Historique, monumental, l’exploit réalisé par le stade Langonnais ne manque pas de superlatif ou de qualificatif. Vainqueur en finale de Nationale 2 des nordistes de l’Olympique Marcquois (13-8), les girondins qui vivent un second sacre en deux ans et vont accéder à la redoutable Nationale la saison prochaine. Une réussite collective construite à coup de solidarité d abnégation et de courage dont le pilier Langonnais Lucas Hernandez est un des symboles. Une chose est sûre, dans 50 ans, au coin du feu lors de longue nuit d’hiver ceux qui ont vécu cette épopée s’en remémoreront les moments avec délectation.

Tu nous expliquais que tu avais raté les phases finales l’année dernière pour des soucis cardiaques, tu t’es accroché et aujourd’hui, tu vas soulever le bouclier après avoir joué cette finale de malades, cette finale de dingos ?
Une finale de dingue avec des conditions vraiment dantesques, c’était incroyable. Quand on est sorti du vestiaire, j’ai vu l’orage monter, je savais qu’on allait prendre des cordes tout le match, peut-être que ça a joué en notre faveur. Franchement, c’est une grosse revanche sur ce que j’ai eu l’année dernière et je suis fier pour tout le groupe, pour moi-même, c’est autre chose mais je suis fier pour tout le groupe et pour le club. C’est magnifique d’en être arrivé jusque là, c’est magnifique.

Dans 20 ou 30 ans, vous vous souviendrez encore de ce jour à Massy ?
Tout à fait mais je pense même que ce sera pendant 50 ans, on aura notre histoire à Langon. C’est magnifique pour le club, deux ans d’affilée, c’est magnifique, à ce niveau-là, c’est énorme.

Comme le disent vos présidents, vous avez un gros cœur et vous méritez quasiment tous une statue à l’entrée du stade ?
On pourrait en faire dans les rues à Langon, ça pourrait être pas mal, un nouveau projet à voir avec le maire, ça serait sympa (rires). Ça serait pas mal au stade aussi, d’avoir tous nos bustes accrochés au mur, ça pourrait être pas mal (rires).

Quand tu jouais en Fédérale 1 l’année dernière, est-ce que tu t’imaginais qu’à peine un an après, tu serais en Nationale ?
Jamais je ne le pensais ! Je pensais surtout jouer le maintien en Nationale 2, on avait la tête sur les épaules, on pensait juste faire notre saison correcte en Nationale 2 et se maintenir mais à l’arrivée, on est champions de France, qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ?

La joie va être énorme à Langon ce soir et on connaît le public langonnais, vous allez arriver vers 2 ou 3h du matin et ils vont vous attendre devant le stade Comberlin pour communier et vous fêter ?
On ne va pas se coucher et on va faire ça toute la semaine dans les règles de l’art comme on dit.

Comme dirait Thomas Mendy, ce soir, il va y avoir un bus magique direction Paris / Langon ?
Ça va être le Kangoo Bus, je ne sais pas si vous vous rappelez du dessin animé mais ça va être la même chose. On va voler sur la route, ça va être énorme.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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