#Rugby – FFR / Florian Grill : «Il va falloir que l’on passe à des JIFF sur la Nationale!»

Florian Grill, le président de la Fédération Française de Rugby, après un an de mandat, nous a accordé un entretien grand format pour parler de l’actualité du rugby, de son actualité personnelle et bien sûr de l’actualité de la Nationale et de la Nationale 2. Lors de cet échange avec le patron du rugby français, ce dernier nous a martelé sa volonté de dégonfler la bulle financière du rugby, tout en égrenant les réformes qu’il souhaite mettre en place dans les mois à venir .

Crédit photo FFR

 

Vous êtes président de la Fédération Française de Rugby depuis un an et, dans quelques mois, vont arriver une campagne et une nouvelle élection pour élire cette fois-ci pour 4 ans un président à la tête de la FFR. Vous avez déclaré que c’était un secret de polichinelle que d’être candidat mais vous êtes candidat sans l’être encore tout à fait ? 

 

Oui parce-que, pour l’instant, je veux me concentrer sur le fonctionnement de la Fédération. Il y a énormément de chantiers, il y a plein de choses à faire, je ne veux pas non plus polluer le Congrès avec des considérations politiques donc ma candidature qui, effectivement, est un secret de polichinelle, viendra en son temps et ce sera mi-Juillet. C’est une évidence que je serai candidat, je ne vais pas vous dire que j’y pense en me rasant, ce serait ridicule donc bien sûr que c’est une évidence mais pour l’instant, il faut bosser et du boulot, il y en a. 

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Un président de terrain comme vous, on peut quasiment dire qu’il est en campagne permanente car vous êtes toute la semaine sur le terrain ? 

 

Je ne suis pas en campagne. Ça fait 7 ans que je suis sur le terrain tous les week-ends, qu’il y ait campagne ou non, donc je n’ai pas changé mes principes de vie, la vérité n’est pas à Marcoussis. Tu le sais, quand on est président de la Fédération, c’est facile de se laisser enfermer à Marcoussis et de ne voir que les équipes de France donc là, par exemple, j’étais à Capbreton jeudi midi avec les équipes de France mais vendredi midi, j’étais à Aire sur Adour, vendredi soir à Pau, samedi midi à Ychoux, samedi soir à Bayonne et dimanche à Riom. C’est comme ça que je conçois la vie d’un président, au contact des clubs car 95% du rugby, c’est le rugby amateur. 

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Il y a quelques mois de cela, on se demandait s’il y aurait une opposition pour la prochaine élection et il y en aura une avec Didier Codorniou. Qu’est-ce que tu en penses ? 

 

Très bien, ce sont les équipes de Bernard Laporte autour de Didier Codorniou et je trouve ça très bien qu’il y ait du débat. J’ai d’ailleurs fait voter, et c’est complètement nouveau, le fait que les Comités Départementaux aient obligation de recevoir tous les candidats, que ce soit pour les élections nationales, fédérales, de ligues ou de CD, pour que le débat puisse avoir lieu et pour qu’il y ait de la démocratie. Lorsque j’étais candidat, j’ai vécu l’interdiction d’être reçu sur certains territoires, ce qui n’était pas correct, donc maintenant, au moins, les Comités Départementaux et les Ligues Régionales savent qu’elles doivent recevoir les candidats et c’est très bien comme ça. C’est tant mieux qu’il y ait du débat dans le rugby, c’est très positif pour le rugby. 

 

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Quel bilan peut-on tirer après un an de mandat à la tête de la Fédération Française de Rugby ? 

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a du pain sur la planche. D’un point de vue économique, on a récupéré une Fédération en déshérence complète, il y a un déficit d’exploitation structurel de l’ordre de 17 millions d’euro, sur la Coupe du Monde qui était censée tout nettoyer, on va en fait perdre 19 millions d’euro donc, de ce point de vue financier, c’est une catastrophe. Pour les équipes de France, on fait nous un vrai boulot et si je devais le simplifier, il y a pour les garçons, les bleus, un enjeu de régénération sur lequel on travaille avec la Ligue Nationale de Rugby car on ne peut pas jouer 50% de matchs en plus par rapport à nos concurrents et espérer être champion du Monde. Pour l’Elite 1 féminine, il y a un enjeu de faire jouer régulièrement les filles à haut niveau et c’est d’ailleurs pour ça qu’on a créé la poule unique à 10 qui est très importante. Pour les U20, il y a un enjeu à peut-être décaler leurs matchs ou à imaginer des U19 parce qu’on avait le phénomène des doublons et qu’on a presque le phénomène des quadruplons, il y a donc un vrai travail sur les équipes de France. Sur le 7, on a des résultats immenses puisqu’on est champion du monde avec les garçons et vice-championne du monde avec les filles, qu’on avait avant ça gagné la première médaille d’or depuis 19 ans à Los Angeles. Il y a du boulot sur les équipes de France, c’est un premier aspect hormis les finances mais je ne vais pas faire un long tunnel, je peux te dire les autres axes mais ça risque d’être un peu long si je te déroule tout d’un coup. 

 

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On va faire un petit rebond sur le 7. Les Jeux Olympiques sont un rendez-vous où le rugby français va être présent et veut porter haut les couleurs de la France ? 

 

C’est une chance, après la Coupe du Monde, c’est un coup de projecteur immense, absolument immense, sur le rugby français. Ce qui est formidable, c’est que ça va permettre d’attirer de nouveaux licenciés dans les clubs, je souris un peu car, avec Jean-Marc Lhermet, ça a été l’une de mes premières décisions de trouver les conditions permettant à Antoine Dupont de venir avec l’équipe de France à 7. Il y est rentré avec beaucoup d’humilité et Jérôme Daret, le sélectionneur, a aussi très bien géré son arrivée mais ça me fait sourire car, à l’époque, les gens ont dit  » mais comment ça se fait ? Il aurait fallu exiger qu’il fasse le tournoi «. Quand on a la chance d’avoir un joueur de son gabarit et de son potentiel qui dit  » j’ai envie de faire les Jeux « ; on crée les conditions pour le permettre et on voit bien ensuite tout l’apport et tout le coup de projecteur médiatique que ça peut mettre. Le stade sera plein, on avait une équipe de France à 7 qui était déjà très compétitive mais qui trouve une médiatisation sans précédent avec Antoine et qui fera du bien au rugby, aux Jeux et au pays. On a aussi les féminines qui sont vice-championnes du monde en titre et qui vont se battre pour les Jeux, ça va être génial, j’attends ça avec gourmandise. 

 

Une petite parenthèse sur Antoine Dupont : ce garçon est un extra-terrestre ? 

 

Le rugby reste un sport d’équipe, bien sûr, c’est un extra-terrestre mais dans notre sport, un extra-terrestre existe aussi parce-que les autres derrière font le boulot. Reprenons l’équipe de France à 7, elle est allée en finale au tournoi mythique de Hong-Kong et il n’y avait pas Antoine donc on avait une équipe de France à 7 qui était déjà très compétitive. Ce rugby à 7 est très intéressant car c’est une espèce de laboratoire de R&D, comme le dit Jérôme Daret, c’est une Formule 1 du rugby et c’est extrêmement intéressant pour faire progresser le rugby dans sa globalité. 

 

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Quel est l’état général du rugby amateur ? 

 

C’est l’autre point que je voulais aborder. Dans la gestion de la Fédé, on a la problématique financière qui est majeure, on a deuxièmement les 14 équipes de France et l’arbitrage d’ailleurs qui sont une priorité, on a le poids de la Fédération à l’international mais on a surtout, surtout, surtout, le rugby amateur et là, pardon de le dire, le rugby amateur ne va pas bien. Je prends toujours l’exemple des PO, du Pays Catalan, où il y avait 80 clubs il y a une vingtaine d’années, qu’il en reste 40 et que sur les 40, il y en a 27 qui ont des écoles de rugby, ce sont des chiffres qui doivent quand même interpeller. On a besoin du rugby par la base, c’est pour ça qu’on fait un énorme boulot pour relancer le rugby dans le milieu scolaire, on mettra 35 000 ballons à la rentrée dans les 35 000 écoles de France, c’est pour ça que l’on a mis 3 millions d’euro de plus, 50% d’augmentation moyenne du budget des Ligues et des Départements, c’est pour ça qu’on a lancé le plan 5+5 = 20 pour les installations, on va financer 50 000€ max, soit 50% de l’investissement, pour un minimum de 200 clubs. C’est aussi pour ça qu’on travaille sur la création d’antennes d’écoles de rugby pour mieux mailler le territoire car tu as 2 000 clubs de rugby en France et 13 000 clubs de foot donc en fait, on a un vrai problème de mise à disposition de clubs de rugby de proximité et les antennes sont un moyen de mieux mailler le territoire, on bosse également sur la protection des pratiquants, on plaide auprès de World Rugby pour l’abaissement de la ligne de plaquage. Tous ces sujets-là sont majeurs si on veut relancer le nombre de licenciés et on en a besoin, il y a des équipes de cadets ou de juniors où les clubs se réunissent jusqu’à 7, 8 ou 9 pour faire une équipe donc c’est démentiel, on ne peut pas avoir ça. On a des installations qui ne sont pas au niveau, les filles se changent dans les vestiaires arbitres ou dans les bus, il y a besoin d’un plan Marshall sur le rugby amateur et c’est là-dessus qu’on bosse beaucoup. 

 

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On va maintenant parler de la Nationale et de la Nationale 2 puisque nous sommes un média très spécialisé sur ces deux divisions. On va d’abord parler des deux champions avec Nice, métropole européenne, qui monte en Pro D2 et Langon, petit village pluriactif, qui monte en Nationale, ce sont deux salles / deux ambiances, deux rugbys mais c’est la même passion ? 

 

C’est la même passion et c’est ça la beauté du rugby. C’est aussi ça que je veux conserver à savoir qu’entre Langon et Nice, ce ne sont pas du tout les mêmes tailles d’agglomérations mais les deux entraînent une ville moyenne ou une grande ville et c’est ça la beauté du rugby. Moi, je n’ai pas envie que le rugby ne soit demain que dans les grandes agglomérations et c’est pour ça qu’il faut dégonfler la bulle du rugby, j’ai envie que le rugby puisse continuer à exister dans des villages et dans des villes moyennes. C’est plus difficile d’amener un village en Nationale mais les villes moyennes doivent pouvoir y prétendre car ce maillage-là du rugby est essentiel. Nous, on est un sport qui n’est pas juste un enjeu sportif, il y a aussi un enjeu d’éducation et de citoyenneté et je ne veux pas avoir un rugby avec une grosse tête et un petit corps qui ne serait plus capable de la porter. 50% des joueurs de l’équipe de France viennent de villes de moins de 20 000 habitants et on a besoin de garder le rugby dans les villages et les villes moyennes et ne pas le concentrer uniquement sur les grandes, grandes agglomérations. C’est ça qui est intéressant avec Nice et Langon, c’est qu’on a les deux. 

 

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 Autre réussite de ces phases finales, on l’a vu à Chambéry dans un stade tout neuf, flambant neuf, adapté aux enjeux modernes, il y a eu 4 571 personnes qui sont venues à la finale, un stade quasiment comble. Pour une première, ce nouveau modèle de play-off a été réussi ? 

 

Il faut féliciter Xabi Etcheverry, qui est le président en charge des compétitions, les équipes et tout le service compétitions. D’une manière générale, en Nationale mais aussi sur toutes les phases finales, il y a une envie de rugby dans ce pays qui est phénoménale. On parlait des filles juste avant, on a fait 28 000 personnes à Chabans pour les filles, en Nationale, comme tu le dis, il y a pratiquement 5 000 personnes et ça booste. En fait, les gens ont envie du rugby et de la convivialité qui va avec le rugby et puis, autant on sait qu’économiquement, les championnats de Nationale et Nationale 2 sont compliqués, autant sportivement, ce sont des championnats géniaux. Ça draine les foules donc si les clubs réussissent à modérer leurs ambitions financières, à ne pas faire gonfler artificiellement la masse salariale alors qu’ils ne sont pas forcément capables de le payer et qu’on ne dépense pas l’argent que l’on n’a pas, on peut avoir de très beaux championnats. La difficulté, c’est qu’il faut vraiment que les clubs se régulent et qu’ils comprennent que financièrement, on ne peut pas faire n’importe quoi et qu’en fait, quand un club dérape, il fait mal à tout le rugby. Il fait mal à tous les autres clubs parce qu’il gonfle artificiellement la bulle et c’est ça qu’il ne faut pas que l’on ait mais l’envie de rugby est là. Ce championnat est très beau dès lors que les clubs sont raisonnables. 

 

Concernant l’access-match entre la Pro D2 et la Nationale, tout le monde, et nous la presse les premiers, craignait que ce soit un carnage entre les deux divisions. Pourtant, quand on a vu sur pièce, ça n’a pas été un carnage et ça a même failli être Narbonne qui monte en Pro D2 ? Ça montre que le niveau s’est resserré ? 

 

Ça montre l’intérêt de ce championnat, ça montre que c’est un championnat qui prépare bien à la suite. Tu sais que j’ai beaucoup été à Auch et à Fleurance qui m’interpellaient sur les kilomètres et on a vite démontré que le sujet pour les clubs, c’est la masse salariale et non les kilomètres, Auch et Fleurance l’ont d’ailleurs bien compris et l’un comme l’autre ont décidé de baisser l’un de 15% et l’autre de 20% la masse salariale. En fait, c’est un championnat très intéressant dès lors qu’il est raisonnable économiquement et c’est un championnat qui prépare bien à l’échelon du dessus comme l’a montré l’access-match. Effectivement, Narbonne aurait pu passer et ça prouve qu’on est dans le vrai du point de vue de l’organisation sportive à condition que tout le monde se raisonne économiquement. 

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Comment fait-on pour garder cet intérêt sportif qu’il y a et qui est indéniable autour de la Nationale et de la Nationale 2 tout en trouvant un véritable modèle économique car, maintenant, le nerf de la guerre est là ? On voit que Hyères-Carqueiranne La Crau a encore des problèmes financiers, on a vu que Lannemezan n’était pas très, très bien et que d’autres clubs étaient  » dans le dur  » comme on dirait en cyclisme donc, comment fait-on pour que ces clubs changent un peu de braquet ? 

 

En leur tenant un discours de vérité, en renforçant la capacité de contrôle de l’autorité de régulation du rugby, l’A2R. On a changé les espoirs en Nationale 2 pour coupler les espoirs de Nationale 2 avec les équipes premières, je pense que c’est aussi plus raisonnable de faire ça mais le principal est le sérieux dans la gestion que doivent avoir tous les clubs en se disant  » je ne dépense pas l’argent que je n’ai pas, je ne fais pas des plans sur la comète et je suis raisonnable « . Je pense qu’il va falloir que l’on passe à des JIFF sur la Nationale aussi, c’est un vrai sujet sur lequel Xabi et Sylvain Deroeux, notre secrétaire général, sont en train de travailler et de réfléchir. Ça peut être magnifique si tout le monde est raisonnable et si tout le monde ne fait pas des plans sur la comète, c’est vraiment ce que je ressens et c’est ce que j’attends de la part de tous les présidents de clubs car les dépôts de bilan sont une catastrophe, d’abord pour les associations supports mais c’est aussi une catastrophe pour l’image du rugby et pour les fournisseurs. Ce n’est pas entendable donc il faut rafraîchir un petit peu, ne pas s’échauffer, être raisonnable dans toutes les dépenses et les engagements que l’on prend et ne pas dépenser l’argent qu’on n’a pas. C’est un principe de base et il en va de l’image du rugby. 

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On sait que chaque année, il y a un numéro d’équilibriste qui est fait par le service compétitions, par le vice-président en charge du rugby amateur et par le président de la FFR à savoir la composition des poules de Nationale 2 pour qu’il n’y ait pas trop de  » malmenés géographiques « . La première année, c’était plutôt Graulhet, l’année dernière, plutôt Auch, Valence d’Agen, Fleurance et Lannemezan donc comment fait-on pour qu’il y ait une sorte de  » rotation des malmenés  » ? 

 

D’abord, je te rassure, ce n’est pas le président de la Fédération qui organise les poules de Nationale. Je pense qu’un président doit mettre les bonnes personnes aux bons endroits et je peux te dire qu’avec Jean-Marc Lhermet sur le haut niveau, Abdelatif Benazzi sur l’international, Xabi sur les compétitions, Sylvain Deroeux au secrétariat général, Marion Kellin sur la formation et autres, j’ai les bonnes personnes donc ce n’est pas moi qui m’occupe de ces sujets-là. Par contre, comment fait-on ? On sait que, malheureusement que pour l’organisation géographique, même si c’est fait de manière très professionnelle, il y a parfois un ou deux clubs qui sont plus pénalisés donc on fait tourner, le pénalisé d’une saison ne doit pas l’être l’année d’après et ainsi de suite. Ce sont la difficulté et la complexité de ces championnats, il n’y a pas de volonté de faire du mal à l’un ou à l’autre, il y a nécessité de faire tourner pour que ce ne soit pas toujours les mêmes qui souffrent. Il y en a qui peuvent souffrir mais, encore une fois, ce qui fait la vraie différence dans un budget de club de Nationale ou de Nationale 2, c’est la masse salariale et non pas les kilomètres. 

 

On a vu que les droits TV de Canal + avaient été augmentés de 15% avec le Top 14 et la Pro D2. Est-ce qu’on pourrait imaginer dans l’avenir un petit ruissellement de ces droits TV vers la Nationale et la Nationale 2 ? 

 

Je pense qu’il ne faut pas faire de promesse aux gens de ce point de vue-là. La Nationale est un championnat compliqué d’un point de vue économique parce qu’il n’y a pas de droits TV et s’il devait y en avoir, ça serait vraiment marginal et parce qu’il y a moins de derbys. On ne peut pas avoir le beurre, l’argent du beurre et la crémière avec, la vérité est que c’est une compétition qui est sportivement très intéressante mais économiquement complexe et donc, pour qu’elle passe, il faut juste que les clubs ne s’imaginent pas qu’ils vont avoir des droits TV et des derbys car ce n’est pas le cas. Je rappelle que nous, on a récupéré un acteur de droits TV qui a perdu 500 000€ sur le budget de la Nationale donc on a mis fin à ça et je pense que s’il y a des choses à faire demain, ça sera long et ça sera anecdotique dans le budget des clubs. C’est comme les indemnités kilométriques, ce n’est pas ça qui fait le poids, le vrai poids est sur la masse salariale et il faut que les clubs régulent leur masse salariale pour arriver à une économie cohérente. Moi, je pense qu’il faut être dans le monde réel du point de vue de l’économie et, je le redis, ne pas dépenser l’argent que l’on n’a pas. 

 

Au #MagSport, on a été le diffuseur des deux finales sur la Nationale et la Nationale 2, en web TV. 100 000 vues sur la Nationale 2, 150 000 vues en Nationale, ça montre que le support Web TV, en gratuit bien entendu, il y a une attente, une clientèle et une visibilité ? 

 

Oui et puis, c’est une reconnaissance pour le travail que toi tu fais pour donner de la visibilité à la Nationale et à la Nationale 2, je te l’ai dit, on a été content de te confier cette prestation, dans le cadre d’un appel d’offres. Effectivement, il y a de très belles audiences qui sont intéressantes mais dans quelles proportions sont-elles monétisables pour créer du ruissellement ? Malheureusement, je pense qu’on ne va pas générer un contrat à la Canal + sur ce genre d’audiences par contre, ça prouve qu’il y a un intérêt. Ce championnat est passionnant, c’est du haut niveau, il y a un vrai intérêt sportif mais il ne faut pas s’attendre à ce qu’il y ait du ruissellement en termes de droits TV. 

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Comment Florian Grill, président de la Fédération Française de Rugby, imagine la Nationale et la Nationale 2 dans le futur ? 

 

Si les clubs sont raisonnables, j’imagine le statu quo et donc qu’on puisse continuer les deux compétitions mais ça passe par la nécessité pour les clubs d’être extrêmement raisonnables sur la masse salariale et si on constate que ça ne tient pas la route, on sera obligé de le réformer. On sait qu’il y a en ce moment de nouveaux dossiers sur la table, la bonne nouvelle, c’est que les 4 clubs qui montent ce Fédérale 1 en Nationale 2 ont tous confirmé leur volonté de monter donc ça prouve que, peut-être, il y a une forme de raison qui semble prendre le dessus et que les gens sont un peu plus raisonnables. J’entends dire de la part des clubs que c’est moins la foire dans les propositions en ce moment mais il faut de la raison et si les clubs sont raisonnables, on pourra maintenir ces championnats et on sera obligé de les réformer si ce n’est pas le cas. 

 

Pour conclure, on peut dire que le rugby français, le rugby amateur ainsi que la Nationale et la Nationale 2 sont à un carrefour ? 

 

Il faut en permanence travailler, réfléchir. On n’est pas obtus, il faut regarder toutes les situations et se poser les bonnes questions à chaque fois, je reste ouvert à toutes les évolutions possibles, je n’ai pas de dogmatisme en décidant qu’une fois pour toutes, on fait A ou B. Il faut réfléchir en permanence, on peut toujours faire bouger les choses, ce qui compte, c’est le travail et je pense qu’on a une équipe qui travaille. 

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Quels seront le mot d’ordre et l’état d’esprit du congrès de Poitiers ? 

 

Transparence, éthique, vérité des chiffres, vérité de ce qui a avancé et de ce qui n’a pas avancé ou de ce qui est en cours car on ne réforme pas un navire comme la Fédération Française de Rugby en un an. C’est lourd à manœuvrer mais il y a beaucoup de choses, tout est lancé, nous, on a un projet sur 10 ans et on est en train de mettre en place tout ce qu’on a envie de mettre en place. On a largement commencé mais il y a du pain sur la planche, c’est le moins que l’on puisse dire. 

 

Merci et on te souhaite un bon congrès

 

Merci à toi. 

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Propos recueillis par Loïc Colombié

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