L’ex talonneur de l’UBB, Carcassonne, Bourg en Bresse et Soyaux Angoulême, a vécu une intersaison très particulière suite à la fin de son bail de 3 ans du côté de Chambéry. En effet Gauthier Bruté de Remur, malgré ses 71 matchs en Nationale et 62 en Pro D2, est resté de longues semaines sans aucunes propositions de clubs professionnels, situation qui l’a fait envisager un moment de basculer dans le rugby pluriactif. Mais le RC Suresnes du fait de la grave blessure d’Antoine Marty Ribak, est venu éclaircir l’horizon de l’ex savoyard, en lui proposant fin août de relever le challenge francilien. Celui qui aura dans quelques mois 30 ans, nous a donc à l’issu de la défaite face au SC Albi, accordé une interview pour nous parler de cet été 2024 où toutes les émotions se sont mêlées.

Tu es arrivé du côté de Suresnes en toute fin de prépa et en tout début de saison mais on a l’impression que tu t’es très vite adapté ?
Ça fait trois semaines que je suis là et je suis très content de faire partie de cette équipe, très content aussi d’avoir retrouvé le rugby car ce n’était pas une période facile après la fin de Chambéry.

Lorsque le téléphone a sonné, tu as dû être un peu soulagé. On t’avait eu durant l’été et c’était un peu compliqué car tu étais entre deux eaux ?
Soulagé, oui mais aussi déçu pour un joueur car je savais que si j’étais appelé quelque part, c’était qu’il y avait forcément un blessé donc content mais aussi déçu pour la personne blessée et une pensée pour lui.

Pour en revenir au match, il était à votre portée mais il y a eu des moments clé que vous n’avez pas su maîtriser ?
Ça a été un match où celui qui a été le plus réaliste a gagné. C’était un match assez équilibré, on le voit au score, il n’y a pas une grande différence, on s’est bien battu pendant la première mi-temps, on a bien défendu et Albi a bien attaqué. En seconde période, l’équipe la plus réaliste a su prendre le dessus sur l’autre.

Il faut maintenant se remobiliser du côté de Suresnes et essayer d’aller faire un coup à Rouen mais le challenge est ardu ?
Oui, le challenge est ardu mais ça va être compliqué tous les week-ends. La Nationale augmente son niveau d’année en année, chaque équipe se renforce donc ça va être très compliqué tous les week-end et Rouen le premier où il va falloir que l’on se rattrape.

Tu es ici depuis trois semaines, comment est-ce que tu décrirais ce club ?
Un club très familial, un club où tout le monde est content de venir s’entraîner, un club qui m’a aussi très bien accueilli et dont je suis fier de faire partie.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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