Didier Casadeï, le manager du CA Périgueux, malgré la satisfaction de l’état d esprit affiché par ses joueurs était fort déçu d’avoir perdu le gain d’un victoire à l’extérieur dans les ultimes secondes de cette 18eme journée de Nationale. Face à des berjalliens révoltés en fin de rencontre, les périgourdins (5eme) ne ramène qu’un point de bonus défensif d’ Isère et loupe l’occasion de creuser l’écart dans la course au Top 6 avec Albi (6eme) et Massy (7eme). Pour l’ex coach de Brive et du Racing 92, la course à la qualif sera rude et comme l’a stipulé l’ex international français au micro de notre correspondant en Rhône Alpes : «Sur 7 équipes il y aura un dindon de la farce. ». En clair le coach du CAP lance une alerte à ses joueurs : la qualif est loin d’être dans la poche des dordognots.

Une défaite rageante, c’est le sentiment qui domine ?
On est très déçu au vu du match car j’ai l’impression qu’on a maîtrisé la rencontre pendant la plupart de la partie. La déception prédomine, on a manqué d’efficacité près des lignes, on a eu 2 ou 3 occasions où on n’a pas réussi à marquer de point. On a été un peu trop indisciplinés en 2e mi-temps ce qui a permis à Bourgoin de revenir dans notre camp, on a raté deux pénalités très faciles et on perd 20-16 donc c’est évidemment rageant. Aujourd’hui, on a quand même montré l’image d’une équipe très combative et très volontaire avec énormément d’absents ce qui veut dire que le vivier à Périgueux est bon. On a fait jouer 2 jeunes de 20 ans qui faisaient leur premier match donc la défaite est rageante mais l’état d’esprit de l’équipe a, je trouve, été formidable mais c’est vrai que la déception prédomine.

On a l’impression que c’est une somme de petits détails mais qui, tous ajoutés, coûtent cher ?
Oui, tu as bien résumé la situation. On est évidemment déçu, on est à 13-6 à la mi-temps, on avait la possibilité de marquer une pénalité facile mais au-delà de ça, on a lâché un petit peu sur la discipline et on a un petit peu perdu le fil du match ainsi que la maîtrise. Bourgoin, avec beaucoup d’énergie et le public, a renversé la vapeur dans un match qu’on aurait dû gagner.

Vous avez le sentiment que c’est plus vous qui l’avez perdu que Bourgoin qui l’a gagné ?
Peu importe. Comme tu le dis, on a fait quelques erreurs comme par exemple avec des pénaltouches où on n’a pas chopé le ballon ou 2 ou 3 situations près de leur en-but où on n’a pas réussi à prendre de point. On les a laissés revenir dans le match et avec l’envie, ils nous ont tordu donc on est évidemment déçu.

Sur l’état d’esprit, sur l’envie et sur les jeunes joueurs, ce sont quand même aussi des points positifs sur lesquels on peut capitaliser ?
Oui, en effet. Il reste de moins en moins de matchs, les places dans les 6 sont serrées, on est 7 équipes pour 6 places donc il y aura un dindon de la farce et le tout, c’est que ce ne soit pas nous à la fin. C’est comme ça, maintenant, on a le match de Massy dans 15 jours puis Langon et on peut désormais construire avec un état d’esprit comme on l’a mis car, franchement, les joueurs se sont battus comme des lions du début à la fin mais pour gagner des matchs de haut niveau, il faut être capable de pouvoir être précis, disciplinés, ce qu’on n’a pas réussi à faire durant toute la partie du match.

Il reste justement à gagner ces matchs un peu tendus à l’extérieur pour franchir un cap ?
C’est ça car ça fait 5 fois qu’on perd de 2, 3 ou 4 points dans les dernières minutes. Ça nous est arrivé à Suresnes, à Langon et aujourd’hui ce qui veut dire que, malgré tout, c’est un travail sur les derniers instants où l’on doit être plus lucides et plus précis ce qui nous permettrait de gagner.

Propos recueillis par Fred Charvet

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