Max Ribaudo le 3eme ligne du Stade Langonnais à quelques heures de défier l’Olympique Marcquois pour une finale qui peut devenir historique voire mémorable pour le rugby français (les girondins sont en course pour remporter deux boucliers d’affilée), nous a accordé une interview hier soir en direct de du CNR Marcoussis ou l’équipe coaché par le duo Hamacek / Cabannes avait établi son camp de base.

Quand tu étais jeune et que tu es rentré au Stade Langonnais, est-ce que tu aurais imaginé vivre autant d’émotions en si peu d’années ?
Vivre autant d’émotions, non. Je me suis engagé au Stade Langonnais un peu par hasard et je t’avoue que je suis tombé sur une équipe avec des mecs tellement bonnards qu’en fait, les phases finales de l’année dernière plus celles qu’on vit aujourd’hui étaient un peu la suite logique des choses. Le Stade Langonnais était une grande famille et il n’y a eu aucun problème à rentrer dedans et je suis tellement content d’être dans cette équipe que c’est vraiment sympa.

L’une des consécrations pour vous est d’être ce soir à Marcoussis pour vivre cette veille de finale dans l’autre de l’équipe de France ce qui est quand même très énorme pour vous ?
Oui, c’est énorme. On remercie le club d’avoir fait ce petit clin d’œil qui est fort pour nous, on est comme des gosses à Marcoussis et on profite de chaque instant. Forcément, on ne se prend pas au sérieux mais en même temps, on est très focus sur demain et puis, d’être au CNR, ce n’est pas tous les jours donc on est obligé de profiter et tout le monde a la banane.

Quel a été l’état d’esprit dans les dernières heures avant cette finale ? J’imagine de l’excitation mais aussi beaucoup de concentration et beaucoup de gniaque qui est en train de monter ?
Pour l’instant, on est concentré, on ne va pas perdre de l’énergie ce soir, on va en garder pour demain. On est dans un état de concentration mais en même temps d’un peu de relaxation car on sait que ça va être la guerre demain et on ne veut pas perdre d’énergie ce soir. On reste concentré sur l’objectif, on profite mais on continue quand même de rigoler entre copains.

Ce trajet en bus que vous avez fait pour monter en bus de Bordeaux jusqu’à Paris, c’est un peu un trajet » direction votre destin » ?
Le trajet a été long, dans le bus, on n’a pas forcément ni la télé ni les tables pour pouvoir jouer aux cartes donc on a eu le temps de se parler et de se raconter des choses, le temps de vivre ensemble encore une aventure. La route vers la capitale est un peu la montée vers notre destin, exactement.

Selon toi, quelle va être la clé de ce match et de cette finale ? Gérer les émotions ?
La clé va forcément être gérer les émotions. On sait que le territoire va être un petit peu hostile mais ça, à la limite, ce n’est pas grave, on y est préparé. Il va falloir être prêts techniquement et tactiquement car dans une finale, on est obligé d’être prêts sur ces points-là et surtout être patients, une finale, ça se construit et il faut être fort mentalement. Surtout, il ne faudra pas se lâcher les uns les autres, comme on l’a fait toute la saison.

En clair, vous montez à Paname pour porter haut et fort les couleurs rouge et blanche et le rugby girondin ?
Exactement, si on peut crier sur tous les toits que Langon joue une finale, on le fera et j’espère que les supporters aussi le feront. On est très contents et très fiers, chaque mec de cette équipe est fier de représenter ces couleurs rouge et blanche et que le Stade Langonnais soit à la capitale, c’est magnifique.

Merci et on te souhaite une bonne finale
Merci beaucoup.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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