Pilier gauche, pilier droit ou talonneur, quelques soit le poste, Julien Graffouillère pur produit du rugby girondin, porte invariablement avec honneur et fierté les couleurs du Stade Langonnais. Pour sa 5eme saison à Comberlin, «Graffou » touche le graal en évoluant désormais en Nationale après deux titres de champion de France consécutif (fédérale 1 et Nationale 2). À l’aube de recevoir dans le chaudron de Comberlin, les ex pensionnaires de Pro D2 du RC Massy Essonne, Julien Graffouillère se livre sur cette nouvelle aventure qui est avant tout une histoire de copains.

En termes de jeu, êtes-vous satisfait de ce que vous avez produit ? Quels sont les axes positifs et les points d’amélioration ?
En termes de jeu, d’une manière générale, on aurait pu mieux faire dans ce qu’on a produit, c’est certain, on a également des progrès à faire en défense car on a été mis en difficulté sur le dernier match. On travaille comme il faut pour gommer tous ces petits détails, essayer de se trouver un peu mieux en attaque dans le jeu courant et de redistribuer plus efficacement pour pouvoir contourner les défenses qui sont tout le temps bien organisées et très solides.

Le bilan du premier bloc est plutôt positif ?
Je ne sais pas si on est la meilleure attaque mais en tous cas, si on l’est, c’est très bien. C’est vrai qu’en termes de points comptables, le premier bloc est plutôt satisfaisant mais de toute façon, les objectifs ont été fixés dès le début de saison et on s’était dit qu’on voulait battre tout le monde à la maison, ce qui est chose faite pour l’instant. A l’extérieur, on est allé se gratter un point à Albi, ce qui a bonifié le travail du groupe et c’était très positif.

Quelle est ton approche de cette division ?
L’approche est la même que pour les matchs que l’on jouait la saison dernière ou ceux d’il y a 2 ou 3 ans, nous, on veut faire le meilleur résultat possible entre copains. C’est bien sûr plus » ronflant » quand on joue contre Bourgoin que lorsqu’on jouait en Fédérale 1 il y a 4 ans mais on aborde les matchs de la même façon avec autant d’enthousiasme.

Et après les matchs, est-ce que vous échangez avec les adversaires ? Vous avez des vies totalement différentes, eux sont pros et pas vous donc est-ce qu’ils vous prennent en considération ou bien un peu de haut ?
On a pu échanger après les matchs, notamment à Albi où les mecs étaient surpris qu’on soit parti le vendredi après-midi à 13h30 et que certains mecs aient posé un jour de congé mais pour nous, ça fait partie du fonctionnement. Ça sera comme ça toute la saison, eux n’y sont pas habitués parce qu’il n’y a pas de mecs qui bossent donc il est sûr que ça les surprend parce qu’ils ne l’ont jamais connu. Pour nous, au final, ça sera la routine et on s’adaptera du mieux que l’on peut pour jouer tous ces matchs.

Comment aborder le match face à Massy ?
Ça va être un gros match, on a vu des images et c’est une équipe complète qui défend très bien et qui attaque très bien aussi, qui a des bons joueurs à des postes importants. On l’aborde plutôt en se concentrant sur nous et sur ce qu’on va mettre en termes d’engagement et de contenu qu’à regarder les autres. On pense, et on a la conviction, que si on est à 100% dans l’engagement et dans ce qu’on veut mettre en place, on peut les battre.

A titre individuel, comment te sens-tu après ta blessure ?
J’ai eu beaucoup de chance d’être pris en charge par Matthieu César qui m’a opéré à Béziers. C’est un ponte, franchement, ça a été facile avec lui, tout a été clair et concis, les rendez-vous n’ont été que bénéfiques pour moi en post-opération, j’ai ensuite passé 15 jours au CRC qui m’ont quasiment permis de gagner un mois sur ma reprise de rugby et j’ai pu reprendre pour les matchs amicaux. Il est sûr que ma blessure a été longue et qu’il me reste quand même à retrouver du rythme, ce qui n’est pas ma qualité première, j’ai encore à bosser physiquement pour retrouver mes pleines capacités. Je n’ai pas de douleur à l’épaule et c’était vraiment ce que je souhaitais le plus mais j’ai beaucoup de boulot pour me mettre au niveau de cette division qui, franchement, demande beaucoup plus de travail physiquement. C’est encore et j’y travaille du mieux que je peux.

Peux-tu nous parler de ta polyvalence car est-ce que ce n’est pas trop compliqué de passer d’un poste à un autre ?
Non, ça a toujours été plus ou moins comme ça, j’ai toujours joué les 3 postes depuis les cadets. C’est vrai qu’à Langon, j’ai beaucoup plus joué au talon les deux dernières saisons mais ce n’est pas un problème pour moi, je joue là où il faut que je sois, que je joue titulaire, remplaçant, au talon, à droite ou à gauche, il n’y a pas de différence pour moi. On est quand même plusieurs dans l’équipe à avoir cette faculté de pouvoir jouer à plusieurs postes et je pense que c’est quand même un atout pour les coachs.

Tu entames ta 5e saison au club, comment est-ce que tu vois l’évolution de ce groupe ?
Malgré qu’il y ait eu des renouvellements d’effectifs tous les ans, il y a toujours une identité forte. Tous les mecs qui sont arrivés depuis que je suis là ont apporté un plus indéniable à l’équipe, encore cette année, on a l’apport de joueurs qui amènent vraiment plus dans la densité et même chez les 3/4. Il y a des supers joueurs qui arrivent tous les ans et la grosse force, c’est qu’en plus d’être de bons joueurs, ce sont de bons mecs, on n’a pas de » verrue « , c’est vraiment un groupe sain, on est 37 à avoir été titularisés sur le premier bloc, il n’y a jamais de friture à l’entraînement, tout se passe toujours très bien. Bien sûr que le niveau a monté depuis que je suis arrivé à Langon il y a 5 ans mais en termes d’état d’esprit, le groupe est toujours resté le même et c’est toujours un plaisir d’évoluer dans cette équipe.

Propos recueillis en collaboration avec le Stade Langonnais

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