Après 20 ans sous les couleurs Suresnoises, le vice capitaine et Talonneur des Altosequanais, va quitter le stade Jean Moulin au terme de cette saison. Quoi de mieux pour Anthony Bajart pour terminer une des chapitres majeurs de sa carrière, que de participer à l’apogée de son club lors d’une 1/2 finale d’accession où il va défier avec ses coéquipiers le Stade Niçois. A quelques heures d’un match historique pour les franciliens, Anthony Bajart est revenu auprès de notre correspondant local sur la victoire à Albi, sur sa carrière et bien entendu sur le rendez vous qui les attend au Stade des Arboras ce samedi à 18h.

Comment on se sent après cet exploit sur le terrain d’Albi en barrage ?
C’est vraiment top. On savait que ça allait être dur. On les avait battus à la maison de pas grand-chose. Chez eux, on avait fait un non-match. A chaque fois à Albi, on avait connu des déplacements compliqués ces dernières années. On s’est déplacé en prenant ce match comme du bonus. Cette victoire démontre
vraiment la force du groupe.

Tu fais un lancer crucial qui emmène le groupé pénétrant puis la pénalité de la gagne. Que ressens-tu à ce moment-là ?
La conquête est un des gros points forts d’Albi. Ils sont très bons en contre. En début de rencontre, on a eu du mal à avoir nos ballons en touche. Et puis au fil du match, on est revenu sur des choses plus simples et on a réussi à trouver des solutions. Sur la dernière action, c’est une des seules fois du match
où on les emporte. Quand l’arbitre tend le bras, on comprend qu’on a l’opportunité de gagner le match, forcément c’est cool. C’est un gros travail collectif récompensé.

Tu mentionnais la force du groupe. A titre perso comment as-tu vécu le fait d’être dans une rotation à 3 sur ton poste de talonneur cette saison ? Quel est ton rôle dans ce groupe ?
C’est compliqué parce que j’ai vécu cinq ans où j’étais capitaine. Quand on est compétiteur parfois ce n’est pas évident. Après le nouveau staff a toujours été transparent avec moi. Il faut aussi avoir en tête qu’on est un club qui se développe avec forcément de plus en plus de joueurs de qualité et donc plus de concurrence. J’ai toujours un rôle important dans le groupe. Cette saison, je fais partie du groupe de 5/6 leaders désignés par le staff.

Tu as vécu les grandes étapes du développement récent du club depuis la Fédérale 2 avec ton frère comme coéquipier jusqu’aux phases finales de Nationale.
J’étais au Stade Français, c’est Peter Frare le manager de l’époque qui m’a convaincu et m’a fait revenir au club en 2016. Par la suite, les deux présidents (Laurent et Olivier) sont arrivés et ont annoncé un gros projet qui collait avec mon ambition. Au-delà du sportif, le club s’est bien structuré en interne mais aussi en termes d’infrastructures par exemple.

Quand tu regardes en arrière, ça doit aussi être gratifiant d’avoir eu des sélections de jeunes au sein d’une sacrée génération (1995 avec Julien Marchand et Camille Chat au poste de talonneur) ?
C’est sûr. Maintenant je les vois plus à la télé (rires). Joueur avec ou contre ces mecs là (je pense aussi à Sekou Macalou de ma génération), c’était quelque chose. C’est cool de voir leur évolution. Je continue à avoir des échanges avec certains.

Si on revient sur ce match de Nice, vous connaissez la recette pour créer la surprise, maintenant il faudra le faire face à une équipe qui a dominé la saison régulière ?
Sur la saison régulière, j’ai toujours considéré que les équipes les plus impressionnantes de ce championnat étaient Nice et Narbonne. On sait à quoi s’attendre. On connait pas mal de mecs à Nice que ce soit dans le groupe (Berenguel, Le Huby, Vignolles) ou dans le staff (NDLR : le coach niçois Alexandre Campan entraînait auparavant Suresnes). Pour certains c’est des copains mais là ce WE, il n’y aura pas de copains pendant 80 mins car au bout c’est une place en finale qui se joue.

Quel est le plus fort pour toi entre jouer son dernier match pour Suresnes au stade Jean Moulin au sur un match éliminatoire ?
Le denier match à Jean Moulin était particulier pour moi, il y avait beaucoup d’émotion. Après on savait que la saison n’était pas terminée. Je venais d’annoncer mon départ à tout le monde (même si je vais continuer à avoir un rôle au club en lien avec la formation). Là, c’est différent. Terminer sur une finale serait fantastique.

Je te le souhaite, et j’en profite pour saluer ton frère, Geoffrey, le serial buteur de la rue Guisarde.
Merci à toi

Propos recueillis par Mathieu Santesmases

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