Le coach des 3/4 du SC Graulhet a livré son sentiment quelques minutes après la défaite à domicile (17-29) des rouges et noirs face au RC Bassin d’Arcachon. Michael Carré a souligné le manque de repères de ses joueurs après une intersaison où les Graulhetois n’ont pu réaliser qu’un seul match amical, et tiré les enseignements de cette première journée de Nationale 2 dont le résultat a déçu dirigeants, staff, joueurs et supporters.

J’imagine qu’il y a beaucoup d’amertume car tu aurais imaginé des débuts autres à Noël Pélissou ?
Oui, bien sûr, on aurait souhaité gagner, ça, c’est certain. Ça ne s’est pas fait, on va essayer de bien analyser, de regarder ce qu’il s’est passé, ce qu’on retient, c’est qu’on a raté nos deux entames de mi-temps et ça, c’est malgré tout un problème. Pourquoi ? Il faut que l’on arrive à savoir pourquoi, justement, on n’a pas été présent sur ces moments-là, on a pris quasiment tous les points dans les 15 premières minutes de chaque mi-temps. En fait, on a été trop en réaction, on a été une équipe en réaction, on n’a pas su mettre de la vitesse au jeu, c’est peut-être là-dessus qu’il faut que l’on arrive à travailler un petit peu plus pour pouvoir maîtriser plus de choses aussi. On jette bien sûr toute l’énergie que l’on a à la fin mais ça n’a pas été suffisant.

Vous avez des Momentum pour essayer de revenir mais on a l’impression que vous avez mal géré ces derniers ?
Certainement mais on a les occasions, elles étaient là, elles n’étaient peut-être pas claires mais elles étaient présentes, lorsque Raia se fait retourner dans l’en-but, par exemple, ça, c’est une occasion qui est nette et qui peut nous remettre un petit peu plus tôt dans le match. Ça n’a pas été fait, c’est là-dessus qu’il faut que l’on travaille et surtout ne pas baisser les bras, c’est ça qui est important, dans le sport, il y a des victoires et des défaites. C’est sûr que c’est frustrant parce-que c’est notre premier match à domicile et qu’il nous a manqué un petit peu de vécu avec un seul match amical mais là, ça va aussi permettre d’avoir une base de travail un petit peu plus solide avec un match de haut niveau. On verra, en tous cas, on va essayer d’analyser ça et essayer d’être plus performant les prochaines fois.

Quels vont être tes mots à tes hommes cette semaine ?
Je crois qu’il faut surtout rassurer, mettre le doigt sur ce qui n’a pas fonctionné, c’est important, et que tout le monde l’entende. Je pense que c’était bien sur l’énergie, c’était bien par moment sur l’engagement mais pas suffisamment constant non plus. Il faut que l’on arrive à trouver cette constance sur tout un match et ça, ça va être le mot mais il faut d’abord rassurer et ne pas baisser les bras de suite. On essaye de construire quelque chose, ça ne se fait pas comme ça, on voit que le groupe a certainement du potentiel mais il faut que l’on soit un petit peu plus exigeant lorsqu’on a des situations de domination où il fallait marquer un petit peu plus.

On peut dire que Graulhet est touché mais pas abattu ?
Absolument. On sait les valeurs ici et il va falloir que ces valeurs ressortent, que les joueurs prennent conscience du niveau sur lequel ils sont et que oui, ça va être dur chaque dimanche, ça va être des matchs engagés et il va falloir répondre présent. C’est un échec aujourd’hui, c’est clair, on aurait espéré une meilleure issue mais ça n’a pas été le cas.

Est-ce que c’est important pour toi que ce public rouge et noir, ce public de Pélissou puisse s’identifier à cette équipe ?
Oui, c’est important, un club, c’est un ensemble et il faut réussir à montrer les choses. On ne les a pas suffisamment montrées tout le match, on les a montrées par moments, ce qui est déjà une base de travail qui peut être solide mais pas suffisamment.

Un nouveau défi la semaine prochaine avec le chaudron bouillonnant de Mauléon, l’un des plus beaux publics de Nationale 2, une équipe avec une grosse identité locale basque. Il y a là aussi un beau challenge ?
C’est un gros challenge. C’est leur premier match à domicile, à nous de relever ce défi, car ça va être un réel défi, à nous de se remettre en question sachant qu’il y aura aussi Niort 15 jours après donc oui, la tâche est difficile.

On se donne rendez-vous dans quelques jours avec le sourire ?
Je l’espère en tous cas (rires).

Propos recueillis par Loïc Colombié

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