bien calés à la 3eme place et la réception ce week-end de Bourgoin, pourrait leur permettre de s’emparer du fauteuil de dauphin. Un pas de plus serait alors franchit pour accrocher une demi finale à domicile et qui sait un épilogue au Parc des Sports et de l’amitié le 17 mai pour la finale d’accession.

On ne s’est pas franchement régalé ce soir, par contre, on a senti que vous aviez des fourmis dans les jambes et notamment toi avec cette percée qui amène l’essai de Peter Betham au bout ?
Oui, on ne s’est pas forcément régalé mais je ne sais pas si c’était le but lorsqu’on est venu ici. Même s’il n’a pas plus et que le terrain était très bien, le ballon était mouillé, ce n’étaient pas les conditions idéales pour mettre du jeu et, pendant la saison, on a vu que si on surjouait dans des zones dans notre camp ou qu’on surjouait tout simplement au rugby, ça ne pouvait pas passer à l’extérieur. On a donc respecté la stratégie, c’était le plus important aujourd’hui et c’est ce qui fait qu’on a les 4 points ce soir. En fait, c’est tout simplement ça, on a appliqué la stratégie, on a respecté ce qu’on voulait faire, désolé pour les supporters et les spectateurs si le beau jeu n’était pas présent mais on a les 4 points et je pense que tout le monde s’en ravit quand même.

Une efficacité redoutable sur la réception des ballons où tu as été très, très sollicité en 1ère mi-temps. Comment est-ce que tu t’es senti, en plus de la relance qui a amené l’essai ? Ça a quand même été compliqué car l’OMR est revenu en 2e période et vous a posé beaucoup plus de problèmes ?
Eux-aussi ont appliqué la même stratégie que nous, de plus, je pense qu’ils sont habitués à ce climat plus que nous donc ils ont beaucoup usé du pied et nous ont canardé sur le 3e rideau. Là, ça a fonctionné sur cette action mais c’est bien car, comme je l’ai dit, on a respecté la stratégie et c’était le plus important pour gagner aujourd’hui.

La perte de ce 5e point est quand même très frustrante ce soir car il était clairement à la portée du Racing ?
Effectivement, il était à la portée du Racing à 0-21 mais ils reviennent aussi dans la partie. Nous, on a peut-être un peu faibli sur les 20 dernières mais ils ont aussi le droit de revenir dans la partie, ils étaient poussés par leur public et on le voit sur les ballons portés où ils ont quand même été revanchards. C’est le rugby mais comme je l’ai dit, on se ravit quand même des 4 points car tout le monde aurait quand même signé au début du match pour un score comme ça.

Le contexte était un peu compliqué avec Julien Seron qui, malheureusement, n’était pas là aujourd’hui suite à la perte de son papa cette semaine. Au vu de cette circonstance exceptionnelle, dans quel contexte avez-vous joué ?
Ce sont des épreuves tellement difficiles que je ne sais pas trop quoi te dire sur ça. A côté de ça, le rugby n’est pas important, tu ne peux pas comparer ces deux choses.

La victoire était quand même pour lui ce soir, vous vouliez lui offrir ça ?
Bien sûr. Je ne parlais pas de victoire mais d’état d’esprit, c’était ce qu’on s’était promis de faire à savoir répondre dans l’état d’esprit et je pense que c’est ce qu’il voulait. Encore une fois, je ne peux pas comparer et dire si ce genre de chose peut booster ou pas. On voulait répondre présent dans l’état d’esprit, juste par respect.

Rouen a perdu à Tarbes vendredi soir et ne jouera pas le week-end prochain pour se rendre ensuite à Chambéry. La porte pour se rendre dans le Top 2 est grande ouverte pour le Racing ?
Porte grande ouverte, je ne sais pas (rires). Ça va encore être dur parce qu’on reçoit la semaine prochaine avant de se déplacer et que ce seront des matchs difficiles. Il n’y a aucun match facile, on l’a vu aujourd’hui chez le dernier où ça a été dur jusqu’à la 80e. Il n’y a donc pas de match facile et je ne sais pas si la porte est ouverte mais s’il y a une opportunité, on verra comment on la gèrera.

Bourgoin a également perdu et voudra faire quelque chose à Narbonne le week-end prochain. Ils viendront le couteau entre les dents ?
Evidemment et on sait que contre ces équipes-là, lorsqu’elles ont une revanche à prendre contre elles-mêmes, c’est très, très dur. Ce sera donc encore sur le week-end prochain mais aussi les week-ends d’après, je le redis parce qu’il n’y a pas de match facile.

A titre personnel, à chacune de tes apparitions dans le groupe, tu te régales cette saison, on l’a encore vu ce soir sur cette percée qu’on a évoquée au début. Comment est-ce que tu te sens au sein de cet effectif ? On a l’impression que tu te révèles et que tu confirmes un peu tout ce qu’on a vu de toi la saison dernière ?
Je me sens bien et je me sens bien parce-que le groupe est bien et sain. Quand le groupe est sain, ça permet à tout le monde de s’exprimer et je pense que c’est le plus important aujourd’hui. Je suis content d’avoir du temps de jeu, ça se passe bien pour l’instant donc j’espère que ça va continuer. Ça se passe bien aussi parce qu’on est dans une équipe qui gagne et qui avance donc, quand tu joues derrière ou 10 ou 15, c’est quand même plus simple que quand tu as une équipe qui recule et où c’est plus dur. Je suis content du point de vue perso mais ce qui me fait plaisir, c’est surtout que l’équipe réponde présente tous les week-ends même s’il y a encore des choses à bien sûr améliorer. On sort parfois frustrés des matchs parce qu’on pourrait faire mieux mais aujourd’hui, on est encore en course pour le Top 2 ce qui est l’objectif et c’est ce qui compte.

On parle beaucoup de famille et de groupe et ce soir, il y a peut-être un soldat qui sera out jusqu’à la fin de la saison, Pierre Nueno. Ce genre de moment est quand même douloureux pour votre groupe ?
Bien sûr que c’est douloureux. On savait qu’il revenait de l’épaule sur ce match et il se re-pète la même donc ça fait chier car, comme tu l’as dit, on est une famille. De ce qu’on a compris, il serait out jusqu’à la fin de la saison et ça fait chier pour lui, même si je ne peux pas parler à sa place. Si on doit faire quelque chose, ce sera aussi pour lui.

Propos recueillis par Arnaud Verdale

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