On part faire un tour du côté de La Soule, à Mauléon, avec Benat Queheille, le président du SAM, un des 4 promus en Nationale 2.

Cette saison est historique pour Mauléon puisque c’est la première fois que vous évoluez en Nationale 2 et ce week-end, ce sera également la première fois qu’il y aura un match de Nationale 2 à Marius Rodrigo ?
C’est vrai que c’est un moment important pour Mauléon puisque le club a accédé à cette Nationale 2 pour la première fois. Vous savez bien que Mauléon est un tout petit budget, c’était sûrement le plus petit budget de la Fédérale 1 avec Nafarroa, ce sera donc bien sûr toujours le plus petit budget mais on part dans cette Nationale 2 avec d’abord beaucoup de fierté mais aussi de l’humilité et beaucoup de respect pour toutes les équipes. On va quand même essayer de se battre chez nous pour essayer de glaner quelques victoires.

Ce côté » petit poucet budgétaire » est quelque chose qui vous va bien, vous aimez être dans ce rôle et ce registre d’outsider ?
Bien sûr ! En étant le petit poucet, on ne se met pas de pression, on sait qu’on sera toujours le plus petit contre les grands et même, on en joue. Ceci étant, même si les joueurs sont de purs amateurs, ils ont des qualités essentielles que sont le courage, la technique et la vitesse, tout ce dont a besoin un joueur de rugby basque.

Et puis, ce ne sont quasiment intégralement que des joueurs du cru ?
Evidemment, nous sommes allés en finale du championnat de France de Fédérale 1 la saison dernière avec des joueurs issus du club, formés au club et tout ceci est une fierté. Contre Graulhet, on va jouer avec 2 ou 3 joueurs de plus qui sont venus nous aider, peut-être des villages voisins ou de par ci par là, qui avaient envie de se montrer et qui avaient aussi envie de montrer leurs valeurs pour, peut-être, rebondir dans un autre club plus tard.

L’an dernier, vous avez été vice-champions de France de Fédérale 1 puis vous êtes montés en Nationale 2. Est-ce que durant l’été, dans le microcosme mauléonais, on a senti les supporters qui avaient un sentiment de fierté, d’attente, d’impatience de découvrir cette Nationale 2 ?
Absolument, déjà parce-que nos supporters font partie intégrante de la vie du club, c’est vraiment le 16e homme, c’est 2 000 personnes tous les dimanches. Ce dimanche encore, même si ce sera dur pour l’équipe de Mauléon, j’espère que ce sera aussi un peu dur pour l’équipe de Graulhet (rires), nos joueurs vont se transcender pour offrir un spectacle courageux à notre public et pour essayer de glaner cette victoire. Ils ont bien sûr attendu ce moment avec impatience durant tout l’été.

Cela fait plus de 4 ans que vous n’avez pas rencontré Graulhet, quelle est l’image que vous gardez de cette équipe ?
Moi, je me souviens d’une équipe graulhetoise qui était rude, athlétique. Je me rappelle qu’on avait eu du mal à les battre à Marius avec des gens qui, je crois, avaient joué au niveau au-dessus, c’est le souvenir que j’ai.

Est-ce que le chaudron de Marius Rodrigo sera plein et incandescent pour cette première ?
Je ne sais pas parce qu’il y a un grand événement en Soule qui est le Rallye des Cimes et qui est une chose importante qui se passe en Soule. Surtout, il pleut depuis deux jours et j’ai peur que ça amène quelques supporters à rester devant la télé mais il y aura quand même du monde au stade pour essayer de donner beaucoup de courage à nos petits mauléonais.

Merci, on te souhaite ainsi qu’à tout Mauléon une belle saison en Nationale 2

Propos recueillis par Loïc Colombié

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