Maxime Gau au cours d’une carrière l’ayant mené à La Rochelle, Albi, au Stade Français ou encore à Cognac n’avait jamais connu les joies d’un titre et toutes les émotions qui en découlent. c’est désormais choses faites dans une rencontre s’étant déroulée sous un temps apocalyptique qui a vu les Langonnais venir à bout de Marcq Baroeul (13-8) en finale de Nationale 2. Le talonneur des girondins nous a exprimé ce sentiment d’allégresse qui a envahi lui et ses coéquipiers, après un match ayant été une véritable guerre de tranchées où les Langonnais sont sortis vainqueurs au cœur et au courage .

J’imagine que c’est l’une de tes plus belles émotions de joueur de rugby ?
En vérité, c’est la plus belle, je n’avais jamais eu de titre dans ma carrière et c’est chose faite avec ce groupe de fous. On est que des teubés mais on s’est envoyé comme des chiens et on s’est payé. C’est incroyable, incroyable, ça restera à tout jamais gravé pour tout le monde, pour tout ce groupe.

Ce coup de pétard, ce drop que met Christel Bertrand restera à jamais dans l’histoire langonnaise ?
Ce n’est pas son premier coup d’éclat mais il est sûr que celui-là restera. Il compte triple, il régale, c’est incroyable.

On a comparé la 2e mi-temps à France-Afrique du Sud 95, tu valides ?
Complètement ! C’était un peu la guerre des tranchées mais on a tenu, on s’est envoyé et on arrive au bout.

Comment avez-vous fait pour reprendre l’ascendant sur ce match avec des conditions apocalyptiques car à moment donné, quand Marcq marque, on se dit » ça va être compliqué pour Langon » ?
On ne s’affole pas, on reste concentrés sur ce qu’on a à faire, on essaye de le faire du mieux possible et ça paye, sur un drop mais ça passe.

Langon est champion de France mais a aussi gagné le droit de monter en Nationale ?
Et oui, et ça, c’est incroyable. Pour le petit poucet que personne n’attendait, que tout le monde n’a pas respecté cette saison, on a prouvé que même en étant un petit poucet, on avait un gros cœur et qu’avec un gros cœur, on arrive à faire de grandes choses dans ce sport et ce groupe l’a encore prouvé ce week-end.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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