Coup de projecteur sur le rugby Gardois , avec le RC Nîmois, dont le président Steve Calligaro, nous a accordé un entretien grand format pour nous livrer un tour d’horizon de la structuration de son club, du développement du projet qu’il porte et de l’actualité de la Nationale et la Nationale 2. Les taureaux nîmois (3eme poule 2) qui dans quelques heures vont recevoir Anglet (6eme poule 1) pour les barrages de Nationale 2, se projettent autour de dirigeants ambitieux vers la nationale.

Du côté du Rugby Club Nîmois cette année, de nouveaux play-offs avec un parcours qui s’annonce et peut-être une épopée humaine et sportive ?
En tous cas, on l’espère. Les saisons se suivent et ne se ressemblent pas, l’année dernière, nous étions 1ers de poule et on s’est fait sortir en 1/4 de finale en match aller / retour, cette saison, on termine à la 3e place et on est donc qualifié pour un barrage où l’on reçoit Anglet dimanche et on espère bien aller le plus loin possible. L’objectif en début de saison était de se mettre en situation de monter, ça aurait été présomptueux de se dire vouloir être champion de France, finaliste ou autres, mais se mettre en situation de monter. On est en situation de faire de belles phases finales même si le fait de se qualifier à la place de N°3 rend la route plus compliquée notamment, si ça se passe bien dimanche, avec un 1/4 de finale sec et à l’extérieur qui complique un petit peu mais qui ne remet pas vraiment en cause la feuille de route qui est d’aller le plus loin possible.

On voit quand même que dans cette poule 2, dite poule du grand-est, se qualifier dans les 2 premières places se joue à un détail et à un match de loupé car à la fin, vous passez entre le mur et la tapisserie pour vous qualifier directement ?
Vous savez ce que c’est. On fait le maximum au cours de la saison pour bien figurer tant à domicile qu’à l’extérieur et, effectivement, on laisse forcément échapper des points. A Nîmes, on a en tête au moins 4 ou 5 points comme ça qu’on laisse échapper quasiment bêtement et en effet, quand on voit qu’à la fin c’est 1 point qui nous départage tous, oui, c’est plus que râlant. Mais bon, c’est le jeu et probablement que ceux qui sont sur les 2 premières places sont les plus réguliers et il nous a donc manqué 1 point de régularité.

Quoi qu’il arrive, ce week-end est le dernier match à Nîmes et j’imagine qu’avant d’être un match de rugby, cela va être une grande fête du club ?
Oui, ça va être une grande fête du club et on n’oublie pas que le Rugby Club Nîmois fête cette année sa 60e année. C’est évidemment plus faible que certains clubs du sud-ouest, il y a des clubs centenaires dans la poule, mais 60 ans d’existence pour le Rugby Club Nîmois à Nîmes qui, après avoir connu les meilleurs niveaux dans les années 80 / 90 avec des places en groupe A, en Top 16 ou autres, ce sont les 60 ans d’une institution. On souffle sur les braises de cette institution, on essaye de construire, de reconstruire ou de continuer à construire, je ne veux faire offense à personne mais, en tous cas, on se met à l’heure du rugby professionnel et des exigences du jour autant en termes de structuration de la formation, de structuration d’un véritable réseau de partenaires, de structuration d’une fondation qui nous fait être de plus en plus présent dans la vie des Nîmois en prenant à bras le corps la totalité des thèmes RSE.

Donc oui, ça va être la fête d’un club, c’est la continuité d’un projet mais aussi, comme je le disais depuis 2 ou 3 semaines, c’est le dernier match à Kaufmann et Alexandre Salles, le directeur du club et sacré contributeur du projet, m’a rappelé ce matin que peut-être pas en me disant » si on va jusqu’en finale et qu’on perd en finale, l’access-match est à Kauffmann « . Je n’avais évidemment pas ça en tête, c’est dans 4 ou 5 matchs donc la route est longue et oui, logiquement, ça sera le dernier match à domicile de la saison. C’est donc une fête même si on aurait préféré que ce soit un 1/4 de finale mais on va s’accrocher.

Où en est-on du projet de club à Nîmes ?
On commence à toucher du doigt le fruit des réalisations structurelles. On a pris le club il y a trois ans avec un collectif d’entrepreneurs à la tête de ce club, il y a 6 vice-présidents et moi-même, d’abord parce-que gérer un club comme ça, c’est beaucoup de travail, que ça requiert des compétences mais aussi parce qu’il fallait réunir un collectif à la tête du club. On est au rugby donc les choses se font collectivement, je ne voulais pas incarner le club tout seul et il y a à sa tête 6 chefs d’entreprises passionnés de rugby, anciens rugbymen. On peut tous avoir des ambitions et un soir, entre deux bières, dire que Nîmes devrait être en Pro D2 ou autres mais des gens qui le lendemain matin structurent chacune des parties de ce que doit être l’édifice d’un club, là, il y en a moins.

On est donc une équipe très soudée et très complémentaire à la tête du club depuis 3 ans et on avance, on a doublé le budget du club pour arriver aujourd’hui à 2,8M, on sait que ça ne suffit pas pour monter ou pour se maintenir mais en tous cas, on a doublé le budget du club en 3 ans et c’est un curseur que ça travaille bien quand même. On est à 315 entreprises partenaires autour du club ce qui, sur une agglo comme Nîmes, pèse et représente le premier réseau partenaires. Ensuite, il y a deux choses qui nous tenaient à cœur dans les axes stratégiques du développement du club dont le retour à l’ADN du rugby qui est un mélange entre la formation, l’histoire de notre club et la manière dont on a fêté les 60 ans a marqué un petit peu notre volonté de renouer avec l’histoire ainsi qu’avec une formation à la nîmoise et faire que quand on arrive au stade Kaufmann, ce soit en fait un stade de rugby. Je ne veux pas prendre les images de merguez / saucisses mais en tous cas, qu’on en fasse un lieu où ça parle rugby, où c’est intergénérationnel et où il n’y a pas que les 300 aficionados du rugby que l’on voyait il y a 5 ans, c’est d’ailleurs super sympa, on peut n’être qu’entre spécialistes mais ce n’est pas comme ça que l’on va construire un club ambitieux.

Il faut donc que ce soit à la fois spectaculaire tout en renouant avec l’histoire et en faisant du rugby. La 2e chose qui nous tenait à cœur, c’est qu’on ne voulait pas un club décorrélé de sa population donc tout de suite, dès la 1ère année, on s’est dit qu’on allait créer une société commerciale et on a donc créé une SAS d’abord parce qu’on y était obligé en termes de masse salariale, comme vous le savez, il y a un certain nombre de précos qui au bout d’un moment vous obligent à avoir une SAS dans le développement d’un club. On a créé cette SAS et on a décidé, je crois que c’est une première, d’ouvrir 75% de la SAS à des socios, à des petits porteurs nîmois et on va faire la première assemblée générale le 3 ou 4 Mai, on en est à l’appel des fonds car tout est fini en termes administratifs, ça a pris pas mal de temps. Je vais avoir aux assemblées générales de la SAS les 6 actionnaires qui sont vice-présidents et 103 petits porteurs qui représenteront 75% du capital du club. Ça, vraiment, avec la prise en compte des contraintes RSE de la ville plus le fait que le club appartienne à des Nîmois, ça nous tenait à cœur.

La dernière chose dans ce développement, après la création de la SAS, après le rachat de la brasserie qui est attenante au club, il y a eu la création d’un organisme de formation, pas un centre de formation qui lui existait déjà, et également la création d’une fondation qui est apparue en Novembre et qui est vraiment une entreprise à projets qui s’appelle non pas Rugby Club Nîmois mais Rugby Cœur Nîmois. Cette fondation est déjà à l’œuvre puisqu’on a 3 projets auxquels on a répondu et où on a été retenu et cet été, par exemple, on a une vingtaine de jeunes qui font partie d’un programme d’insertion qui seront là pendant 10 jours. On va aller à Méjannes-le-Clap, qui est un centre sportif départemental et là, on s’occupe d’eux 24h/24h donc on produit des heures d’encadrement, des heures de citoyenneté et des heures de rugby, on s’occupe de ces gamins. On est évidemment rétribué pour ça, je crois que c’est la Préfecture le pourvoyeur de ce projet, mais la fondation donne vraiment la possibilité de pousser le rugby hors les murs.

Oui, on est ambitieux et pour être ambitieux, il faut de l’argent et une fois qu’on a dit ça, soit on attend de trouver du pétrole soit on attend des investisseurs soit on se construit une entreprise avec différents pans et dans l’entreprise et la feuille de route du Rugby Club Nîmois, il y a évidemment le fait de rendre ce sport beaucoup plus présent dans la vie des Nîmois et des Gardois et ça, ça passe par le fait d’être aptes à mettre en place des projets. C’est pragmatique car quand le Département, la Préfecture ou l’Etat cherchent une entreprise, et c’est par exemple l’histoire du village rugby où aujourd’hui, la Préfecture réfléchit à des problématiques pour occuper les jeunes des quartiers sensibles sur les temps périscolaires donc, à un moment donné, il y a un budget et un appel à candidatures. Le fait de répondre en tant que club de sport et que fondation de club de sport a fait que l’on a construit un village rugby qui mesure 10 mètres sur 20, un stade de rugby gonflable que l’on monte dans les cours d’immeubles et pendant 3 ou 4 heures le mercredi après-midi ou le samedi matin, on a des éducateurs sportifs qui font de l’initiation rugby.

Ça permet d’agréger autour des valeurs de notre sport des publics qui, évidemment ne sont pas du tout au courant du rugby, et je suis d’ailleurs moi-même extrêmement surpris à chaque fois dans des quartiers dont l’on parle dans d’autres médias, que ce soit Pissevin, Valdegour, le Chemin Bas d’Avignon ou autres, où quand vous arrivez et que vous parlez rugby, vous avez des dames qui vous regardent et vous demandent si vous faîtes du football américain, ce qu’on fait là, si c’est du foot, en fait, on se rend compte que dans ces quartiers populaires, le foot est évidemment omniprésent, les sports de combat sont également très présents et c’est tout. Donc, que ce soit par pragmatisme, car ce sont des projets pour lesquels ces actions sont rémunérées, on ne fait pas ça gratuitement et quand on est un club et qu’on fait des actions, elles doivent à minima couvrir les frais que ça engage mais c’est aussi vraiment positionner le rugby à l’endroit où il doit être pour nous qui sommes des passionnés de rugby, c’est à dire vraiment comme un outil sociétal.

En tant que passionnés de rugby, on ne peut pas se targuer d’avoir des valeurs sans vouloir les porter hors les murs, une fois qu’on a dit » c’est sport collectif, c’est franchouillard, c’est saucisse / merguez, c’est respect de l’arbitre « , OK mais au-delà de ça, ça veut dire quoi ? Reprendre les bases de notre rugby, il n’y a pas de grand ni de petit, il y a du dépassement de soi, il y a des règles, il y a du respect de l’arbitre, c’est l’un des seuls sports où l’arbitre est sanctuarisé comme ça et plus on regarde le foot plus on a envie de jouer au rugby, moi, je ne supporte plus de regarder le foot avec des gamins de 13 ans ou de 20 ans qui parlent dans la bouche d’un arbitre, c’est insupportable en termes d’exemple pédagogique. On a donc des valeurs, on est un sport à part, je le pense et, en tous cas, il faut que l’on se batte sur la spécificité de notre sport et il faut qu’on se batte pour infuser davantage la société civile qui a bien besoin des valeurs de notre sport.

Quand on voit un rugby de Nationale ou de Nationale 2 qui souffre et est dans le dur économiquement, diversifier les revenus, le RSE, le club socios et tout ce qui va avec, est-ce que c’est ça l’avenir sociétal et économique du rugby français semi-pro ?
C’est ça l’avenir, c’est certain, on travaille aussi dans des entreprises et la RSE, qui était » tarte à la crème » il y a 10 ans, un peu bizarre il y a 5 ans, est aujourd’hui dans toutes les entreprises, pas une n’a pas de service RSE. Je parle d’une entreprise à partir de 30 / 40 personnes, il n’y en a pas une qui peut ignorer la RSE car pour répondre aux appels d’offres, vous avez maintenant une partie de la notation qui est la responsabilité sociétale ou votre impact carbone. C’est quelque chose qui infuse et qui est une obligation pour une entreprise, que ce soit une entreprise de sport ou de pneus ou de voitures, ce n’est donc pas une nécessité mais une obligation.

Ensuite, pour construire un projet, il faut des bases et les bases, c’est notre sport, le budget d’un club de rugby aujourd’hui, et c’est le cas pour tous, se compose de 2 ou 3 parties avec bien évidemment de l’argent public et de la subvention, qui peut d’ailleurs être mis en danger dans les années qui viennent au regard des coûts d’énergie et autres qui pèsent de plus en plus sur nos administrations, à un moment donné, un certain nombre d’administrations vont se gratter la tête pour savoir comment baisser les allocations données aux clubs de sports donc il faut l’anticiper.

La 2e chose, c’est évidemment le monde économique, moi, je ne connais pas d’avenir possible sans avoir le soutien des entreprises du coin mais qu’est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu’aujourd’hui, pour aller chercher le soutien d’une entreprise, ce n’est pas seulement de la sympathie ni donner un peu au rugby au nom des valeurs. Non, il faut que ce soit organisé comme un club d’entreprises c’est à dire que toute entreprise aujourd’hui, qu’elle donne 1 000 ou 20 000€, doit avoir un retour sur investissement, que ce soit de l’image, de l’organisation de séances photos avec les joueurs, de la mise en relation pour générer du business, de la dispensation de compétences avec des après-midi sur le développement des sites internet ou autres. Le chef d’entreprise qui donne au rugby doit avoir un réel service en retour et je ne crois pas qu’on puisse avoir un club ambitieux sans mettre en place toute la diversité qu’offre un club de sport.

Un club de sport est vraiment au carrefour entre le populaire, le politique, l’économique, le sportif, l’éducatif, on a une chance fabuleuse d’avoir en gestion un club de sport et on a une chance merveilleuse d’avoir un club de rugby car tous les sports ne sont pas porteurs de telles valeurs. Quand on parle de rugby après la Coupe du Monde que l’on a vécue, même si c’est une déception sportive, en termes médiatiques, je n’avais pas souvent vu une liesse populaire pour le rugby comme on a assisté à celle du match d’ouverture contre les All Black. Dans des pays qui ne sont pas des pays de rugby comme Nîmes, de voir le boulevard Victor Hugo fermé avec des terrasses pleines et des écrans géants dehors, je n’avais vu ça que pour le foot jusqu’à maintenant.

On a donc un superbe produit qu’il nous faut ne pas dénaturer et quand on a un super produit, il faut le faire savoir donc la route est claire. Vous parliez des difficultés de la Nationale et de la Nationale 2, j’ai croisé Florian Grill lors d’une inauguration d’une tribune au club des Angles dans le Gard à côté d’Avignon samedi dernier et la première chose dite a été » alors, c’est dur les Nationales » ? Et bien non, en fait, ce n’est pas dur, il suffit juste de dépenser l’argent qu’on a, je ne veux pas faire le mariole et c’est très difficile de clôturer des budgets à l’équilibre mais quand même, les 900 000€ de Blagnac, les 300 000€ de Cognac, ça ne se fait pas en un jour !

On peut tous avoir des difficultés à un moment donné, pour vous donner un exemple, à l’heure où on parle, j’ai 100% des salaires à verser au mois de Juillet qui sont certains car les gens sont sous contrat mais en revanche, je n’ai pas commencé à signer le premier euro de partenariat donc ça, c’est particulier dans un modèle d’entreprise. Ça veut dire que vous avez des charges qui sont certaines et après ça, vous allez aller chercher le chiffre d’affaires à mettre en face donc forcément, il peut y avoir des années qui se clôturent à -100, -200 et vous réalignez l’année d’après, OK, mais pas 900 000 !

Qu’est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que dans cette catégorie, qui est une catégorie nouvelle, il se fait des erreurs de gestion, des gens qui s’emballent, des gens qui pensent que monter en Nationale va leur rapporter 30% de plus de subventions et 20% de plus de partenariats et ces gens se trompent, ils font donc des paris et ils n’arrivent pas à les transformer après. C’est dans n’importe quelle entreprise ça ? Pourquoi est-ce qu’on le voit en Nationale 1 et en Nationale 2 ? Parce-que ce sont des nouvelles catégories et qu’il y a une surenchère, tout le monde a envie de monter ou autres et je pense qu’on assiste là en Nationale, à mon avis tout comme vous avec votre œil de journaliste et d’observateur, à ce qu’on a assisté sur le Top 14 et la Pro D2 où, les premières années, il y avait aussi des clubs qui se crashaient financièrement parce qu’il y a des gens qui font des paris et que quelques fois, les paris, ça ne tient pas et donc les clubs se crashent.

Le terme n’est pas joli mais c’est une sorte de sélection naturelle, une sélection économique qui, en fait, est plutôt saine car un club qui dépose le bilan est un club qui avait fait des paris et qui ne les a pas tenus. Ça veut dire qu’on ne garde pas des tricheurs pendant 3 ou 4 ans dans un championnat, on le voit et on l’évince et, à mon sens, c’est ce qui permet aujourd’hui d’avoir des catégories qui ont un haut niveau sportivement, je regarde la Nationale et son niveau de jeu tout comme je regarde la Nationale 2 et, à mon avis, il y a beaucoup, beaucoup d’observateurs ou en tous cas la grande majorité, qui saluent l’organisation de ces deux championnats et qui en reconnaissent le niveau sportif. On verra si ça permet ou pas de monter en Pro D2 et de s’y maintenir car c’est quand même ça l’enjeu, de reboucler avec une cohérence sportive Top 14 / Pro D2 / Nationale / Nationale 2. Est-ce que quand on monte, on a des chances de se maintenir ?

C’est ce que ne permettait pas une Fédérale 1 à 60 clubs donc au niveau sportif, c’est une réussite, au niveau médiatique, il y a du boulot à faire mais le niveau médiatique suite forcément le niveau sportif donc, à un moment donné, il faudra mettre un peu de droits TV, j’avais commencé à en parler avec Patrick Buisson mais ça n’avait pas pu aller au bout et on sait pourquoi. Il faudra avoir la capacité de vendre des images de ce championnat à des médias nationaux pour commencer à structurer quelque chose dans une démarche de professionnalisation au sens médiatique du terme. Aujourd’hui, ces deux catégories sont une réussite et ce n’est pas parce qu’il y a deux clubs qui font défaut que tout doit changer. Pourquoi Hyères-Carqueiranne est en difficulté ? Parce-que l’actionnaire principal a vendu sa boîte l’été dernier et s’est retiré mais ça, ça peut arriver à n’importe quel club de foot et on ne va pas remettre en cause l’organisation de la Ligue 1.

Est-ce que le projet du Rugby Club Nîmois est assez mûr et mature pour monter en Nationale ?
Je n’ai pas les chiffres du loto. En tous cas, ça fait trois ans qu’on bosse beaucoup, on est aujourd’hui aptes à avoir des déconvenues financières et des déconvenues sportives et même si on monte, on ira recruter 4 ou 5 joueurs et même si on descend l’année d’après ou même si on a un petit peu de recul en termes de partenariats privés, le club ne va pas exploser. Il est structuré, il est sain et il est solide dans une certaine proportion donc c’est ce que j’appelle être apte à monter. Sportivement, même si cette saison est moins aboutie et moins maîtrisée que la saison dernière, on voit qu’on fait partie des 4 / 5 équipes favorites qui, en termes de structures, de budget et d’épaisseur d’effectif pourraient prétendre à aller plus haut. Il y a l’incertitude sportive, c’est la beauté du rugby et des phases finales mais en ce qui concerne l’économique et la structuration, si le Rugby Club Nîmois montait, il pourrait mettre en place les moyens de prétendre à se maintenir, en tous cas beaucoup mieux que certains clubs. Ça n’explosera pas financièrement et j’ai pas mal de raisons de croire qu’on ne finira pas la saison avec une seule victoire, si vous voyez ce que je veux dire.

Merci pour cet entretien, on vous souhaite de beaux play-offs et de continuer à grandir sereinement du côté du Rugby Club Nîmois
Merci beaucoup et bravo pour ce que vous faîtes. Chaque fois que l’on peut véhiculer un peu l’image de notre sport, surtout sur les côtés positifs qui réconcilient un peu le côté sportif, le côté éducatif, le côté économique, notre sport est tellement beau que tous ceux qui participent à le diffuser et à en parler, je les salue bien bas donc merci pour ce que vous faîtes.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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