#SportStory – Rugby / Jean Baptiste Dimartino : «Je suis quelqu’un qui aime le challenge!»

Petit tour d’horizon de l’actualité d’un ancien coach de Nationale qui, pendant longtemps, a porté le RC Massy Essonne à savoir Jean-Baptiste Dimartino dont le présent se conjugue dorénavant entre découverte de nouveaux horizon et challenges exaltants.

Crédit photo Jacques Massine – Le #MagSport

 

Après plusieurs décennies sous le maillot massicois en tant que joueur puis en tant que coach, tu as décidé de quitter le navire RCME. Comment se passe cette nouvelle vie et n’y a-t-il pas un brin de nostalgie ? 

Oui, la nostalgie existe notamment à l’approche des matchs, le week-end, car j’ai bien sûr les coachs, qui sont avant tout mes amis, au téléphone plusieurs fois par semaine durant la préparation du match. A l’approche de ce dernier, il y a cette adrénaline que tu n’as plus mais c’est vraiment tout ce qui touche au match et à la compétition qui te manquent. Après avoir été joueur pendant 15 ans puis responsable du centre de formation et ensuite entraîneur à Massy, tu es quand même dans un rythme assez fou et effréné et la décompression fait quand même du bien car ce que tu perds en sensation et en adrénaline, tu le récupères dans d’autres choses, dans du temps pour toi, pour ta famille et c’est quelque chose qui n’est pas négligeable même s’il y a un manque qui va certainement grandir avec le temps. 

 

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Il y a quelque chose qui révèle ce manque à savoir que dès que Massy vient jouer à moins de deux heures de ta nouvelle adresse, tu viens comme par exemple lorsque Massy est venu jouer à Langon et que tu n’as pas pu t’empêcher de venir voir jouer les copains ainsi que ce club qui te colle à la peau ? 

A cause justement du côté compet, je garde un œil sur ce qu’il se passe cette année déjà parce-que je suis ami avec pas mal de gens et du staff, qu’on est dans la continuité de l’an dernier et que donc, je connais leurs problématiques et que j’ai envie qu’ils trouvent les solutions et les leviers qu’on n’a nous peut-être pas réussi à trouver la saison dernière, je garde quand même une grosse frustration de cette dernière saison l’an passé qui ne s’est pas terminée comme je l’aurais voulu. Forcément, quand tu peux coupler à ça le fait d’être présent avec les joueurs et avec le staff sur une journée de compet, c’est une grosse bouffée de plaisir donc je ne m’en suis pas privé à Langon, même s’il y avait un peu de route, et je pense que je ne m’en priverai pas non plus à Tarbes qui sera le 2e match auquel je pourrais assister. 

 

Avec ton œil extérieur mais ton expertise du RCME, comment est-ce que tu juges le début de saison des Essonniens ? 

Je trouve qu’on a fait un très bon recrutement dans la mesure de nos moyens qui, il ne faut pas l’oublier, ne sont pas ceux d’une grosse écurie de Nationale. On a réussi à être intelligent, à aller chercher de jeunes joueurs, revanchards, avec un état d’esprit qui vient coller un petit peu à ce qu’on avait déjà au club donc ils se sont fondus dans cet état d’esprit général. On est aussi aller chercher quelques porteurs de balles, je pense au 8 Simon Cowley ainsi qu’à notre pilier gauche qui vient de Pau, on a quelques joueurs porteurs de balles et, je pense, capables en zone de marque de nous apporter une plus-value et peut-être de régler de points qui restaient négatifs à savoir celui d’être très efficace en zone de marque. Il y a aussi des joueurs d’expérience avec Juju Blanc à la mêlée, un poste charnière, et puis des cadres qui sont en train de se révéler comme notre 2 ligne Pesvianidze qui est devenu un nouveau  » géorgien massicois  » totalement acclimaté ou à Andreï Mahu, on a aujourd’hui un attelage en 2e ligne qui, à mon avis, ne fait rigoler personne. On a une grosse mêlée, on a progressé en touche qui, parfois sur les matchs accrochés, était quelque chose qui nous faisait défaut donc je pense que l’on a tous les ingrédients. On ne roulera pas sur la Nationale qui est devenu un championnat très, très homogène et de grosses écuries mais par contre, et je peux le dire parce-que je ne suis pas dans le staff, je pense en toute objectivité qu’aller chercher une qualif est quelque chose de complètement légitime. 

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Quand on écoute ta sémantique,  » on, nous « , tu es Massicois jusqu’au bout des doigts ?

Oui, bien sûr, certainement dû à ma proximité avec les joueurs et avec le staff car il y a aussi cet aspect-là, il y a quand même un paquet de joueurs avec qui on a vécu des épopées, le titre, la montée, la Pro D2 qui a été difficile mais, malgré tout, tu crées aussi du lien dans la difficulté. Il y a des joueurs avec qui j’ai été content de rendre ma casquette d’entraîneur car on a pu faire tomber les barrières et, en quelque sorte, devenir copains, amis donc je suis encore très proche de ce noyau qui, tant au niveau du staff que des joueurs, ressemble fortement au noyau de l’an dernier quand je l’ai quitté. Donc oui, je me sens complètement massicois et je me sentirai aussi massicois même si j’avais remis les pieds dans un nouveau projet rugby, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, j’en suis certain. Je le savais parce-que j’ai gardé contact avec d’anciens joueurs qui sont partis et c’est un peu ce qu’ils m’ont toujours dit, qu’ils se sentaient massicois par rapport au côté exceptionnel et atypique des aventures qu’ils ont vécues en Essonne donc je ressens ça moi-même aujourd’hui. 

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Tu habites maintenant au Pays Basque mais j’imagine que pour toi, le rugby n’est pas quelque chose sur lequel un trait a été tiré mais juste une petite parenthèse que tu fais pour le moment. Il doit y avoir des projets rugby qui trottent dans ta tête ? 

La spécificité, c’est déjà que moi, je n’ai connu que Massy, certes sous tous les aspects du côté professionnel et aujourd’hui, je pense que ça m’a permis et apporté énormément de compétences variées. C’est vrai que maintenant, j’ai quand même l’envie de me challenger avec ce bagage et ces compétences dans un tout autre environnement car finalement, sur les dernières années en tous cas, je me sentais vraiment chez moi, dans un univers complètement familial et complètement conquis. Je suis quelqu’un qui aime le challenge et aujourd’hui, de pouvoir me mesurer à une autre organisation, de pouvoir me mettre en danger et me challenger dans une organisation qui soit ou un staff pro ou plus club général avec un rôle peut-être plus transversal est quelque chose qui me fait envie donc pourquoi pas saisir les éventuelles opportunités qui se présenteront. 

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Tu as aussi maintenant une nouvelle vie professionnelle, est-ce que tu peux nous en parler un peu ? 

Déjà, tout tourne un petit peu autour de mon projet familial, j’ai deux enfants qui sont en bas âge, j’ai été conscient qu’être entraîneur, ce sont des sacrifices par rapport au temps que l’on peut consacrer à ses enfants. Aujourd’hui, le projet de vie de déménager dans un cadre qui me correspond plus mais qui correspond surtout à ce que je veux offrir à mes enfants, c’est parce-que je sais que je veux les voir grandir et que je ne voudrai pas accepter n’importe quel projet qui m’éloignerait d’eux ou qui m’imposerait de les faire bouger et de les changer de cadre tous les deux ans. C’est un peu dans cette optique que j’ai tenu à saisir une opportunité qui s’est présentée un peu par hasard, j’ai rencontré Alexandre Merali qui, il y a deux ans, a monté une société qui s’appelle Bienvyance, une société de gestion de patrimoines. Il est coursier en gestion de patrimoines et à l’issue de la saison dernière, qui en plus s’est terminée un petit peu tôt pour nous à Massy, il m’a proposé de venir un petit peu découvrir le métier, de me former à leurs côtés, de passer mes diplômes pour aller sur Biarritz avec un bagage et ce projet d’ouvrir mon antenne, mon agence, à Biarritz. J’ai donc fait ça et ça m’a justement permis de me mettre en danger, de découvrir un autre univers professionnel et un métier sur lequel j’avais des à priori plutôt négatifs. On a fait évoluer le projet, je me suis rendu compte qu’on pouvait faire ce métier à condition d’avoir de bons supports de manières éducatives et vraiment humaines, sans faire de l’industriel, qu’on pouvait vraiment aider les gens, leur apporter quelque chose et qu’en plus, il y avait vraiment quelque chose à faire avec ces supports-là dans le monde du rugby et dans le monde professionnel de manière un peu plus générale car je l’ai moi-même vécu en tant que joueur. Je pense que quand on est joueur professionnel, on se soucie de peu de choses si ce n’est d’aller gagner le prochain match et d’être capable aujourd’hui d’éveiller les joueurs un petit peu aux enjeux et aux problématiques d’une carrière courte où tout s’arrête très brutalement et de pouvoir préparer la suite durant cette carrière et optimiser un petit peu ses placements et ses investissements. Je trouve qu’il y a vraiment quelque chose à faire donc on a décidé, et on m’a laissé un petit peu carte blanche pour pouvoir monter ma société qui s’appelle Bienvysport et qui est une antenne de Bienvyance, justement spécifiquement dédiée à l’accompagnement des sportifs professionnels, rugbymen et autres. 

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On s’aperçoit que même dans l’après-rugby, le réseau rugby reste prégnant et fort pour participer au développement et à la réussite professionnelle ? 

Bien sûr car je pense que les mieux placés pour dire à des joueurs qu’il faut anticiper et préparer la suite, c’est nous à savoir des personnes qui l’ont vécu et qui connaissent un petit peu l’état d’esprit dans lequel on peut être quand on est joueur et qu’on est dans cette espèce de bulle où tout est beau, tout est bien et qu’on n’a pas envie de penser à l’après parce-que ça fait un petit peu peur mais aussi parce qu’on a un manque d’informations sur les solutions qui peuvent s’offrir à nous pour justement optimiser et préparer la suite. Oui, le réseau est grand mais je pense que les problématiques et les spécificités que l’on retrouve pour les rugbymen, on les retrouve dans les autres sports, c’est la même chose donc aujourd’hui, chez Bienvysport, on va essayer de développer un process spécifique et adapté à ces problématiques de carrières professionnelles courtes, que ce soit dans le rugby ou dans les autres sports. On travaille déjà avec deux footballeurs, un handballeur et on va essayer de se développer et d’amener cette vision et ce process dans les autres sports en France. 

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Est-ce que ce boulot chez Bienvysport, cette nouvelle entreprise que tu montes, peut se corréler avec un projet rugby ? 

Justement, oui et c’est là où je fais le lien avec ma problématique familiale. J’ai aujourd’hui la chance de pouvoir être accompagné et de bénéficier du chômage sur cette transition, ce qui me donne un certain confort et du temps et ce que je voudrai, c’est que le développement de ce nouveau projet me permette à l’horizon de la saison sportive prochaine de pouvoir avoir le choix de ne pas accepter n’importe quel projet et que le rugby devienne quelque chose de choisi et de passion et non quelque chose d’alimentaire parce-que tu n’as pas le choix, que c’est ce que tu as toujours fait et que tu acceptes quelque chose pour avoir un revenu à la fin du mois. J’ai donc vraiment envie de me donner le choix d’accepter ou de refuser les projets qui s’offriront éventuellement à moi parce-que j’aurai construit quelque chose d’autre à côté qui me permettra justement de ne pas le faire par obligation mais plutôt par passion et par choix. 

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Si on suit tes propos, tu n’accepteras aucune proposition rugby cette année pour bien développer ton entreprise et dès l’année prochaine, tu essaieras de trouver un nouveau projet ? 

C’est tout frais mais ce qui est sûr, c’est que prioritairement, je veux au moins lancer le projet d’entreprise. Elle est créée, on travaille dessus, on est maintenant 5 chez Bienvysport, on a notre grand frère de Bienvyance qui nous aide énormément et qui est un vrai accélérateur pour nous dans le fonctionnement. C’est un peu tôt, ça fait 4 / 5 mois que ça a commencé, peut-être que dans 3 mois, ça aura pris une bonne tournure et qu’à ce moment-là, ça sera possible d’aller intégrer un projet sportif à côté mais je ne le ferai que si j’ai des certitudes que l’entreprise est bien lancée. 

 

Est-ce que tu pourrais relever un projet sportif uniquement si c’est dans un club pro ou est-ce qu’un projet dans un club pluriactif pourrait aussi t’intéresser à terme ? 

J’ai envie de dire que, justement, le fait d’avoir des sources de revenus extérieures te permet d’avoir un champ et une vision un peu plus larges et de ne pas être obnubilé par le côté revenus. Si l’entreprise se développe bien et marche bien, je pourrais avoir des choix qui ne se feront pas que sur des aspects financiers donc pourquoi pas dans le monde amateur, oui. 

 

Merci et on te souhaite un bel avenir dans le rugby et dans ton nouveau projet

Merci à toi et à bientôt.

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Propos recueillis par Loïc Colombié

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