#Rugby – Nationale 2 / Aurélien Tamagnan (Langon) : «Notre ADN c’est l’envie, le combat, se tuer pour les mecs à côté, s’amuser à jeter le ballon jusqu’aux ailes, marquer des essais de 100 mètres et faire vivre cette balle!»

A quelques heures de la finale de Nationale 2 entre le Stade Langonnais et l’Olympique Marcquois, nous avons la parole à Aurélien Tamagnan, un pur produit du rugby girondin qui porte haut les couleurs rouges et blanches et qui transpire les valeurs de ce rugby aquitain mélangeant grinta et jeu au large. Rencontre avec un joueur dont le jour de gloire est arrivé avec lˋoptique de faire vibrer avec ses coéquipiers la patrie Langonnaise, pour qui sait, rentrer dans lˋhistoire du rugby amateur francais en ramenant un second titre dˋaffilé à Comberlin.

 

 

Credit Quentin photos

 

Comme je le disais en introduction, tu es un pur produit du rugby girondin ? 

 

C’est ça, j’ai commencé à l’école de rugby de Bazas, à 10 minutes de Langon avant de faire un petit tour au Pays Basque pour mes études et mon BTS. Je suis revenu à Bazas pour mes premières années senior et ça fait désormais ma 4e année à Langon. 

 

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Ironie du sort, le week-end dernier, lors de la demi-finale face à Rennes, il y avait un club qui était là en lever de rideau et c’était Bazas ? 

 

Oui, tout à fait, mon club de cœur était là en lever de rideau. Malheureusement, le résultat n’y était pas mais ça fait plaisir de les voir se qualifier pour des phases finales également et de les voir jouer juste avant nous, c’était sympa et en plus, petite haie d’honneur pour notre entrée sur le stade donc c’était très sympa pour un club voisin. 

 

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Vous avez tout donné dans ce match face à Rennes et on a l’impression que vous l’avez maîtrisé du début jusqu’à la fin, mis à part l’essai que vous prenez à la fin ? 

 

Dans l’ensemble, oui, ça a été maîtrisé. Ce qu’on cherchait, c’était avant tout mettre du combat, répondre sur les fondamentaux et c’est ce qu’on a fait notamment sur la mêlée comme on a pu le voir sur le match, on a dominé ce secteur. Ensuite, on a surtout répondu sur la défense, à chaque fois que Rennes a voulu lancer le jeu ou franchir la ligne, on n’a pas lâché, on était soudés, on a été très forts sur les points clé de ce match. 

 

On a vu aussi que vous aviez du répondant car sur l’essai rennais, il y a une cravate sur le temps de jeu précédent où tout le monde râle et houspille un peu. Vous auriez vite pu sortir du match mais non, ça vous a même à la limite galvanisé ? 

 

Il y a une faute au milieu de terrain sur Guillaume Christophe mais, malheureusement, les arbitres ne peuvent pas tout voir ou alors, ils ne sifflent pas tout. On prend un essai derrière, on était devant au score et bien sûr que c’était rageant mais des faits de jeu, il y en a tous les week-ends et sur tous les matchs et si on ne bascule pas de suite sur du concret et si on ne répond pas de suite, on aurait pu perdre le fil du match. Ce n’est pas ce qu’on a fait, on est resté concentrés et on a immédiatement répondu avec deux essais avant la mi-temps. 

 

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Il y a maintenant une finale face à l’Olympique Marcquois, une autre équipe que vous connaissez bien car vous l’aviez dans la poule ? 

 

C’est une équipe qu’on a joué deux fois en saison régulière. Ça a été deux matchs différents mais aujourd’hui, on n’a pas trop parlé de l’adversaire, on se concentre surtout sur nous et sur notre jeu. On a bien sûr regardé 2 ou 3 vidéos de leurs matchs, je pense qu’ils ont fait pareil de leur côté mais on se concentre surtout sur nous et sur notre jeu. Le principal sera notre force mentale. 

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Le parallèle entre les deux équipes est que ce sont deux équipes que l’on n’attendait pas en finale ? 

 

Sur la phase régulière, eux finissent 5es et nous 4es. Sur le fait de ne pas être attendus en phases finales, j’ai envie de répondre que la poule cette année était très inattendue, il y a eu des résultats à l’extérieur, des petites équipes qui sont allées gagner chez des gros, des gros qui ont perdu chez les petits, il y a eu beaucoup de rebondissements durant la saison régulière donc étonnant, j’ai envie de te dire oui et non. 

 

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Du côté de Marcq-en-Barœul, c’est un effectif quasi intégralement pro, du côté de Langon, c’est 100% pluriactif amateur. Ce sont  » deux salles, deux ambiances  » ? 

 

Oui,  » deux salles, deux ambiances « . Je pense que la différence avec nous, c’est qu’aujourd’hui, eux se lèvent et vont s’entraîner tandis que nous, on va travailler et on va s’entraîner le soir, on relâche la pression et je crois que c’est aussi ce qui fait la force de notre club et de nos joueurs, le fait que, quand on est sur le terrain, on pense juste à s’amuser, à faire vivre le ballon et à prendre du plaisir avec les copains. C’est ce qui fait notre ADN sur tout ce qui est l’envie, le combat, se tuer pour les mecs à côté, s’amuser à jeter le ballon jusqu’aux ailes, marquer des essais de 100 mètres et faire vivre cette balle. 

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La récompense de cette finale, ce sont aussi les à côté et notamment le fait de loger pendant une journée et une nuit à Marcoussis, au centre d’entraînement de l’équipe de France. C’est énorme ? 

 

Enorme, c’est le mot. On peut dire que c’est un rêve de gamin quand on voit l’équipe de France, il y en a qui y sont passés en équipe de France jeunes et qui sont allés à Marcoussis mais ce ne sont pas la plupart dans l’équipe, Christophe nous a demandé dans la semaine  » qui n’y est jamais allé  » et je pense qu’on était la moitié de l’équipe à ne jamais avoir été là-bas. Quand on nous a annoncé qu’on allait dormir à Marcoussis, s’entraîner sur le terrain d’entraînement de l’équipe de France, c’est un peu un rêve de gamins et un peu le succès de toutes ces phases finales et d’une année réussie en Nationale 2. 

 

Parle-nous un peu de ce duo d’entraîneurs Christophe Hamacek / Romain Cabannes qui vous inculque quand même une certaine grinta ? 

 

Ça fait deux ans qu’ils sont là et, du coup, ça fait deux ans qu’ils m’entraînent. Ils sont très complémentaires, ils nous inculquent quelque chose de grand en tant qu’hommes et en tant que joueurs car ils ont un gros vécu derrière eux comme joueurs et comme entraîneurs. Ils ont des valeurs qui, justement, ressemblent au Stade Langonnais, ce sont des mecs qui ne lâchent jamais et qui sont à la fois très sérieux sans se prendre au sérieux c’est à dire qu’on va toujours déconner mais que ça va toujours être précis. C’est franchement quelque chose qui est super et ça permet de relâcher la pression et ne pas se bouffer tout l’influx nerveux à penser à la victoire. On est vachement libres tout en étant à la fois très encadrés par des choses très pros. 

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L’année dernière, vous aviez déjà vécu, et tu avais déjà vécu, une épopée qui s’est finie par un titre de champion de France de Fédérale 1. Qu’y a-t-il de similaire et qu’y a-t-il de différent avec cette année ? 

 

Pour les choses similaires, c’est un peu le parcours parce qu’on se retrouve au même endroit, en finale. Il y a également le groupe, il y a des joueurs qui sont partis et d’autres qui sont arrivés mais je pense qu’au niveau du recrutement, ça a aussi été fait par rapport à l’état d’esprit des mecs et c’est ce qu’on retrouve sur le terrain, c’est ce qu’on disait, ce sont des mecs qui vont se crever pour le copain d’à côté. Quant aux choses différentes, je pense que c’est un peu l’expérience, je crois que cette année, on doit avoir une moyenne d’âge de 24 / 25 ans sur toute l’équipe donc c’est quand même très jeune mais c’est tout, pas trop de différences pour cette comparaison. 

 

On voit qu’il y a toute la ville, tout le peuple rouge et blanc langonnais qui vous poussent, vous allez dormis à Marcoussis. Ce sont des honneurs qui vous engagent à être dignes sur le terrain et à porter haut les couleurs langonnaises sur cette finale car, quoi qu’il arrive, c’est un moment de l’histoire du club que vous êtes en train d’écrire ? 

 

Ça fait très chaud au cœur. On parle de bénévoles, d’entraîneurs, de supporters mais j’ai envie de te dire qu’aujourd’hui, c’est surtout une famille, c’est la famille du Stade Langonnais Rugby. Quand je vois qu’on part jouer au Stade Métropolitain à côté de Lyon et qu’il y a quasiment entre 600 et 800 personnes qui étaient là, on va jouer à Saint Jean d’Angély et il y avait peut-être 1 000 ou 1 200 Langonnais, c’est quelque chose de chaleureux qui nous galvanise. Là, on va aller jouer une finale et on est obligé de le faire bien évidemment pour nous en tant que joueurs mais surtout pour eux qui se tuent toute l’année et qui sont constamment derrière nous dans les bons comme dans les mauvais moments et je pense qu’aujourd’hui, ça serait leur rendre la monnaie de la pièce. 

 

On te remercie, on te souhaite de prendre plein de plaisir durant cette finale et de la croquer à pleines dents

 

Merci à toi et on va faire le maximum pour ramener ce titre. 

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Propos recueillis par Loïc Colombié

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