Retrouvez l’intégralité de la conférence de presse de Léo Treilles (3/4 centre) en amont de la 12 journée de Nationale et du déplacement des Albigeois à Périgueux.

Est-ce que vous sortez frustrés de ce dernier bloc ?
On a une volonté de vraiment jouer. Sur les premières mi-temps, on sent vraiment qu’on est bien et que notre envie ne descend pas, au contraire, on ne lâche rien, on donne tout à chaque fois mais c’est vrai qu’il y a un truc qui pêche à savoir que c’est un peu plus difficile dans les zones de marque. Je pense que c’est quelque chose qui viendra avec le temps et avec le travail, on va dire qu’on a les bases principales avec le fait que l’on ait très envie, que l’on n’a pas peur de jouer et qu’on prend du plaisir ensemble.

Tu nous parles un peu de ton choix de venir à Albi à l’intersaison ?
Ça a été un choix plutôt facile pour moi. J’ai passé trois belles années à Oyo où j’ai fait ce que j’avais à faire et j’ai pris cette décision-là pour avoir un peu de plus de temps de jeu et chercher autre chose. C’est vrai que le discours de Mathieu et Alex m’a plu et j’avais vraiment envie de retrouver quelque chose justement avec de l’envie, plus une équipe « jeune » qui a envie de montrer un peu ce qu’on a au fond de nous. Je ne regrette vraiment pas du tout ce choix d’être venu là, c’est vrai que ça me change et que ça me fait du bien, j’ai l’impression de renaître après trois années un peu dures donc c’était du plus et je ne regrette pas.

AA : Quand on l’a reçu, j’ai trouvé quelqu’un avec beaucoup, beaucoup, beaucoup d’enthousiasme. J’ai tendance à dire qu’il a beaucoup d’impatience donc j’essaye de freiner un peu cet enthousiasme (rires). Il veut parfois aller un peu vite mais il a cet enthousiasme-là et je pense que ça se voit.

Quel est ton regard sur la Nationale, une division que tu découvres ?
Franchement, je suis un peu épaté. J’avoue qu’au début, je ne regardais pas trop mais j’ai suivi Albi sur la fin de saison et honnêtement, avec les premiers blocs, j’ai vraiment vu qu’il y avait beaucoup de niveau, que c’était hyper intéressant et je me retrouve dans ça. Je ne vois pas énormément de différences avec la Pro D2 au niveau des entraînements ni dans ce qu’on a envie de proposer donc c’est vrai que ça fait du bien d’être revenu là.

Est-ce que tu as eu le temps de te concentrer un peu sur cette équipe de Périgueux ?
On regarde forcément un peu tous, on essaye d’analyser contre qui on va tomber surtout que là-bas, c’est un gros défi. Comme l’a dit Alex, on essaye tous de trouver des solutions et on va tout donner pour samedi.

En attendant que Périgueux ait leur grand stade qui soit fini, le stade du Dantou est un stade à l’ancienne avec les talanquères, les anciens qui te parlent un peu dans le creux de l’oreille et les autochtones qui font des phrases. Quand tu es joueur, ce sont quand même des ambiances qui sont spéciales et particulières, ça va un peu te changer du Top 14 et de la Pro D2 où on va dire que c’est un peu plus « feutré » ?
Ça dépend du stade (rires). Je pense que ça dépend des joueurs mais je pense qu’il y en a un paquet que ça va exciter dans le groupe, Bourgoin, par exemple, n’est pas le stade le plus calme et je pense que c’est quelque chose qui nous anime aussi un peu tous. Ce sont de grosses ambiances, le défi d’aller là-bas est également gros, on sait que ça va être un super match et, franchement, je pense qu’on a tous hâte. On a tous envie d’y aller, de jouer, de donner ce qu’on a à donner et on verra où ça nous mène mais, en tous cas, je sens que tout le groupe a envie de faire un gros match.

On peut dire que l’état d’esprit est de mettre un dernier grand coup de collier avant la pause pour partir avec la conscience tranquille à Noël ?
Oui, c’est certain. Je pense qu’on est tous d’accord sur le fait qu’on veut tout lâcher et tout donner, de toute façon, ça ne sert à rien de mettre le frein. On a une équipe qui a envie de jouer, une équipe, comme on le dit depuis tout à l’heure, est jeune mais ça reste des points forts et nous, on va y aller et on verra ce qu’il se passe samedi.

Après quasiment 6 mois en immersion à Albi, comment est-ce que tu caractérises et assimiles ce club ?
Je pense qu’on a tous travaillé hyper dur cet été, on a pris beaucoup de plaisir ensemble, on a un groupe hyper soudé et je crois que ça se ressent sur le terrain. Je pense que c’est vraiment la grosse partie de notre groupe, on est tous ensemble, on a tous envie d’y aller, on ne lâche rien, on dirait une bande de 15 chiens sur le terrain. C’est ce qui nous plaît, je pense aussi que c’est ce qui plaît et c’est vraiment notre ADN pour le moment.

Si on suit tes propos et si tu as des copains qui sont en manque de temps de jeu en Pro D2 ou en Top 14, tu leur dirais « venez en Nationale, il y a un truc à faire, c’est une bonne division pour se relancer » ?
Franchement, c’est un beau championnat, il y a de supers équipes et de supers joueurs et pour prendre du plaisir, emmagasiner de l’expérience avec même ce côté pro, c’est vraiment quelque chose que je conseille à tous les jeunes qui sont un peu dans le cas dans lequel j’ai été.
Quel est le leitmotiv pour ce dernier bloc et ce match à Périgueux ?
Le plaisir.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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