Le polyvalent Axel Ducellier (arrière, 3/4 aile, 3/4 centre ou encore ouvreur) a vécu 1 an et demi de galère émaillé de pépins physiques, mais celui qui entame sa 4 eme saison dans le Gers, profite à pleines dents de son retour sur les terrains de Nationale 2. Quelques minutes après la folle remontada de l’AS Fleurance sur le terrain de Graulhet (victoire 17-23) lors de la 9eme journée, l’originaire de Tours nous a livré ses impressions tout en ayant une pensée pour ses anciens coéquipiers du Stade Dijonnais.

A la mi-temps, les carottes n’étaient pas cuites mais c’était mal embarqué ?
On ne fait pas une très belle entame de match, on se fait manger devant et on n’avait pas nos ballons en touche. On savait qu’on allait avoir un gros banc qui allait amener du peps, on s’est parlé à la mi-temps, on s’est regardé dans les yeux, on s’est dit les choses et au final, aujourd’hui, on a un banc qui fait tout le match et qui surtout nous fait gagner le match. Bravo à eux, bravo à l’équipe, c’est une victoire qui fait du bien car on a mal commencé la saison, on s’était dit que venir gagner ici n’était pas une chose simple, c’est une belle équipe en face mais c’est chose faite et ça fait du bien. Ça fait du bien dans la tête mais aussi pour la confiance donc c’est cool.

Vous avez quand même eu chaud sur les dernières minutes ?
Chaud oui, le public les a aussi un peu ambiancés mais on est resté froid dans la tête et on est resté dans nos principes. On n’a rien lâché et encore bravo aux remplaçants car ce sont eux aujourd’hui qui font vraiment un énorme match, ça s’est métamorphosé devant en seconde mi-temps donc franchement, bravo à eux.

Quels sont les leviers qu’ont activés les coaches à la mi-temps ?
Rien, ils nous ont juste demandé de respecter le plan de jeu qu’on s’était dit. En 1ère mi-temps, on a trop voulu s’emballer et trop jouer dans le bordel, parce qu’on aime ça jouer dans le bordel mais parfois, il faut aussi respecter un plan de jeu et suivre ce qu’on se dit à l’entraînement. On s’est dit dans les yeux qu’il fallait respecter car si les coaches ont vu ça, c’est que ça peut marcher, on leur fait confiance et la preuve, c’est que derrière, on remonte un score. A la mi-temps, on se disait perdant et au final, on vient gagner ici donc c’est cool.

On va un peu parler de toi car après quasiment un an et demi de pépins physiques, tu retrouves le bonheur des terrains et le sourire ?
Ça fait plusieurs matchs que j’enchaîne donc c’est cool. Les coaches me font confiance, j’ai des coéquipiers qui font que je prends un plaisir max à revenir et franchement, je me régale. C’est un an et demi de galères, ça fait mal à la tête mais quand tu as des mecs comme ça, tu prends un plaisir fou à venir à l’entraînement et à jouer le week-end. Je savoure et ça n’est que du bonheur.

Un petit mot pour tes anciens copains dijonnais ? Tu as joué pendant 3 ans à Dijon, qui a fait forfait général après des problèmes financiers et j’imagine que ça t’a touché ?
On en parlait parce qu’on a Faf, un autre dijonnais, dans l’équipe ainsi qu’Emze. Ça nous a fait chier parce-que quand on est parti du club, que ce soit moi ou les autres, on n’est pas parti au même moment mais le club était propre à chaque fois, il y avait toujours une belle équipe qui restait et de belles recrues qui arrivaient. De voir le club laissé dans cet état, ça fait chier parce-que ce n’est pas ce qu’il mérite, il mérite bien plus que ça donc j’espère qu’ils vont repartir du plus haut possible, que ça va se restructurer avec les bonnes personnes et qu’ils vont repartir comme à l’époque où nous, ça carburait bien pour se régaler tous ensemble.

Merci et on te souhaite une belle saison sans pépin physique
Merci (rires).

Propos recueillis par Loïc Colombié

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