Retrouvez l’intégralité de la conférence de presse d’Alexandre Albouy (entraîneur des 3/4 ) en amont de la 12 journée de Nationale et du déplacement des Albigeois à Périgueux.

Dernière ligne droite avant la trêve des confiseurs et on va dire que ce moment sera le juge de paix pour savoir où vous en êtes car ça sera le seul de la saison où toutes les équipes seront à égalité de matchs ?
Ça sera le seul moment et après Bourg-en-Bresse, on pourra regarder le classement.

C’est quand même un moment important, un petit virage dans la saison ? Si ce bloc est bien appréhendé, Albi sera normalement dans une bonne position ?
La bascule se fait de toute façon souvent dans ces périodes-là. On va finir la phase aller et débuter la phase retour donc, comme je le disais, c’est là où on pourra regarder le classement. Ça donnera déjà une indication et de savoir si on est bien positionné mais même s’il arrivait qu’il n’y ait pas d’excellents résultats, il restera encore du temps pour « se rattraper ». Par contre, évidemment qu’être en pole position à Noël est toujours plus intéressant.

Tu nous fais une analyse du dernier bloc ? 9 points pris sur 15, c’est comptablement très correct mais on a senti que vous étiez un peu déçus dans le contenu ?
Un petit peu frustrés. Ce sont les joueurs qui le ressentent mais c’est vrai que dans le jeu, on n’a pas réussi à faire autant bouger le ballon ni à créer autant de choses que ce qu’on a pu faire sur les matchs d’avant, on a donc sentiment les joueurs notamment être frustrés de ça.

Que ce soit à Bourgoin ou face à Massy, on a vu une domination très forte en conquête pendant au moins une mi-temps ainsi que beaucoup de points positifs mais on n’arrivait pas à franchir ni à marquer. Avec un peu de recul, comment est-ce que vous l’analysez ?
C’est vrai qu’on n’arrive pas à se payer, notamment dans les zones de marque mais depuis le début de la saison, même quand on créait beaucoup plus de choses, on avait quand même du mal à être efficace. Ça reste donc un objectif de travail.

Depuis que vous êtes arrivés, c’est quand même quelque chose d’un peu récurrent, ton alter ego a l’habitude de dire « on n’est pas assez tueur ». Cette année, l’effectif est rajeuni et il y a un péché de jeunesse mais il manque toujours ce petit truc de la zone de marque qui revient d’année en année. Est-ce que tu arrives à l’expliquer ou est-ce que ça t’échappe vraiment ?
On a des explications mais il faut les concrétiser sur le terrain. Non, ça ne m’échappe pas mais je pense qu’on manque d’un peu de précision et qu’il faut qu’on mette le focus là-dessus, sur ces zones proches des lignes. Contre Massy, on a deux pénaltouches et il n’y en a aucune au fond, on rentre trois fois de plus dans la zone de marque et on ne marque pas donc, pour moi, ça fait 0% d’efficacité alors qu’on devrait au moins être à 50%. Pour moi, 50%, c’est le minimum mais on n’en est loin et ce sont aussi des résultats qu’on avait pu avoir les années passées, c’est donc qu’on doit peut-être plus accentuer sur la précision dans ces zones-là.

L’indiscipline a aussi été rédhibitoire, entre autres à Bourgoin. C’est quelque chose que vous devez énormément travailler à l’entraînement pour revenir dans les canons de ce qui se fait en Nationale, c’est-à-dire un carton jaune dans un match et non pas trois ?
Par rapport au début de saison, on est dans une moyenne de 10 à 11 pénalités par match alors qu’il faudrait être en-dessous de 10. Ce n’est pas non plus hyper mauvais mais sur le dernier match, on est à 7 pénalités ce qui est très, très bien, moins de 8, c’est très, très bien. Par contre, il y a eu un carton et, effectivement, sur les 3 ou 4 derniers matchs, il y a toujours eu des cartons dont 3 contre Bourgoin ce qui, justement, nous met en difficulté ensuite. C’est difficile de toujours passer une mi-temps à un de moins voire deux puisqu’on s’est retrouvé à 13 et ça vrai que ça fait un mois et demi qu’il y a ce côté plutôt attitude avec les cartons. Le nombre de fautes n’est en lui-même pas trop mauvais mais ce sont d’abord ces cartons depuis 3 ou 4 matchs.

Est-ce que c’est un manque de maîtrise ?
C’est difficile de faire une synthèse, chaque faute est différente et si je dois parler du dernier carton, c’est un mauvais réflexe. Le joueur ne réfléchit pas à « je vais faire ça », à ce niveau-là, ça joue hyper vite et ce sont beaucoup de réflexes donc il faut arriver à se maîtriser et à mieux travailler son attitude.

En parlant de maîtrise, justement, vous allez samedi chez Périgueux, une équipe que l’on peut qualifier de costaude. C’est costaud partout, on a l’impression de voir un cube, c’est massif partout, ça n’a pas de fulgurance mais c’est très, très solide donc sur quoi allez-vous mettre le focus pour essayer d’arrondir les angles de ce cube ?
Répondre à ce défi-là, c’est déjà la première chose mais ça fait partie du rugby, le rugby reste un sport de contact. Il faudra donc répondre à ces contacts où ils aiment taper fort et si on veut pouvoir développer notre jeu et espérer quelque chose là-bas, il faudra que l’on réponde dans ce combat-là.

J’imagine que tu as regardé les dernières prestations de Périgueux dont celle à Suresnes. Est-ce que vous avez trouvé des clés dans ce qu’a proposé Suresnes pour faire déjouer cette équipe de Périgueux ?
Heureusement, il y a des choses à aller chercher dans chaque équipe. On y travaille dans la semaine, on a la chance d’avoir eu une semaine « longue » puisqu’on joue samedi et qu’on n’a pas joué le week-end dernier donc on a du temps pour bosser et finaliser les choses, on aura donc le temps d’affiner.

On a vu que Mathieu avait eu 3 joueurs de devant au pied du sapin mais toi, tu n’as pas eu de ¾. Tu n’as pas été sage, qu’est-ce qu’il t’est arrivé ?
Non, je suis très content de mes joueurs, je ne les blesse pas trop.

C’était une boutade mais, plus sérieusement, il n’y avait pas besoin de compléter derrière, les manques étaient plus devant ?
Oui.

En parlant de blessure, on a peut-être des nouvelles de Théo Vidal ?
Il a fait des plaquages lundi matin, il a donc fait sa reprise de contact et on va voir comment ça évolue dans la semaine. Il reverra le docteur mercredi qui dira si c’est OK ou non.

C’est vrai que c’est une équipe qui avance vite puisqu’ils étaient en Nationale 2 il y a deux ans avant de monter l’année dernière où ils avaient d’ailleurs posé des problèmes à Albi. Ils sont dans les 3 premiers au classement, c’est donc une équipe qu’il faut prendre au sérieux ?
Oui, comme Langon cette année. Ils sont montés mais ils savaient pourquoi ils montaient, ils y étaient préparés, ils se sont aussi renforcés entre-temps, ils travaillent bien, ils ont de bons joueurs donc oui, c’est une équipe qui est largement au niveau, tout comme je pense que Langon suit un peu le même chemin.

Est-ce que maîtriser et canaliser l’enthousiasme ne va pas être l’une des clés face à une équipe expérimentée en face, où il y a quand même une moyenne d’âge largement supérieure à celle d’Albi ?
C’est toujours pareil, l’insouciance peut faire faire des choses que l’expérience ne permet pas. Tout ce dosage entre la maîtrise, l’insouciance et l’enthousiasme, c’est justement ce qu’on a du mal à maîtriser et en match, c’est ça. C’est arrivé à mettre l’enthousiasme et la maîtrise au bon moment, quand on ne le met pas dans le bon ordre ou pas au bon moment, on a souvent des désillusions mais si au contraire, on arrive à le mettre au bon endroit et au bon moment, on peut faire de belles choses.

Au niveau des blessés, on sait qu’en première ligne, on sait que Rossow De Klerk était touché au dos. Est-ce toujours le cas ?
Il s’est entraîné lundi matin.

Et au niveau des arrivants, Robin Dioné n’a toujours pas matché donc on se pose la question ?
Il est toujours en phase de reprise mais pour Antoine qui vient d’arriver, ça fait quand même un peu tôt (rires).

Propos recueillis par Loïc Colombié

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