#Rugby – Nationale / Ianis Ponsole (Albi) : «J’ai envie de mouiller le maillot tous les week-ends et de m’y filer pour ce club!»

Arrivé début juillet en terre tarnaise, le nouveau 3eme ligne centre du SCA, s’est déjà bien acclimaté à son nouveau port d’attache albigeois, preuve en n’est, l’ex Caouecs connaît déjà les bonnes adresses gastronomiques de la cité épiscopale, en nous donnant rendez vous dans le cadre de cette interview, à une des bonnes tables très prisée du milieu rugbystique local : l’Os à Moelle. À 26 ans, Ianis Ponsole a décidé de quitter le cocon blagnacais et de se lancer à pleines dents dans le projet professionnel des jaunes et noirs, sans renier son ADN « rugby à l’ancienne ».Celui qui jusqu’à juin dernier travaillait sur la chaine d’ assemblage d’Airbus la journée tout en bataillant soir et week-ends sous les couleurs Blagnacaises, découvre un nouveau monde et un rythme de vie sportif différent du côté du flambant neuf centre de performance de la Guitardié. C’est un joueur impatient de porter les couleurs du SCA, qui nous a livré ses impressions sur ses premiers pas à Albi, tout en nous explicitant ce qui l’a mené à répondre positivement aux sollicitations printanières de Mathieu Bonello, et sans oublier de parler longuement des attaches viscérales qui le lient aux Caouecs de Blagnac. Rencontre avec un joueur de devoir aux valeurs occitanes ancrées en lui, souhaitant amener sa combativité et son don de soi, dans cette nouvelle aventure en Nationale avec le Sporting Club Albigeois.

Crédit photo Pierre Bras

Tu es un pur produit du rugby toulousain, tu as commencé ta carrière chez les jeunes à la Vallée du Girou pour ensuite arriver dans l’école blagnacaise en passant par Colomiers. Qu’est-ce qui t’a amené à franchir les frontières de la Haute-Garonne et à venir dans le Tarn ? 

Je remercie déjà tous ceux qui m’ont fait confiance à Albi pour m’avoir fait signer ici. Je viens à Albi parce-que c’est une ville qui a un passé, un beau palmarès, qui a pour objectif de jouer les premiers rôles de Nationale, qui a un beau complexe sportif refait à neuf, qui a de beaux projets et de belles valeurs. 

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Blagnac est pour toi une parenthèse, un moment fondateur de ta carrière. Ça restera ton club de cœur à jamais ? 

C’est certain car j’ai quand même vécu mes plus beaux moments rugbystiques en senior à Blagnac. On a vécu de bons moments, on était une bande de copains et, en étant le seul de Nationale non pro, on arrivait chaque année à déjouer tous les pronostics de gens qui nous voyaient déjà relégués. On a réussi à jouer les premiers rôles de Nationale, à vivre une demi-finale, à jouer tous les week-ends avec une bande de copains, à vivre de bons moments et c’est ça que je retiens. 

 

L’hiver dernier, lorsque l’histoire s’est finie avec Blagnac, ça a dû être un crève-cœur pour toi de voir toute cette aventure, tous ces moments passés, s’envoler en quelques heures ou en quelques jours ? 

Personnellement, il est sûr que je l’ai très mal vécu, surtout de la façon dont ça s’est fait du jour au lendemain sans nous donner trop de raisons. Arrêter le rugby du jour au lendemain en plein mois de Janvier et surtout ce club de Blagnac qu’on avait monté, que Christophe Deylaud, Eric Escribano, Benoit Trey, Fred Medves, avaient monté ou y avaient joué, ça a été très dur. Tous les mecs qui se sont investis pour ce club, qui ont donné de leur santé pour ce club en étant pas pros et en se battant tous les week-ends, je repense à tout le monde, à tous les jeunes qui sont restés sur le carreau dont certains qui n’ont pas pu rebondir et retrouver de club, c’est dur pour tous ces gens-là. Même pour tous les anciens qui suivaient Blagnac, ça leur a fait mal au cœur à tous de voir ce club descendre. 

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Quand Mathieu Bonello t’appelle d’Albi, est-ce que c’est quelque chose de logique pour toi d’ aller au SCA? On est toujours en Occitanie, pas loin de Toulouse, on reste dans les valeurs du sud-ouest et c’est quelques choses qui te tiens à cœur ? 

Il est clair que ça a été assez logique de vivre à Albi. L’esprit d’équipe ressemble un peu à Blagnac, ça ne lâche rien en défense, ça aime jouer devant et en plus, il y a un projet de jeunes, de reconstruire avec les jeunes, et ça me fait penser à Blagnac avec les jeunes qui amenaient un peu l’ambiance dans l’équipe. J’espère qu’on fera une bonne saison cette année avec ce bon groupe de copains. 

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Quelles ont été tes premières impressions lorsque tu es arrivé à Albi ? J’imagine celles d’un club famille mais avec de l’ambition ? 

Au début, ça m’a fait bizarre car, comme je le disais, c’est la première fois que je vis  » l’aventure professionnelle  » même si on joue au même niveau. Ça m’a fait bizarre parce-que les installations à Albi sont magnifiques et qu’on est bien suivi, ensuite, le fait qu’il y ait autant de bénévoles qui nous suivent, qui nous font le repas du mercredi midi ou même que Francine et son groupe de supporters nous suivent et ne lâchent rien, qu’ils soient toujours derrière le club, c’est quelque chose de beau et ça donne envie de mouiller le maillot. 

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Depuis 7 ans, le Sporting Club Albigeois essaye de remonter en Pro D2 et cette année, on a vu une nouvelle direction en tant qu’objectif et de projet axés sur les jeunes et sur la formation, tu en fais partie. Albi ne sera pas l’un des  » monstres  » de la Nationale mais sera sûrement un outsider sur lequel il faudra compter. C’est quelque chose qui doit te plaire et te rappeler Blagnac d’être l’outsider que les gens ne voient pas venir mais qui peut faire très mal aux autres ? 

Oui, c’est clair mais j’ai maintenant 26 ans, du coup, je fais partie des  » moyens jeunes « . On m’a toujours dit toute ma vie, même quand j’étais petit, que nous étions les outsiders, on nous a tout le temps pris pour les outsiders mais on arrivait à gagner et à créer des exploits pas tous les week-end mais presque. Tant mieux que les gens nous prennent pour un outsider, moi, j’aime et je pense qu’on aime avoir ce rôle, de ne pas trop avoir la pression. Je pense que ce groupe a déjà besoin de se connaître car il y a plus de 20 arrivées mais ensuite, lorsqu’il se connaîtra, on pourra faire quelque chose et, j’espère, quelque chose de bien. 

 

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Tu es arrivé dans un groupe qui avait un peu de vécu avec 15 / 20 joueurs qui sont restés. Est-ce que l »adaptation a été facile ? 

Il est sûr que ça fait bizarre de changer de club au début mais il n’y a que des bons mecs ici et on a vite été adaptés par une intégration et le reste. Les anciens nous ont facilité la tâche pour l’intégration et je les remercie. 

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En quelques mots, que représente Albi pour toi ? 

Ça représente une histoire du rugby. Je connais le palmarès d’Albi qui est extraordinaire et ça donne envie de faire remonter ce club, même si on sait tous que la Nationale est vraiment dure et que ça va être quelque chose de dur mais ça donne envie de mouiller le maillot tous les week-ends et de s’y filer pour ce club. 

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Quelles sont tes ambitions personnelles avec ce club ? 

C’est de prendre du plaisir, d’essayer de jouer le plus de matchs possibles, de faire les phases finales comme chaque année et de vivre une aventure humaine extraordinaire. Ce que je veux moi, personnellement, c’est faire la meilleure saison possible, collectivement comme individuellement et prendre du plaisir. 

 

On sait que vous étiez tous pluriactifs à Blagnac, on va donc parler un peu de toi. Quelle était ta formation en tant que  » Ianis Ponsole, l’homme à la vie  » et non pas le rugbyman, dans quoi est-ce que tu travaillais lorsque tu étais à Blagnac ? 

J’ai fait le lycée Airbus à 15 ans puis j’ai bossé chez Airbus à partir de 18 ans, ils m’ont permis de prendre une année sabbatique pour que je puisse signer ici. Je bossais au déchargement du Beluga, on déchargeait des morceaux d’avion et le soir, c’était le rugby. 

 

Le fait d’avoir un après-rugby déjà assuré, puisque tu as une formation et un métier au-delà du rugby, est-ce que c’est pour toi quelque chose qui te rassure et te donne une assurance car tu sais que s’il y a une blessure un jour ou un accident de parcours, tu ne seras pas  » à poil  » ? 

Il est certain que maintenant, ça n’est que du bonus, on m’a donné la possibilité de passer dans le monde pro, de tester cette aventure donc ça n’est que du bonus. Je me mets la pression personnellement de faire quelque chose de bien mais je sais que derrière, mon avenir est  » assuré « , que j’ai une formation, que ma reconversion est faite et que si j’ai un pépin un jour, je peux directement retourner chez Airbus. 

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On sait que ton surnom est  » le malaki « . D’où est-ce que ça vient ? 

Ça vient de soirées, à l’époque entre espoirs de Blagnac mais on ne pourra pas le préciser (rires). 

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Une histoire de vestiaire ? 

Non, non, même pas (rires). C’était une histoire entre les copains espoirs et, au final, il restait de moins en moins d’espoirs et j’étais l’un des seuls rescapés du coup, tout le monde m’appelle  » le malaki  » et c’est resté gravé. 

 

Donc Caouec et malaki ? 

Voilà (rires). Et en parlant des Caouecs, je souhaite bonne chance pour la suite à tous les copains de blagnac que ce soit en Pro D2 ou en Nationale et à tout les mecs qui restent au club en Fédérale 1.

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Propos recueillis par Loïc Colombié

Article en partenariat avec

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