Retrouvez l’intégralité de la conférence de presse de Chrisophe Hamacek, le manager du Stade Langonnais pour un débriefing du match face à Surrsnes (27-27) et une projection sur le périlleux déplacement à Bourgoin ,J16 Nationale).

Après le match nul samedi soir, à chaud, tu as eu des mots assez forts envers tes joueurs en parlant de » petite équipe de Nationale 2 « . Dans quel état d’esprit es-tu 3 jours après ?
On a eu des attitudes et des comportements qui n’ont pas été bons. On envoie un mauvais signal à l’arbitre dès le coup d’envoi, on prend une pénalité, une touche, on reprend une pénalité, on parle et on a pénalité retournée et je pense que, pendant le match, il dit 9 fois à nos joueurs de se taire. Ça ne nous ressemble pas et ça me gêne mais maintenant, je le comprends, il était agacé sur le terrain mais aussi en-dehors et j’ai d’ailleurs un message des présidents et du staff à faire passer : Mr Guatelli arrive d’Oyonnax et ce n’est pas simple, nous sommes les premiers à avoir beaucoup d’exigences envers les arbitres mais ça doit rester dans le respect et ce qu’ils font est difficile, sans eux, il n’y a pas de rugby ni de matchs de rugby. On va laver notre linge sale en famille pour qu’on n’entende plus ce genre de propos autour du Stade Langonnais, tout simplement. Donc oui, je suis en colère parce-que le match est bien, on marque de beaux essais, il y a un essai qui est refusé où je ne vois ni en-avant ni rien du tout et, à contrario, il y a un essai pour eux où il y a en-avant de passe, c’est une autre perception. On n’a pas été bon au pied, les buteurs, qui nous ont souvent fait gagner des matchs, étaient tous les deux dans un jour sans et malgré tout, tu fais 27-27 en marquant deux essais dont un qui est magnifique et le 3e refusé qui est magnifique aussi. J’étais donc très en colère car pour se taire, il n’y a pas besoin de talent, se taire et être discipliné, il n’y a pas besoin de talent. On a fait des fautes stupides et ce sont souvent les mêmes joueurs qui font des fautes stupides donc oui, il y avait de la colère samedi, on a eu une réunion hier soir avec tous les joueurs et on s’est dit qu’il y avait des choses qui étaient inadmissibles qu’on ne souhaitait plus voir, les présidents ont aussi assisté à la réunion et ont dit ce qu’ils avaient sur le cœur. Ce n’est pas simple d’être présidents au Stade Langonnais et je leur tire mon chapeau car moi aussi, je suis exigeant avec eux, je sais que je les emmerde parfois. Il y a de la déception, j’ai plus de la déception que de la colère parce qu’on se tire une balle dans le pied, on s’est tiré une balle dans le pied, tout simplement.

Plusieurs joueurs étaient absents contre Suresnes comme Meryll Ech-Chalkha ou Quentin Lefort. Pour quelles raisons et est-ce qu’ils seront de retour à Bourgoin ?
Ils étaient blessés, tout simplement, il y a de grandes chances qu’ils soient à Bourgoin puisqu’ils se sont entraînés hier. Meryll se teste ce soir donc ça devrait être positif même s’il est quand même très fragile.

Dans le premier 1/4 d’heure, sur l’une des premières mêlées du Stade Langonnais, on a vu une composition particulière avec Thomas en 4 et Isikeli en premier attaquant. Vous ne l’avez ensuite plus refait, est-ce que c’était prévu ?
En fait, ça dépend sur quelle zone du terrain ça se trouve et c’est pour ça qu’il n’y a pas eu d’autres mêlées comme ça, on ne le fait pas à n’importe quel endroit du terrain. On fait ça parce qu’en mettant Isikeli à l’ouverture, on sait qu’il a un jeu au pied énorme donc on peut se servir de ses qualités de botteur pour avancer dans le camp adverse.

On a senti la pression monter pendant l’échauffement jusqu’au dernier moment et lorsque vous êtes rentrés sur le terrain, ça a fait comme si cette pression était un peu retombée. Si je fais référence aux premiers matchs, vous étiez souvent les premiers à marquer dans le premier quart d’heure et vous preniez les adversaires à la gorge mais là, y compris contre Suresnes, on a senti que c’était beaucoup plus difficile ?
Tout simplement parce qu’on fait des fautes ! Coup d’envoi, pénalité contre nous, touche, pénalité contre nous, touche, essai donc on se tire une balle dans le pied, c’est tout. Si tu ne fais pas cette poussette sur le coup d’envoi et que tu ne dis rien à l’arbitre, tu récupères le ballon en touche, tu lances ton jeu et tu lances ton match de manière différente donc ce sont de grosses, grosses fautes stupides et qui, effectivement, pénalisent l’équipe puisqu’ils ont 7 points au bout de 2 minutes de jeu. Ils commencent donc bien tandis que nous, on commence mal.

On a parlé de la discipline mais la touche a aussi été un point noir ?
Ils ont été très, très performants en touche, vraiment, David Auradou fait du très bon travail. Nous, on a des stratégies capables de contrer ce type de bloc défensif mais en fait, on n’a pas mis les bonnes stratégies en face. C’est un mauvais commandement et c’est vraiment frustrant, ça fait partie des choses que l’on doit corriger et je sais qu’on va les corriger dès cette semaine.

Est-ce qu’on a des nouvelles des absents comme Emiliano Coria qu’on n’a pas vu depuis le match contre Narbonne ainsi que Guillaume Marin ?
Emiliano devrait faire sa rentrée ce week-end. Quant à Guillaume, il y a quand même une concurrence en 2e ligne avec Thomas Geffré qui est encore plus grand que lui ainsi que Kemu et Isikeli donc il y a quand même du monde en 2e ligne. Il y a tout simplement des coéquipiers qui sont bons à ce poste.

Et Simon Lobjoit serait apparemment presque opérationnel ?
Oui, il est opérationnel et il fera sa rentrée ce week-end à Rajon.

Max Ribaudo et Christel Bertrand sont sortis touchés contre Suresnes. Est-ce que vous pouvez donner des nouvelles ?
Sur le plaquage à retardement qu’il fait, où on a une pénalité et qu’on prend 3 points, Max Ribaudo se déboîte l’épaule donc je pense qu’il va devoir se faire opérer. Chris Bertrand doit faire une IRM, il a pour le moment mal au genou mais on n’en sait pas plus. Tous les deux sont forfaits.

Vincent Debladis, dont on sait combien il est méticuleux, s’en voulait encore hier soir d’avoir loupé 2 pénalités ?
Oui mais il a parfois mis des pénalités qui nous ont permis d’être très heureux. A la fin, je suis persuadé que la pénalité passe, je me tourne, je crois qu’elle y est mais en fait, le vent la sort, ça ne se joue à rien. Ce n’est pas là-dessus, c’est sur la touche qu’on perd le match et, je le répète, la discipline et le fait de parler, c’est là qu’on perd le match. D’ailleurs, on ne l’a pas perdu, on a fait match nul.

Quentin Lefort parlait de finale pour ce match contre Bourgoin et c’est vrai que c’est un tournant car vous pouvez soit les distancer soit leur permettre de revenir sur vos talons. Même si ça va être compliqué, on peut dire que l’objectif est vraiment une première victoire à l’extérieur, si on peut le dire comme ça ?
Il vient d’arriver cette année donc pour lui, c’est une finale mais nous qui sommes là depuis trois ans, on sait ce que c’est les finales. Une finale, ça se joue au mois de Mai ou au mois de Juin donc pourquoi est-ce que je dis que ce n’est pas une finale ? Parce qu’il y a encore beaucoup de matchs à jouer, Albi la semaine d’après puis Tarbes plus tard, Rouen, Chambéry, il y a donc encore de beaux matchs à faire à Comberlin. Bien sûr qu’on y va déterminés et déjà déterminés à jouer, c’est ce que je leur ai dit, il faut que l’on joue au rugby et qu’on marque des essais. C’est donc d’abord jouer au rugby, être disciplinés, tout simplement, et après on verra ce qu’il se passe mais au moins, montrons une bonne image de notre équipe et de ce qu’on sait faire. Je leur dis souvent qu’ils savent jouer au rugby, il y a des équipes qui se satisfont de mettre des groupés pénétrants et des pénalités pour gagner des matchs, nous, il y a de beaux essais, de très, très beaux essais donc jouons au rugby.

Propos recueillis par le Stade Langonnais en collaboration avec Marie Camedescasse

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